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	<title>Christ-Roi - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<title>Spécial:Badtitle/NS500:Tome11-Page378</title>
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		<updated>2010-03-09T20:00:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;378&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
378&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HISTOIRE UNIVERSELLE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais tout ce que Dieu vous a déjà donné, sans parler de ce qu'il doit vous donner encore sur la terre,&lt;br /&gt;
tout cela n'est rien en comparaison de ce qu'il vous&lt;br /&gt;
réserve, et qu'il vous donnera certainement dans&lt;br /&gt;
le ciel, si vous l'aimez toujours. Croirez-vous encore, après cela, que Dieu ne vous donne rien pour&lt;br /&gt;
le cœur que vous lui offrez tous les jours?. »&lt;br /&gt;
Cette leçon fut entendue de l'enfant, si bien que,&lt;br /&gt;
depuis ce temps-là, appliquant elle-même le principe suivant les occasions, elle disait à sa maîtresse : « Il faut encore remercier Dieu de ceci;&lt;br /&gt;
c'est encore Dieu qui nous a donné cela. » - La&lt;br /&gt;
jeune princesse avait les défauts de l'enfance; mais&lt;br /&gt;
son bon esprit se montrait constamment à côté de&lt;br /&gt;
ses torts. Elle cédait volontiers à une bonne raison,&lt;br /&gt;
et ne s'obstinait point à soutenir la cause mauvaise&lt;br /&gt;
de son orgueil humilié. S'imaginant qu'une femme&lt;br /&gt;
qui travaillait dans son appartement l'avait offensée.&lt;br /&gt;
elle lui dit avec humeur : « Ne suis je pas la fille&lt;br /&gt;
de votre roi ? Et moi, madame, répond froidement&lt;br /&gt;
cette femme, ne suis je pas la fille de votre Dieu ?&lt;br /&gt;
Frappée de cette réponse : vous avez raison, dit&lt;br /&gt;
l'enfant, c'est moi qui ai tort; je vous en demande&lt;br /&gt;
pardon. »&lt;br /&gt;
A l'approche de sa première communion, elle&lt;br /&gt;
écrivit sa confession générale. Avant de la faire au&lt;br /&gt;
prêtre, elle supplia instamment une religieuse d'en&lt;br /&gt;
entendre la lecture, pour l'aider de ses conseils.&lt;br /&gt;
Elle commença donc à lire. Mais, parvenue à un en-&lt;br /&gt;
droit, elle hésita et passa un article. La religieuse&lt;br /&gt;
s'en étant aperçue, lui fit recommencer la lecture&lt;br /&gt;
de la page, et remarqua qu'elle faisait encore la&lt;br /&gt;
même omission. Elle lui demanda alors si elle avait&lt;br /&gt;
lu fidèlement. La jeune princesse lui avoua qu'elle&lt;br /&gt;
passait un article qu'elle n'osait lire. « Eh! pourquoi&lt;br /&gt;
vous gêner avec moi, madame ? lui dit la religieuse.&lt;br /&gt;
Que ne réservez-vous votre confession tout entière&lt;br /&gt;
pour votre confesseur ? Je vous ai déjà priée de ne&lt;br /&gt;
m'en rien faire connaître. » L'enfant alors voulut&lt;br /&gt;
lire l'article qu'elle avait omis; il était conçu en ces&lt;br /&gt;
termes : « Je m'accuse d'avoir désiré, par vanité,&lt;br /&gt;
d'être née Turque. » Sa directrice lui ayant demandé&lt;br /&gt;
quel pouvait être le motif d'un désir si bizarre, et&lt;br /&gt;
comment elle pouvait y attacher de la vanité: « C'est,&lt;br /&gt;
répondit-elle, que je me figurais un grand plaisir à&lt;br /&gt;
faire une abjuration éclatante du mahométisme,&lt;br /&gt;
pour embrasser la foi chrétienne. » On lui fit à ce&lt;br /&gt;
sujet la réflexion, qu'elle n'oublia jamais dans la&lt;br /&gt;
suite, que, sans être Turque, elle aurait tout lieu&lt;br /&gt;
de signaler un jour son zèle pour la religion, en&lt;br /&gt;
abjurant à la cour les maximes et la conduite de la&lt;br /&gt;
plus part de ceux qui l'habitent.&lt;br /&gt;
Revenue à la cour du roi son père, elle n'y fut&lt;br /&gt;
pas longtemps sans prendre la résolution secrète de&lt;br /&gt;
se faire religieuse. Ce qui l'y détermina, fut entre&lt;br /&gt;
autres la vie sainte de la reine sa mère ; l'exemple&lt;br /&gt;
de la comtesse de Rupelmonde, qui se fit Carmélite&lt;br /&gt;
dans le monastère de la rue de Grenelle, à Paris.&lt;br /&gt;
Mais la règle du Carmel est bien austère, la santé&lt;br /&gt;
de la princesse bien faible : comment vaincra-t-elle&lt;br /&gt;
cet obstacle ? Comme elle accompagnait quelquefois&lt;br /&gt;
la reine sa mère chez les Carmélites de Compiègne,&lt;br /&gt;
elle sut se procurer adroitement la règle de sainte&lt;br /&gt;
Thérèse, ainsi que la tunique qu'une jeune Carmélite portait à sa prise d'habit. Elle la mettait secrètement, pour voir si elle pourrait en supporter la rudesse: elle lisait assidûment la règle, et s'exerçait&lt;br /&gt;
aux articles les plus difficiles : elle composa même&lt;br /&gt;
une longue prière à sainte Thérèse, pour qu'elle lui&lt;br /&gt;
obtint la grâce de devenir sa fille. Dès lors, au milieu de la cour et sous les habits de princesse, elle&lt;br /&gt;
menait la vie de Carmélite. Son confident, l'archevêque de Paris, pour la mieux éprouver, la remettait d'une année à l'autre. Dans l'intervalle vint à&lt;br /&gt;
mourir son frère le dauphin, et la reine sa mère.&lt;br /&gt;
Ces tristes événements déterminèrent enfin l'archevêque à consentir qu'elle suivit sa vocation, et à en&lt;br /&gt;
demander lui-même la permission.&lt;br /&gt;
C'était en 1770, à Saint-Denys, non loin du tombeau des rois de France, une maison de Carmélites&lt;br /&gt;
se trouvait dans la dernière détresse, au point qu'elle&lt;br /&gt;
ne pouvait plus fournir à ses pauvres habitants le&lt;br /&gt;
nécessaire le plus indispensable. La suppression de&lt;br /&gt;
la maison, (lue toutes les religieuses redoutaient&lt;br /&gt;
comme le dernier des malheurs, paraissait inévita-&lt;br /&gt;
ble. Dans cette extrémité, la prieure du monastère&lt;br /&gt;
assemble sa communauté; et, sans rien dissimuler&lt;br /&gt;
à ses filles de la triste situation du temporel de la&lt;br /&gt;
maison, elle les exhorte à ne pas perdre courage,&lt;br /&gt;
et à se souvenir que Dieu n'abandonne jamais ceux&lt;br /&gt;
qui espèrent en lui. g Vous vous rappelez, leur ditØ&lt;br /&gt;
elle, que déjà le Seigneur nous a secourus, d'une&lt;br /&gt;
manière bien spéciale, par l'entremise de la sainte&lt;br /&gt;
Vierge. Son bras n'est pas raccourci; ce qu'il a fait&lt;br /&gt;
une fois, il le peut faire encore, et il le fera, pourvu&lt;br /&gt;
que nous ayons la foi. » Encouragées par ces discouØs,&lt;br /&gt;
toutes les religieuses conviennent, avec leur prieuiØe,&lt;br /&gt;
de s'adresser de nouveau à la sainte Vierge, et de&lt;br /&gt;
la conjurer de leur obtenir de Dieu que quelque su-&lt;br /&gt;
jet, dont la fortune accompagne la vocation, vienne&lt;br /&gt;
s'unir à elles pour détourner le coup dont elles étaient&lt;br /&gt;
menacées. Dans cette intention, ces saintes filles&lt;br /&gt;
commencent une neuvaine de prières, de commu-&lt;br /&gt;
nions et de bonnes oeuvres en l'honneur de la sainte&lt;br /&gt;
Vierge, accompagnée de la promesse que, si elles&lt;br /&gt;
sont exaucées, elles érigeront en son honneur un&lt;br /&gt;
oratoire dans l'intérieur du monastère: La neuvaine&lt;br /&gt;
fut commencée le 8 février, et, le 20 du même mois,&lt;br /&gt;
Louis XV écrivait à sa fille qu'il consentait à ce&lt;br /&gt;
qu'elle se fIt religieuse. Et, le 11 avril, la princesse&lt;br /&gt;
vint entendre la messe chez les pauvres Carmélites&lt;br /&gt;
de Saint-Denys. La messe finie et madame Louise&lt;br /&gt;
étant restée devant le saint-sacrement, le directeur&lt;br /&gt;
fait assembler la communauté au parloir, et, sans&lt;br /&gt;
que rien ait pu la préparer à cette nouvelle, il lui&lt;br /&gt;
annonce que la princesse, qui est entrée dans la&lt;br /&gt;
maison, n'en doit plus sortir, et qu'elle n'y est ire-&lt;br /&gt;
nue que pour se faire Carmélite. Les religieuses, à&lt;br /&gt;
ces paroles, se regardent dans l'étonnement, lèvent&lt;br /&gt;
les mains au ciel, et ne peuvent exprimer que par&lt;br /&gt;
des soupirs et des larmes l'excès de joie qui les&lt;br /&gt;
transporte. - La royale postulante fut appelée&lt;br /&gt;
soeur Thérèse de Saint-Augustin.&lt;br /&gt;
Peu de jours après son entrée aux Carmélites,&lt;br /&gt;
elle y reçut la visite des princesses ses soeurs. Cette&lt;br /&gt;
première entrevue offrit la scène la plus touchante.&lt;br /&gt;
Les trois princesses, en embrassant leur soeur airec&lt;br /&gt;
toute l'expression de la tendresse, fondaient `en&lt;br /&gt;
larmes, ainsi que toute la communauté, attendrie&lt;br /&gt;
par ce spectacle. Madame Louise , la joie dans le&lt;br /&gt;
coeur et la sérénité sur le front, s'empressait de les&lt;br /&gt;
consoler, leur adressait les propos de la galté la&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;378&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>92.145.132.74</name></author>
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		<updated>2010-03-09T19:56:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;377&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
LIVRE LXXXIX. - § III. LE ROI DE FRANGE, LOUIS XV, ET SA FAMILLE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
377&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ces paroles, elle se prosternez et, comme anéantie&lt;br /&gt;
dans un recueillement profond, auquel semble ajouter encore l'horreur du lieu et le silence de tant de&lt;br /&gt;
rois, elle adresse au Roi, seul immortel , la prière&lt;br /&gt;
la plus fervente, et laisse tous ceux qui l'accompagnent dans l'admiration des sentiments de foi qui&lt;br /&gt;
la pénètrent (Proyart, Vie de la Reine).&lt;br /&gt;
La reine Marie Leczinska eut dix enfants : deux&lt;br /&gt;
princes et huit princesses, qui tous se montrèrent&lt;br /&gt;
dignes de leur mère. Des deux princes, l'un mourut&lt;br /&gt;
jeune, l'autre fut Louis, dauphin de France, père de&lt;br /&gt;
Louis XVI, Louis XVIII, Charles X, mesdames Elisabeth et Clotilde, reine de Sardaigne, morte en&lt;br /&gt;
odeur de sainteté en 1802 et déclarée vénérable en&lt;br /&gt;
1808, par le pape Pie VII. Des huit princesses, cinq&lt;br /&gt;
moururent dans un âge peu avancé. Henriette, l'aînée des enfants de la reine, mourut à Versailles, en&lt;br /&gt;
1752, âgée de vingt-quatre ans. Elle ne pouvait&lt;br /&gt;
voir un malheureux sans se sentir émue de compassion et s'empresser de venir à son secours. On la&lt;br /&gt;
vit, à l'âge de cinq ans, n'ayant pas d'autre chose&lt;br /&gt;
dont elle pût disposer, se dépouiller d'un de ses vêtements pour le donner à un enfant de son âge, fille&lt;br /&gt;
d'un pauvre ouvrier. Cette inclination bienfaisante&lt;br /&gt;
alla toujours croissant. Elle ne se permettait pas la&lt;br /&gt;
moindre dépense de fantaisie et ne connaissait le&lt;br /&gt;
plaisir d'avoir que pour celui de donner. Une personne lui marquait sa reconnaissance pour un bienfait qu'elle avait reçu d'elle : « Si vous saviez, lui&lt;br /&gt;
dit la jeune princesse; combien je me suis satisfait&lt;br /&gt;
moi-même quand je puis faire quelque bien, vous&lt;br /&gt;
seriez fort éloignée de me savoir gré de ce que je&lt;br /&gt;
fais pour vous. »&lt;br /&gt;
Sa piété toujours égpie, toujours fervente, ne&lt;br /&gt;
souffrit jamais la moindre altération, et, depuis l'époque de sa première communion, qu'elle fit à douze&lt;br /&gt;
ans, jusqu'à sa mort, le plus long intervalle qu'elle&lt;br /&gt;
eût mis entre une communion et la suivante fut de&lt;br /&gt;
quinze jours. Ce qu'on admirait le plus en elle, c'était la vivacité de sa foi et un zèle insinuant pour&lt;br /&gt;
inspirer aux autres les sentiments dont elle était pénétrée. « Je ne comprends pas, disait-elle, comment&lt;br /&gt;
des chrétiens paraissent étonnés, dès qu'ils nous&lt;br /&gt;
voient parler ou agir chrétiennement, et rien ne&lt;br /&gt;
m'étonne plus que leur étonnement, s'il est véritable. » Elle avait douze ans, et le dauphin en avait&lt;br /&gt;
dix, lorsqu'un jour elle lui dit : « Mon frère, nous&lt;br /&gt;
sommes environnés de flatteurs intéressés à nous&lt;br /&gt;
déguiser la vérité. Convenons d'une chose : vous&lt;br /&gt;
m'avertirez de mes défauts, je vous avertirai des&lt;br /&gt;
vôtres. »&lt;br /&gt;
Elle avait pour les spectacles et les divertissements&lt;br /&gt;
profanes toute l'aversion que peut en inspirer la piété,&lt;br /&gt;
et la plus grande peine qu'elle eût au monde était&lt;br /&gt;
qu'on l'obligeât de s'y montrer quelquefois. Une personne lui témoignait de la surprise de ce qu'elle&lt;br /&gt;
lui voyait l'air triste dans l'endroit où tous les autres vont pour s'égayer : « Il est vrai, répondit la&lt;br /&gt;
princesse, que, quelque gaîté que je me sente avant&lt;br /&gt;
d'aller au spectacle, dès que j'y suis et que je vois paraître les premiers acteurs, je me sens saisie&lt;br /&gt;
d'une profonde tristesse : Voilà, me dis-je à moi-même des gens qui se damnent de propos délibéré&lt;br /&gt;
pour me divertir. Cette pensée m'occupe tout entière tant que la pièce dure : le moyen qu'elle m'amuse ? » Elle faisait des vérités de la foi qui inquiètent le plus les âmes mondaines le sujet le plus habituel&lt;br /&gt;
et le plus consolant de ses réflexions. Sa dernière&lt;br /&gt;
maladie fut accompagnée de douleurs aiguës qu'elle&lt;br /&gt;
endura avec toute la constance de la religion, prouvant, par un grand exemple, qu'au printemps de&lt;br /&gt;
la vie et au comble des prospérités humaines, on&lt;br /&gt;
peut quitter la terre sans regret, quand on a su y vivre dans l'innocence (Proyart, Vie de la reine de&lt;br /&gt;
France, 1. 3).&lt;br /&gt;
Des trois princesses qui vécurent plus longtemps,&lt;br /&gt;
mesdames Adélaïde et Victoire de France, après&lt;br /&gt;
avoir édifié par leur piété et leurs vertus la cour de&lt;br /&gt;
Versailles jusqu'en 1791, s'expatrièrent alors pour&lt;br /&gt;
conserver la pureté de leur foi et de leur soumission&lt;br /&gt;
à l'Eglise romaine, édifièrent successivement Rome,&lt;br /&gt;
Naples et Trieste, où elles terminèrent saintement&lt;br /&gt;
leur vie : la princesse Victoire en 1799, la princesse&lt;br /&gt;
Adélaïde en 1800. La dernière des filles de Louis&lt;br /&gt;
XV et de Marie Leczinska, fut Louise-Marie de&lt;br /&gt;
France, qui se fit religieuse carmélite à Saint Denys, pour obtenir de Dieu la conversion et le salut&lt;br /&gt;
de son père.&lt;br /&gt;
Née à Versailles le 15juillet 1737, elle fut élevée&lt;br /&gt;
à Fontevrault, avec ses sœurs Victoire et Sophie.&lt;br /&gt;
Dans son enfance, elle tomba si dangereusement&lt;br /&gt;
malade, que les médecins désespéraient de sa guérison. Dans cette extrémité, les religieuses du monastère eurent recours à Dieu, et firent, sous les&lt;br /&gt;
auspices de la sainte Vierge, un vœu particulier,&lt;br /&gt;
dont une des conditions était que, si la jeune malade guérissait, elle porterait, pendant une année&lt;br /&gt;
entière, un habit blanc, en l'honneur de sa libératrice. Elle guérit et fut revêtue de l'habit blanc,&lt;br /&gt;
Elle était d'une vivacité extraordinaire, d'un esprit&lt;br /&gt;
pénétrant, mais d'un bon cœur. Elle n'avait, pas&lt;br /&gt;
encore quatre ans, lorsqu'un jour elle dit à la religieuse qu'on lui avait donnée pour gouvernante&lt;br /&gt;
« Vous savez bien que j'aime Dieu, et que tous&lt;br /&gt;
les jours je lui donne mon cœur : mais, dites-moi&lt;br /&gt;
donc, est-ce que Dieu, à son tour, ne me donnera&lt;br /&gt;
jamais rien ? La sage maîtresse répondit : Eh quoi !&lt;br /&gt;
est-ce que vous ne savez pas encore que tout ce que&lt;br /&gt;
vous avez et tout ce que vous pouvez jamais avoir&lt;br /&gt;
vient de Dieu ? N'est-ce pas Dieu qui vous a mise&lt;br /&gt;
au monde et qui vous y conserve ? Si vous êtes née&lt;br /&gt;
la fille d'un roi, au lieu d'être celle d'un pauvre&lt;br /&gt;
paysan, n'est-ce pas à Dieu que vous devez cette&lt;br /&gt;
faveur ? Si nous vous instruisons, si nous vous soi-&lt;br /&gt;
gnons, c'est parce que Dieu veut que nous fassions&lt;br /&gt;
cela pour vous. La nourriture que vous prenez tous&lt;br /&gt;
les jours, c'est Dieu qui vous l'envoie : les hommes&lt;br /&gt;
ne sont pas capables de faire du blé, des fruits et&lt;br /&gt;
tout ce qui nous nourrit. Il en est de même de vos&lt;br /&gt;
vêtements : c'est Dieu qui vous les donne. Le linge&lt;br /&gt;
que vous portez vient d'une plante que Dieu a fait&lt;br /&gt;
croître pour vous dans la campagne, et qu'on appelle le lin. Les belles étoffes qu'on vous envoie de&lt;br /&gt;
Versailles, pour vous faire des habits, c'est Dieu&lt;br /&gt;
qui les a fait filer pour vous par un insecte qu'on&lt;br /&gt;
nomme le ver à soie. En un mot, tout ce que vous&lt;br /&gt;
êtes et tout ce que vous avez, c'est de Dieu que vous&lt;br /&gt;
le tenez. Vous lui devez l'air que vous respirez et la&lt;br /&gt;
lumière qui vous éclaire, la terre qui vous porte et&lt;br /&gt;
le ciel qui vous couvre. Ce cœur même, que vous&lt;br /&gt;
lui offrez tous les jours, c'est un cœur qu'il vous a&lt;br /&gt;
donné, et qu'il ne vous adonné que pour le lui offrir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;377&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T19:45:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;373&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
doctrine (1) d'Alphonse, a inscrit son nôm dans les fastes sacrées&lt;br /&gt;
des saints.&lt;br /&gt;
Enfin, dans ces derniers temps, un grand nombre de cardi-&lt;br /&gt;
uaux de la sainte Eglise romaine, presque tous les prélats du&lt;br /&gt;
monde entier, les supérieurs généraux des ordres religieux&lt;br /&gt;
des colléges éminents de théologiens, des cbapitres illustres et&lt;br /&gt;
des membres de tous les corps savants, Nous ont adressé d'ins-&lt;br /&gt;
tantes prières pour que Nous décernions à saint Alphosse-Marie&lt;br /&gt;
de Liguori le titre et les honneurs de Docteur de l'Eglise. Voulant&lt;br /&gt;
donc répondre de grand coeur à ces pieuses supplications, Nous&lt;br /&gt;
avons confié, selon la coutume, l'examen de cette affaire dune&lt;br /&gt;
haute gravité à nos vénérables frères les cardinaux de la sainte&lt;br /&gt;
Eglise romaine, préposés au maintien des riteé sacrés. Or, dans&lt;br /&gt;
la réunion ordinaire tenue au Vatican le li mars de cette année,&lt;br /&gt;
-cette mènie congrégation a entendu le rapport de notre vénérable&lt;br /&gt;
frère Constantin Patrizi, cardinal de la sainte Eglise romaine,&lt;br /&gt;
évêque d'Ostie, et Velletri, préfet de la sacrée congrégation, et&lt;br /&gt;
rapporteur de la cause.&lt;br /&gt;
Elle e également pris en considération les objections de notre&lt;br /&gt;
cher fils Pierre Minetti, promoteur de la foi , ainsi que les ré-&lt;br /&gt;
ponses du défenseur de la cause et les opinions consciencieuses&lt;br /&gt;
des théologiens. Enfin, après avoir pesé soigneusement et atten-&lt;br /&gt;
tivement toutes les raisons, elle adonné, àl'ussnimitéla réponse&lt;br /&gt;
Suivante : e Adresser au Saint-Père un avis favorable pour accor-&lt;br /&gt;
der, proclamer et étendre à l'Eglise universelle le titre de docteur&lt;br /&gt;
en faveur de saint Alphonse-Marie de Liguori, en maintenant&lt;br /&gt;
l'office et la messe uéjà accordée, en ajoutant le Credo, et en&lt;br /&gt;
prenant l'antienne O Doctor pour le Magnificat des premières et&lt;br /&gt;
des deuxièmes vêpres, les leçons Sapientiam pour le premier&lt;br /&gt;
Nocturne, et In snedio Ecclesi pour le Ville responssire. » En&lt;br /&gt;
conséquence, Nous avons cru devoir approuver et confirmer ce&lt;br /&gt;
rescrit par un décret général pour Rome et pour le monde; sous&lt;br /&gt;
la date du 23 du même mois et de la même année.&lt;br /&gt;
Mais notre bien-aimé fils Nicolas Mauron, supérieur général et&lt;br /&gt;
recteur majeur de la congrégation du Très-Saint-Rédempteur, e&lt;br /&gt;
adressé une supplique aux cardinaux de la même congrégation&lt;br /&gt;
des Rites, pour que, le jour de la fête de saint Alphonse, élevé&lt;br /&gt;
au rang des Docteurs de l'Eglise par le décret dont il est fait men-&lt;br /&gt;
tion ci-dessus, on ajoutét après ces mots du Martyrologe romain:&lt;br /&gt;
ØSanctorum rastis adsci-ipsit (2), » -les paroles suivantes : e Et&lt;br /&gt;
Feus IX, Pontifex Maximus, ex sacrorum Rituuns Congrega-&lt;br /&gt;
(ionis consulto, siniversa iLs Ecciesi Doctoresss deciaravit (3); »&lt;br /&gt;
et après le mot accen.suit de la Vie leçon du Bréviaire, ces autres&lt;br /&gt;
paroles : e Tandem Pius IX, Pontifex Maximus, ex sacrorum&lt;br /&gt;
Ritussm Congregationis consuito, nniversaiis Ecciesi .Doctorem&lt;br /&gt;
declaravit f4); on demandait également que toutes les conces-&lt;br /&gt;
sions faites sur ce point fussent confirmées par nos lettres apos-&lt;br /&gt;
toliques. Or, après tØue la même congrégation des cardinaux eut&lt;br /&gt;
donné une réponse favorable dans sa réunion ordinaire du 22avril&lt;br /&gt;
de cette année, Nous avons ratifié cette réponse et-avons fait pu-&lt;br /&gt;
blier des lettres apostoliques en forme de Bref.&lt;br /&gt;
Vu ces diverses circonstances, Nous répondons aux voeux de&lt;br /&gt;
tiotre bien-aimé fils Nicolas Mauron, et d'après l'avis de nos vé-&lt;br /&gt;
(1) Balle de la csnnnisoties, semai 1839.&lt;br /&gt;
(s) Il (Grégoire XVI) s inscrit son nom dansIes fastes des saints.&lt;br /&gt;
(3) Et le souverain Pesiife Pie IX, ssr l'avis de la sacrée Cen&amp;quot;régatlan des&lt;br /&gt;
Rites, l'a déclaré Docteur de l'Egiioe universelle.&lt;br /&gt;
tSl Enfin te souverain Pontife Pie IX, tsr l'avIs de la sacrt e Congrégation&lt;br /&gt;
de, liutea, l'a déclaré Docteur de l'Eglise universelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
373&lt;br /&gt;
douze ans, ne connut que les périls et les alarmes.&lt;br /&gt;
Elle n'avait qu'un an, lorsqu'au milieu d'une re-&lt;br /&gt;
traite de l'armée polonaise, elle fut oubliée dans la&lt;br /&gt;
basse-cour d'une auberge. On allait mettre le feu à&lt;br /&gt;
la maison , lorsqu'on trouva l'enfant couchée avec&lt;br /&gt;
son berceau dans une auge d'écurie, et souriant à&lt;br /&gt;
ceux qui la cherchaient. A quatre ans, elle se voit&lt;br /&gt;
cernée dans le chateau de Posen par une armée de&lt;br /&gt;
Russes : on la sauve par les jardins chez une pay-&lt;br /&gt;
sanne qui la cache dans un pétrin, jusqu'à ce que&lt;br /&gt;
les Russes soient partis. Après divers incidents, elle&lt;br /&gt;
vint avec son père et sa mère se réfugier eu- France,&lt;br /&gt;
où le régent, au nom de Louis XV, alors âgé de dix&lt;br /&gt;
ans, leur assigna, en 1720, le chàteau de Wissem-&lt;br /&gt;
bourg. -&lt;br /&gt;
Au milieu de tant de traverses, l'éducation de la&lt;br /&gt;
jeune Marie n'était pas négligée, principalement&lt;br /&gt;
pour ce qui est de la religion. Elle en donna des&lt;br /&gt;
preuves. Pendant son séjour en Suède, voulant faire&lt;br /&gt;
un pèlerinage pour visiter les reliques de sainte Bri-&lt;br /&gt;
gifle de Suède; elle pria un évêque luthérien de vou-&lt;br /&gt;
loir bien l'accompagner chez le particulier possesseur&lt;br /&gt;
des ossements de la sainte, et luthérien lui-même.&lt;br /&gt;
Arrivé sur les lieux, elle expose au propriétaire le&lt;br /&gt;
sujet de son voyage. Celui-ci lui ouvre un tiroir où&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
nérables frères, les cardisaiix de la sainte Eglise romaine char-&lt;br /&gt;
gés des causes relatives aua rites sacrés, Nous confirmons par&lt;br /&gt;
notre autorité apostolique et par la teneur des présentes, le titre&lt;br /&gt;
de DOCTEUR conféré à saint ittplionse-Marie de Liguori, fonda-&lt;br /&gt;
teur de la congrégation du Très-Saint-Rédempteur et évêque de&lt;br /&gt;
Sainte-Agathe des Goths; et, pour autant qu'il en est besoin, Nous&lt;br /&gt;
le lui accordons et décernons de nouveau; et cela de telle ma-&lt;br /&gt;
nière, qu'il soit toujours tenu pour Docteur dans toute l'Eglise&lt;br /&gt;
catholique, et qu'au jour de sa fête annuelle, qui doit être célé-&lt;br /&gt;
brée parle clergé régulier comme par le clergé séculier, l'office&lt;br /&gt;
et la messe soient récités conformément au décret ou rosent de la&lt;br /&gt;
congrégation des Rites, mentionné ci-dessus.&lt;br /&gt;
De plus, Nous voulons et décrétons que les livres, les -com-&lt;br /&gt;
mentaires, les opuscules, en un mot tous les ouvrages de ce LiocØ&lt;br /&gt;
teur, comme ceux des autres Docteurs de l'Eglise, Soient cités&lt;br /&gt;
allégués, et, lorsque la chose le demandera, employés, sion-seu-&lt;br /&gt;
lement en particulier, mais en public, dans les gymnases, les&lt;br /&gt;
académies, les écoles, les colléges, les leçons, les controverses,&lt;br /&gt;
les interprétations, les discours, les sermons, et dans toutes les&lt;br /&gt;
autres études ecclésiastiques et exercices chrétiens.&lt;br /&gt;
Enfin, pour que la piété des fidèles soit excitée davantage à&lt;br /&gt;
célébrer dignement la fête de ce docteur et à implorer pieusement&lt;br /&gt;
son secours, Nous confiant dans la miséricorde du Dieu tout-&lt;br /&gt;
puissant et l'autorité de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul,&lt;br /&gt;
Nous accordons misénicordieusement dans le Seigneur à perpé-&lt;br /&gt;
tuité une indulgence ØIénière et la rémission de tous leurs péchés&lt;br /&gt;
à tous les fidèles de 1 un et de l'autre sexé ,le jour do la tête do&lt;br /&gt;
ce Docteur (1) ou l'un des sept jours qui suivent immédiatement,&lt;br /&gt;
au choix de chacun, pourvu que, vraiment repentants et après&lt;br /&gt;
avoir fait précéder la confession sacramentelle, ils reçoivent la&lt;br /&gt;
Sainte eucharistie, visitent dévotement une église quelconque de&lt;br /&gt;
la congrégation du Très-Saint-Rédempteur, et y adressent de&lt;br /&gt;
pieuses prières à Dieu pour la concorde entre les princes chré-&lt;br /&gt;
tiens, l'extirpation des hérésies et l'exaltation de notre Mère la&lt;br /&gt;
sainte Eglise.&lt;br /&gt;
En conséquence, Nous ordonnons par les présentes à tous nos&lt;br /&gt;
vénérables frères, les patriarches, primats, archevêques, évêques,&lt;br /&gt;
et à nos bien-aimés fils préposés aux autres églises dans l'univers&lt;br /&gt;
entier, de publier solennellement dans leurs provinces, villes,&lt;br /&gt;
églises et diocèses, les décisions énoncées ci-dessus, et de les faire&lt;br /&gt;
observer invariablement et perpétuellement dans quelque lieu&lt;br /&gt;
ou pays que ce soit, par tous les ecclésiastiques du clergé séculier&lt;br /&gt;
comme du clergé régulier de tous les ordres religieux, c'est ce&lt;br /&gt;
que Nous prescrivons et ordonnons nonobstant les constitutions et&lt;br /&gt;
ordonnances générales ou spéciales, publiées soit par le siége&lt;br /&gt;
apostolique ,soit dans les conciles généraux et provinciaux, sols&lt;br /&gt;
dans des assemblées synodales, et nonobstant les autres disposi-&lt;br /&gt;
tions contraires, quelles qu'elles soient. Nous voulons en outre&lt;br /&gt;
qu'aux exemplaires transcrits ou imprimés de ces présentes let-&lt;br /&gt;
Ires, s'ils sont signés de lu main d'un notaire public et revêtu du -&lt;br /&gt;
sceau d'une personne constituée dans une diØnité ecclesiastique,&lt;br /&gt;
on accorde absolument la même confiance qu on accorderait à ces&lt;br /&gt;
présentes, si elles étaient elles-mêmes présentées ou montrees.&lt;br /&gt;
Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l'anneau du pêcheur,&lt;br /&gt;
le 7juillet 1871, vingt-sixième année do notre pontificat.&lt;br /&gt;
Place Ø- de l'anneau du pésheur.&lt;br /&gt;
Pour le cardinal PAstAcciaNi CLÀRELLI,&lt;br /&gt;
FéLix PaoFix,i, substitut.&lt;br /&gt;
- (I) C'est-è-dire le 2 août.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LiVRE LXXXIX. - § III. LE ROI DE FRANGE, LOUIS XV, ET SA FAMILLE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ III:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'il y avait de bon en France, surtout dans&lt;br /&gt;
la famille royale..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France contemporaine présentait un spectacle différent de l'Italie. On y voyait encore du bon, mais&lt;br /&gt;
aucun ensemble pour le bien. Le mal, tourné en&lt;br /&gt;
gangrène, attaquait les parties vitales du corps politique : la dissolution partait d'en haut. C'est ce&lt;br /&gt;
bien, ce mal et cette décomposition que nous avons à considérer dans ce paragraphe.&lt;br /&gt;
Parmi les membres de la famille royale, on&lt;br /&gt;
admirait plusieurs saints personnages. La reine,&lt;br /&gt;
femme-de Louis XV, Marie Leczinska, était un modèle de piété et de vertu. Elle était fille de Stanislas Leczinski, roi alternatif et compétiteur de&lt;br /&gt;
Pologne, avec Frédéric-Auguste de Saxe, dont nous&lt;br /&gt;
verrons la fille réunir les deux maisons en épousant&lt;br /&gt;
le dauphin de France. Marie Leczinska naquit à&lt;br /&gt;
Posen en 1703, au milieu des troubles qui agitaient&lt;br /&gt;
sa patrie, vers le temps où Frédéric-Auguste fut&lt;br /&gt;
déposé et Stanislas élu pour la première fois. Elle&lt;br /&gt;
apprit la vie à l'école de l'infortune, et, jusqu'à&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;373&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T19:24:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;348&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
348'&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HISTOIRE UNIVERSELLE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
avoue (p. 235), que le Pape pouvait paraître un&lt;br /&gt;
objet de pitié, et que presque tous les souverains&lt;br /&gt;
semblaient s'être donné le mot pour te tourmenter;&lt;br /&gt;
et, dans tout son ouvrage, il appelle le blâme sur&lt;br /&gt;
ce Pape si digne de pitié, et il lui reproche de ne&lt;br /&gt;
s'être pas prêté au plaisir de ces princes et à leur&lt;br /&gt;
concert pour le tourmenter, Ces Mémoires sont&lt;br /&gt;
donc, comme on le voit, très -philosophiques, et&lt;br /&gt;
quand ils avouent quelque chose à la louange du&lt;br /&gt;
Pape, on peut y compter (Picot, Mémoires, an&lt;br /&gt;
1775).&lt;br /&gt;
C'était le cardinal Braschi qui avait déterminé&lt;br /&gt;
Clément XIV à l'établissement de ce beau muséum,&lt;br /&gt;
où les chefs-d'œuvre de tous les arts, les antiquités&lt;br /&gt;
les plus précieuses devaient attirer les voyageurs de&lt;br /&gt;
toutes les nations civilisées. Tous les projets que&lt;br /&gt;
Braschi méditait depuis longtemps avaient un caractère de noblesse, de générosité, où son âme se peignait tout entière. Nous ne ferons qu'indiquer les&lt;br /&gt;
plus importants les travaux exécutés dans le port d'AnciØne, le seul des Etats du Pape où le commerce&lt;br /&gt;
pût être protégé; le fanal qui fit partie de ces travaux, lesquels mériterait à Pie VI une statue pareille à celle de Clément XII, et un arc de triomphe à&lt;br /&gt;
côté de celui de Trajan; la sacristie magnifique ajoutée à la basilique de Saint-Pierre; les réparations&lt;br /&gt;
faites à l'entrée du palais Quirinal, où il fit relever le&lt;br /&gt;
fameux obélisque; les embellissements de l'abbaye&lt;br /&gt;
de Subiaco, qu'il avait possédée auparavant. Mais&lt;br /&gt;
tout cela disparaît et s'efface en comparaison de la&lt;br /&gt;
vaste entreprise du dessèchement des marais pontins. Dès les premiers temps de la république romaine, et, depuis, sous les empereurs; enfin, plus&lt;br /&gt;
récemment encore, sous les pontificats de Boniface VIII, de Martin V, de Léon X, de Sixte V et de Clément XIII, on avait fait de vaines tentatives pour assainir cette malheureuse contrée, où une population&lt;br /&gt;
tout entière naît, languit et s'éteint bientôt au milieu&lt;br /&gt;
des vapeurs pestilentielles, et que le voyageur même&lt;br /&gt;
ne traverse impunément qu'avec des précautions indispensables : Pie VI voulut, à l'exemple de ses&lt;br /&gt;
prédécesseurs, essayer d'achever, ce double monument de gloire et de bienfaisance. Il visita lui-même&lt;br /&gt;
celte terre de désolation; il y venait tous les ans encourager et diriger les travaux. On lui a reproché&lt;br /&gt;
bien injustement d'avoir dissipé les trésors de l'Etat dans un projet chimérique. Une souscription volontaire procura des fonds considérables qui soulagèrent le fisc. Douze mille arpents de terre rendus à&lt;br /&gt;
la culture des grains et à la nourriture des troupeaux furent vendus au duc Braschi, neveu du Pape,&lt;br /&gt;
par la Chambre apostolique. La voie Appierine, ce&lt;br /&gt;
chef-d'œuvre de l'industrie des Romains, fut dégagée des encombrements inutiles qui la surchargeaient et ne faisaient qu'augmenter la stagnation des eaux. C'est aujourd'hui un chemin droit et uni&lt;br /&gt;
qui conduit rapidement à Terracine et qui dispense&lt;br /&gt;
de faire un détour long et incommode pour regagner la route de Naples. On creusa, en outre, un&lt;br /&gt;
large canal qui facilita davantage l'écoulement des&lt;br /&gt;
eaux vers le lac Fogliano et qui devait par la suite&lt;br /&gt;
augmenter les mouvements du commerce. Une ville&lt;br /&gt;
tout entière, dont les plans étaient déjà adoptés, aurait embelli et couronné ces superbes ouvrages;&lt;br /&gt;
mais les troubles qui survinrent, et la révolution française surtout, y apportèrent un obstacle invincible (l3iogr. univers., t. XXXIV, art. Pis VI, pØLr Desportes-Boscheron).&lt;br /&gt;
Disons encore un mot de ces institutions charitables, que Pie VI ne négligeait point au milieu des&lt;br /&gt;
soins de l'administration temporelle, de ces conservatoires qu'il érigea pour de jeunes filles indigentes ; de l'hospice fondé à Rome même en faveur des&lt;br /&gt;
Frères des écoles chrétiennes, qu'il chargea de l'éducation des enfants du peuple, et de la touchante reconnaissance qu'ils lui témoignèrent, en mettant&lt;br /&gt;
sur la façade de leur maison ces mots si beaux et&lt;br /&gt;
si simples : Pie VI, père des pauvres. A côté de ces&lt;br /&gt;
actes modestes de bienfaisance, l'histoire ne doit&lt;br /&gt;
pas omettre la magnificence que Pie VI déployait&lt;br /&gt;
dans les cérémonies pontificales. Clément XIV les&lt;br /&gt;
avait trop négligées, et le peuple romain avait fait&lt;br /&gt;
entendre des murmures. Ce fut une leçon pour son successeur. Au reste, nul ne pouvait, mieux quo&lt;br /&gt;
Pie VI, rendre l'éclat et la dignité convenables aux&lt;br /&gt;
devoirs du chef suprême de la religion. Il était encore, dans un âge avancé, un des plus beaux hommes de son temps. Une physionomie noble et spirituelle, une taille haute et développée dans les plus&lt;br /&gt;
belles proportions, donnaient à toutes ses manières,&lt;br /&gt;
à tous ses mouvements, une grâce, une majesté qui&lt;br /&gt;
excitaient au plus haut degré l'affection et le respect. Le peuple s'écriait souvent « Qu'il est beau ! qu'il est beau ! il est aussi beau qu'il est saint un écrivain anglais, John Moore, et un luthérien qui&lt;br /&gt;
l'avaient vu officiant pontificalement, l'un à Rome&lt;br /&gt;
et l'autre à Vienne, en parlent dans leurs Mémoires&lt;br /&gt;
avec un enthousiasme d'autant moins suspect qu'ils&lt;br /&gt;
semblent se le reprocher comme une espèce d'idolâtrie. Ce qu'il faut observer dans ces récits, où l'on&lt;br /&gt;
ne serait pas étonné que deux écrivains protestants&lt;br /&gt;
eussent mêlé quelques réflexions un peu critiques,&lt;br /&gt;
c'est qu'au milieu de ces ravissements, pour lesquels&lt;br /&gt;
ils trouvent à peine des expressions qui répondent à&lt;br /&gt;
leurs pensées, ils ne parlent jamais qu'avec un profond respect « de la piété du souverain Pontife, de&lt;br /&gt;
ces larmes de componction qui baignaient ses yeux&lt;br /&gt;
élevés vers le ciel, de cette dévotion fervente qui se&lt;br /&gt;
peignait dans toute son attitude et dont il était impossible, disent-ils, qu'on ne fût pas profondément&lt;br /&gt;
ému. » Ce sentiment les domine, les entraine presque malgré eux; et c'est un hommage qu'ils se plaisent à rendre au culte imposant et sublime de l'Eglise romaine (Ibid.).&lt;br /&gt;
Chaque jour Pie VI célébrait les saints mystères&lt;br /&gt;
et y semblait abîme devant la Majesté suprême; en-&lt;br /&gt;
suite il allait faire sa prière au tombeau de saint&lt;br /&gt;
Pierre, et là, confondu dans la foule innombrable&lt;br /&gt;
des fidèles, ne se distinguait que par son recueillement, sa ferveur, son humilité profonde; au sortir&lt;br /&gt;
de l'église, l'après-midi, pour sa récréation, il se&lt;br /&gt;
faisait conduire à celle, des églises de Rome où le&lt;br /&gt;
saint-sacrement était exposé. Après y être resté une&lt;br /&gt;
demi-heure en adoration, il allait reprendre ses occupations ordinaires.&lt;br /&gt;
Telle est la série des souverains Pontifes que Dieu&lt;br /&gt;
donna à son Eglise, de 1730 à la tin du XVIIIe siecle.&lt;br /&gt;
Ils étaient tous nés en Italie. Ce pays eut encore&lt;br /&gt;
la gloire de produire à la même époque plusieurs&lt;br /&gt;
vertueux personnages dont Dieu a manifesté la sainteté par des miracles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Saint Jean_Joseph de la Croix vint au monde le&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;348&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T19:11:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;347&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE LXXXIX. § 1. SUCCESSION DE BONS PAPES: PIE VI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
347&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
comme de coutume, mais toutes les personnes de la maison&lt;br /&gt;
accourent avec, empressement. En voyant tant de&lt;br /&gt;
monde, le saint demanda avec surprise ce qu'il y a.&lt;br /&gt;
- Ce qu'il y a ? lui répondirent-ils; depuis deux&lt;br /&gt;
jours vous ne parlez plus ni ne mangez, et vous ne&lt;br /&gt;
nous donnez plus aucun signe de vie. - C'est vrai,&lt;br /&gt;
répliqua, le saint évêque,`mais vous ne savez pas&lt;br /&gt;
que j'ai été assister le Pape qui vient de mourir. -&lt;br /&gt;
On crut que ce n'était qu'un songe. Cependant on&lt;br /&gt;
ne tarda pas à recevoir la nouvelle de la mort du&lt;br /&gt;
pape Clément XIV, qui avait passé à une meilleure&lt;br /&gt;
vie le 22 septembre, à sept heures du matin, au&lt;br /&gt;
moment même où saint Liguori avait repris ses&lt;br /&gt;
sens (Méra. sur la vie et la con grég. de saint Li-&lt;br /&gt;
gnon, t. II, 1. 3, c. 54, p. 445 et seqq.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le disciple bien-aimé du Sauveur, l'apôtre saint&lt;br /&gt;
Jean, dit à la fin de son Evangile : Jésus dit à Si-&lt;br /&gt;
mon-Pierre : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus&lt;br /&gt;
que ceux-ci ? Oui, Seigneur, lui répondit-il; vous&lt;br /&gt;
savez que je vous aimé. Jésus lui dit : Pais mes&lt;br /&gt;
agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de&lt;br /&gt;
Jean, m'aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime. Jésus lui dit&lt;br /&gt;
Pais mes agneaux. Il lui demanda pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? Pierre&lt;br /&gt;
fut contristé de ce qu'il lui demandait pour la troisième fois m'aimes-tu ? et il lui répondis : Seigneur,&lt;br /&gt;
vous connaissez toutes choses; vous savez que je vous&lt;br /&gt;
aime. Jesus Lui dit : Pais mes brebis. En vérité,&lt;br /&gt;
en vérité, je te le dis, lorsque tu étais plus jeune,&lt;br /&gt;
tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais lorsque tu seras vieux, tu étendras tes mains,&lt;br /&gt;
et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudras&lt;br /&gt;
pas. Or, il dit cela pour marquer par quelle mort&lt;br /&gt;
il devait glorifier Dieu (Joan., 21).&lt;br /&gt;
Ces dernières paroles, nous les avons vues s'accomplir d'abord en saint Pierre; nous les allons voir s'accomplir encore dans son deux cent cinquante-troisième successeur, pendant le dernier quart du XVIIIe&lt;br /&gt;
siècle. Nous allons voir le nouveau Pape, dans, la&lt;br /&gt;
vigueur de l'âge, être l'admiration de son peuple et&lt;br /&gt;
de tous les pèlerins qui viennent à Rome, nous le&lt;br /&gt;
verrons lui-même, pèlerin apostolique , traverser&lt;br /&gt;
l'Italie et l'Allemagne au milieu des respects des&lt;br /&gt;
catholiques et des protestants; puis nous le verrons, plus qu'octogénaire, glorifier Dieu par ses&lt;br /&gt;
souffrances, par son exil, par sa mort dans une&lt;br /&gt;
prison.&lt;br /&gt;
Jean-Ange Braschi, connu de tout l'univers sous&lt;br /&gt;
le nom de Pie VI, naquit à Césène, le 27 décembre 1717, d'une famille peu riche, mais noble et ancienne. Ses parents lui firent donner une éducation&lt;br /&gt;
distinguée. Le cardinal Ruffo le présenta à Benoît&lt;br /&gt;
XIV, qui lui témoigna de la bienveillance, le regarda comme son élève, et, après l'avoir employé&lt;br /&gt;
dans quelques affaires, lui donna un canonicat de&lt;br /&gt;
Saint-Pierre, et le fit par là entrer dans la prélature. Clément XIII le nomma auditeur du camerlingue, et ensuite trésorier de la Chambre apostolique. Le prélat Braschi remplit cette place importante depuis 1766 jusqu'en 1773, et y montra&lt;br /&gt;
beaucoup de talent. On le vit constamment appliqué,&lt;br /&gt;
laborieux , indifférent aux plaisirs profanes, et&lt;br /&gt;
méritant l'estime générale par la régularité de sa&lt;br /&gt;
conduite. Sa place devait lui procurer le chapeau de cardinal, Il le reçut de Clément XIV en 1773 et exerça encore les fonctions de trésorier. Le conclave s'étant ouvert le XX octobre 1774, le cardinal&lt;br /&gt;
Braschi réunit tous les suffrages le 15 février 1775.&lt;br /&gt;
« Au moment où son élection fut proclamée, il se&lt;br /&gt;
jeta à genoux et prononça une prière si touchante,&lt;br /&gt;
que tous les assistants fondirent en larmes. Puis&lt;br /&gt;
s'adressant aux cardinaux : Pères vénérables, leur&lt;br /&gt;
dit-il, votre assemblée est terminée; mais que son&lt;br /&gt;
résultat est malheureux pour moi... Il fit distribuer de l'argent aux pauvres; il recueillit à Rome&lt;br /&gt;
une femme peu fortunée qui avait eu soin de son&lt;br /&gt;
enfance. Dans la première distribution qu'il fit des&lt;br /&gt;
grâces ecclésiastiques, il préféra les prélats les plus&lt;br /&gt;
honnêtes et les moins riches. Aux actes de bienfaisance il joignit des actes de fermeté. Il réprimanda sévèrement le prélat Potenziani, gouverneur&lt;br /&gt;
de Rome à cause des désordres qu'il n'avait su réprimer. Il priva de sa pension Nicolas Bischi, préfet&lt;br /&gt;
de l'annone, et l'astreignit à rendre ses comptes. Il&lt;br /&gt;
annonça qu'il dépouillerait de leurs emplois tous&lt;br /&gt;
ceux qui les avait acquis par des moyens illégitimes.&lt;br /&gt;
En supprimant plusieurs pensions, il économisa à&lt;br /&gt;
la Chambre apostolique une dépense annuelle de&lt;br /&gt;
quarante mille écus romains. Il promit aux cardinaux de les consulter dans toutes les affaires; son&lt;br /&gt;
prédécesseur avait été singulièrement avare de sa&lt;br /&gt;
confiance. Il se montra humain, accessible, laborieux, tempérant. En un mot, son début concilia&lt;br /&gt;
presque tous les suffrages... Il partageait tout son&lt;br /&gt;
temps entre ses devoirs religieux, son cabinet, son&lt;br /&gt;
muséum et la bibliothèque du Vatican. »&lt;br /&gt;
Ainsi s'expliquait sur le nouveau Pape un homme&lt;br /&gt;
qu'on n'accusera pas de le ménager, l'auteur des&lt;br /&gt;
Mémoires historiques et philosophiques sur Pie VI,&lt;br /&gt;
et son pontificat, jusqu'à sa retraite en Toscane,&lt;br /&gt;
imprimés pour la première fois en 1798, sous le&lt;br /&gt;
Directoire national de la république française : Cet auteur appelle retraite en Toscane l'enlèvement brutal du Pape octogénaire par le gouvernement français, qui l'arracha de son siège, le traina captif en&lt;br /&gt;
Toscane, puis ailleurs, enfin en France, où il mourut en prison l'année suivante : c'est que cet auteur&lt;br /&gt;
avait à cœur de pallier, sinon de justifier, la persécution de la république française envers le chef de&lt;br /&gt;
l'humanité chrétienne. Cet auteur est Jean-François Bourgoing, né à Nevers en 1748, et mort en 1811&lt;br /&gt;
ambassadeur de l'empereur Napoléon à Dresde. Ses&lt;br /&gt;
Mémoires sont historiques, car on y trouve des détails intéressants, des aveux extrêmement curieux;&lt;br /&gt;
ils sont surtout philosophiques, car le Pape et la&lt;br /&gt;
cour de Rome y sont jugés avec beaucoup de légèreté et de partialité : on y trouve des réflexions démenties par les faits, et le philosophe, souvent en&lt;br /&gt;
contradiction avec l'historien. « A Dieu ne plaise,&lt;br /&gt;
dit-il (T. I, p. 90), que nous veuillions peindre&lt;br /&gt;
Pie VI sous de trop odieuses couleurs. Ce serait une&lt;br /&gt;
injustice, quand même il serait en possession de&lt;br /&gt;
son rang éminent; ce serait une lâcheté après la&lt;br /&gt;
catastrophe qui l'en a précipité. » Et `malgré cette&lt;br /&gt;
injustice et cette lâcheté, Bourgoing calomnie volontiers ce Pontife détrôné et banni; il interprète&lt;br /&gt;
défavorablement ses actions les plus louables, il ne&lt;br /&gt;
voit dans tout ce qu'il fait que vanité. Mais c'est surtout dans les différends de Pie VI avec les souverains,&lt;br /&gt;
que Bourgoing donne plus de preuves de cette mauvaise foi et de cette persévérance à le déprécier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;347&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T18:57:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;346&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
346&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HISTOIRE UNIVERSELLE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
l'Eglise et le père commun des fidèles, les a consolés&lt;br /&gt;
et nous a consolés aussi, nous tous qui sommes vos&lt;br /&gt;
enfants, en publiant solennellement partout les&lt;br /&gt;
louanges et les mérites de la Compagnie. C'est ainsi&lt;br /&gt;
que vous aurez fermé la bouche aux malveillants&lt;br /&gt;
qui ont cherché à noircir non-seulement les personnes, mais encore l'institut. Pour nous, pasteurs&lt;br /&gt;
des âmes, qui trouvons dans le zèle et `les travaux&lt;br /&gt;
de ces bons Pères un si grand soulagement pour le&lt;br /&gt;
gouvernement de nos ouailles, et moi tout particulièrement, qui suis le dernier de tous les évêques,&lt;br /&gt;
nous rendons à Votre Sainteté de très-humbles actions de grâces pour ce qu'elle vient de faire; et&lt;br /&gt;
nous la supplions très-instamment de protéger toujours ce saint ordre, qui a donné à l'Eglise tant de&lt;br /&gt;
dignes ouvriers, à la foi tant de martyrs; et qui a&lt;br /&gt;
fait au monde entier tant de bien pour le salut des&lt;br /&gt;
âmes, non-seulement dans les pays catholiques,&lt;br /&gt;
mais aussi chez les infidèles et les hérétiques, et à&lt;br /&gt;
qui il est réservé sans doute, comme nous devons&lt;br /&gt;
l'espérer de la Bonté divine qui humilie et relève,&lt;br /&gt;
de produire encore plus de bien pour l'avenir. C'est&lt;br /&gt;
dans ces sentiments que, prosterné humblement&lt;br /&gt;
aux pieds de Votre Sainteté, j'implore sa sainte&lt;br /&gt;
bénédiction. »&lt;br /&gt;
Clément XIII répondit à saint Liguori par la&lt;br /&gt;
lettre suivante : « C'est avec un très-grand plaisir&lt;br /&gt;
que nous avons lu la lettre par laquelle vous nous&lt;br /&gt;
faites part (ce dont nous étions persuadé d'ailleurs)&lt;br /&gt;
de la vive satisfaction que vous éprouvez au sujet&lt;br /&gt;
de notre constitution apostolique en faveur du pieux&lt;br /&gt;
institut de la Compagnie de Jésus. Nous ayons aussi&lt;br /&gt;
vu avec une singulière satisfaction que vous pro-&lt;br /&gt;
fessez envers cette Société des sentiments conformes&lt;br /&gt;
aux éloges signalés que beaucoup d'autres évêques,&lt;br /&gt;
vos vénérables frères, nous ont aussi exprimés par&lt;br /&gt;
leurs lettres. Nous nous plaisons infiniment à voir&lt;br /&gt;
en vous cet amour de la justice, cette grandeur&lt;br /&gt;
d'âme et cette liberté si digne d'un évêque, qui,&lt;br /&gt;
vous élevant au-dessus de tout respect humain,vous&lt;br /&gt;
font publier courageusement ce que vous pensez&lt;br /&gt;
touchant la Compagnie et ses défenseurs. C'est avec&lt;br /&gt;
la plus grande affection que, vous tenant embrassé&lt;br /&gt;
dans le sein de notre charité, nous vous donnons,&lt;br /&gt;
vénérable frère, notre bénédiction apostolique (Øtie'm.&lt;br /&gt;
sur la Øie et ta `con grég. de S. Liguori. Paris,&lt;br /&gt;
1842, t. II, 1. 3, e. 25, p. 195 et seqq.). »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la mort de Clément XIII et sous le pontificat de Clément XIV, la tempête se déchaîna contre les Jésuites avec plus de violence que jamais. Liguori disait : « Tout n'est qu'intrigues de la part des&lt;br /&gt;
jansénistes et des incrédules; s'ils parviennent à&lt;br /&gt;
renverser la Compagnie, leurs désirs seront accomplis ; et si ce boulevard vient à tomber, quelles convulsions dans l'Eglise et dans l'Etat ! Les Jésuites une fois détruits, le Pape et l'Eglise se. trouveront&lt;br /&gt;
dans une situation bien plus fâcheuse. Les Jésuites&lt;br /&gt;
ne sont pas le seul point de mire des jansénistes,&lt;br /&gt;
ils n'en veulent à la Compagnie que pour frapper&lt;br /&gt;
plus sûrement l'Eglise et les Etats. »&lt;br /&gt;
Lorsqu'en 1773, le saint évêque reçut le bref de&lt;br /&gt;
suppression, il adora quelque temps en silence les&lt;br /&gt;
jugements de Dieu, dans la conduite de son Pontife;&lt;br /&gt;
puis prenant la parole « Volonté du Pape, s'écria-&lt;br /&gt;
t-il, volonté de Dieu! » et l'on n'entendit plus de sa&lt;br /&gt;
bouche une seule parole qui manifestât sa peine intérieure. Un jour, plusieurs personnes de distinction&lt;br /&gt;
voulant jeter du blâme sur les dispositions de Clément XIV : Pauvre Pape ! s'écria le saint évêque,&lt;br /&gt;
que pouvait-il faire dans les circonstances difficiles&lt;br /&gt;
où il se trouvait, tandis que toutes les couronnes&lt;br /&gt;
demandaient de concert cette suppression ? Pour&lt;br /&gt;
nous, nous ne pouvons qu'adorer en silence les secrets jugements de Dieu et nous tenir en paix. Je&lt;br /&gt;
déclare cependant que, ne restât-il qu'un seul Jésuite au monde, il suffirait pour rétablir la Compagnie.»&lt;br /&gt;
« Priez pour le Pape, écrivait-il le 27 juin 1774.&lt;br /&gt;
Le supérieur des Chinois, qui est arrivé de Rome,&lt;br /&gt;
m'a dit que le Pape est accablé de tristesse, et en&lt;br /&gt;
effet il a sujet de l'être; car on ne voit aucune lueur&lt;br /&gt;
de paix pour l'Eglise. Priez pour le Pape; Dieu sait&lt;br /&gt;
combien je compatis à ses afflictions ! - Priez pour&lt;br /&gt;
le Pape, dit-il encore dans une `lettre, ainsi que je&lt;br /&gt;
ne cesse de le faire de mon côté. Priez pour le Pape;&lt;br /&gt;
on m'a écrit de la Romagne qu'il désire la mort,&lt;br /&gt;
tant il est affligé de toutes les traverses qui tourmentent l'Eglise. - Les affaires de l'Eglise, écrit-il, le&lt;br /&gt;
12 juin, vont de mal en pis. Monseigneur Rosetli,&lt;br /&gt;
qui vient de Rome, m'a dit des choses à faire pleurer. Le Pape est dans la plus grande affliction; il se tient toujours enfermé; il ne donne audience presque à personne et n'expédie aucune affaire. » Dans&lt;br /&gt;
une autre lettre du 23 juillet, il dit : « Le Pape&lt;br /&gt;
souffre beaucoup à cause de la prétention des couronnes, et surtout au sujet de Venise. Il est encore&lt;br /&gt;
frappé de la crainte de la mort, par la prophétie de&lt;br /&gt;
la Bernardine Renzi de Valentàno, enfermée au&lt;br /&gt;
château Saint-Ange, qui lui prédisait qu'il mourrait le 16 juillet. Maintenant le 16 est passé et il n'est&lt;br /&gt;
pas mort; ainsi nous espérons que Dieu nous le conservera pour l'année sainte du jubilé et plus longtemps encore. Je ne fais que répéter : Pauvre Pape,&lt;br /&gt;
pauvre Pape, qui est affligé de toutes parts ! Je ne&lt;br /&gt;
cesse de prier pour lui, afin que le Seigneur vienne&lt;br /&gt;
à son secours. » Il ajoute à la fin de sa lettre : « Le&lt;br /&gt;
Pape se tient toujours enfermé et ne veut entendre&lt;br /&gt;
personne. Il est donc besoin de prier d'une manière&lt;br /&gt;
toute spéciale pour le Pape et pour l'Eglise. » Le&lt;br /&gt;
25 août, il écrivit encore: « J'apprends de plusieurs&lt;br /&gt;
côtés que le Pape est dans l'affliction, qu'il se tient&lt;br /&gt;
enfermé et n'expédie aucune affaire. Priez Dieu qu'il&lt;br /&gt;
délivre le Pape de cette profonde mélancolie. » Les&lt;br /&gt;
mêmes sentiments se trouvent dans une autre lettre&lt;br /&gt;
du 5 septembre.&lt;br /&gt;
Dans la matinée.du 21 septembre 1774, saint&lt;br /&gt;
Liguori, après avoir fini sa messe, se jeta, contre&lt;br /&gt;
sa coutume, dans son fauteuil; il était abattu et taciturne, ne faisant aucun mouvement, n'articulant&lt;br /&gt;
aucune parole et ne demandant rien à personne. Il&lt;br /&gt;
resta dans cet état tout le jour et toute la nuit suivante, et durant tout ce temps il ne prit aucune&lt;br /&gt;
nourriture, et ne chercha point à se déshabiller.&lt;br /&gt;
Les domestiques, qui voyaient sa situation, ne sachant ce qui allait arriver, se tenaient debout à la&lt;br /&gt;
porte de sa chambre, mais aucun n'osait entrer. Le&lt;br /&gt;
22 au matin, il n'avait pas changé d'attitude; on ne&lt;br /&gt;
savait plus que penser. Le fait est qu'il était dans une extase prolongée. Cependant, lorsque l'heure&lt;br /&gt;
fut plus avancée, il agite la sonnette pour annoncer&lt;br /&gt;
qu'il veut célébrer la sainte messe. A ce signe, ce&lt;br /&gt;
n'est pas seulement frère Antoine qui vient &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;346&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T18:47:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;345&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE LXXXIX. - § I. SUCCESSION DE BONS PAPES : CLÉMENT XIV.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
34Ø&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
villes d'Italie, il vint, dès l'âge de trente-cinq,&lt;br /&gt;
ans, enseigner cette science à Rome, au collège des&lt;br /&gt;
Saints-Apôtres. La finesse de son esprit, l'enjouement de son caractère le firent aimer de Benoît XIV :&lt;br /&gt;
sous le règne de ce Pontife, il devint consulteur du&lt;br /&gt;
Saint-Office, place importante à Rome. Clément XIII&lt;br /&gt;
le fit cardinal en 1759. Devenu pape en 1769, il&lt;br /&gt;
mourut le 22 septembre 1774, à l'âge de 69 ans. Il&lt;br /&gt;
forma un musée où il rassembla beaucoup de précieux restes de l'antiquité. il fut sobre, désintéressé,&lt;br /&gt;
et ne connut pas le népotisme. En dehors de son&lt;br /&gt;
Bullaire, Clément XIV n'a pas laissé d'ouvrage&lt;br /&gt;
connu; car les lettres publiées sous son nom par&lt;br /&gt;
Caraccioli sont une imposture. Sommé d'en montrer les originaux, le faussaire ne put en fournir&lt;br /&gt;
aucun. La vie qu'il a publiée de ce même Pape&lt;br /&gt;
n'est qu'un résumé de ces lettres et ne mérite pas&lt;br /&gt;
plus de croyance. Quant à son Bullaire, sur trois&lt;br /&gt;
cent trente-huit pièces, il y en a très-peu d'importantes. La première année de son pontificat, il mit au rang des bienheureux le vénérable François Caracciolo, fondateur des Clercs réguliers mineurs&lt;br /&gt;
le 13 mai 1772, il béatifia Paul Bura d'Arezzo,&lt;br /&gt;
cardinal, évêque de Plaisance, puis archevêque de&lt;br /&gt;
Naples. Ce qui a rendu son pontificat et son nom&lt;br /&gt;
fameux, c'est un bref du 21 juin 1773, qui supprime la Société de Jésus : suppression qui, comme&lt;br /&gt;
nous le verrons plus en détail, lui fut extorquée par les instances menaçantes des souverains catholiques, jouets aveugles des jansénistes et des incrédules. Voilà pourquoi ceux-ci lui prodiguent leurs&lt;br /&gt;
éloges flétrissants.&lt;br /&gt;
L'imposteur Caraccioli insinue, que Clément XIV&lt;br /&gt;
est mort de poison, et rappelle en plusieurs endroits&lt;br /&gt;
ce noir soupçon. Mais, observe Picot dans ses Mémoires, un homme déjà convaincu de fausse supposition n'est heureusement pas une autorité fort imposante, et on peut lui adjoindre l'auteur janséniste&lt;br /&gt;
des Nouvelles ecclésiastiques ,qui n'avait garde de&lt;br /&gt;
manquer une aussi riche matière pour alimenter&lt;br /&gt;
ses feuilles. Ces bruits absurdes sont démentis par&lt;br /&gt;
des témoignages formels. Le Père Marzoni, général&lt;br /&gt;
des Conventuels, qui avait assisté Clément XIV&lt;br /&gt;
jusque dans ses derniers moments, et du suffrage duquel on avait voulu s'appuyer, certifia&lt;br /&gt;
sous le sceau du serment, par un acte du 27 juin&lt;br /&gt;
1775, que jamais ce Pontife ne lui avait fait entendre qu'il crût être empoisonné : ce qui fait tomber&lt;br /&gt;
ces mots vagues, ces demi-confidences, ces soupçons qu'on lui prêtait. De plus, le docteur Salicetti,&lt;br /&gt;
médecin du palais apostolique, qui avait soigné le&lt;br /&gt;
malade, avec son médecin ordinaire, rendit, dans&lt;br /&gt;
une déclaration du 11 septembre, un compte très détaillé de la maladie qu'il attribuait à un vice invétéré dans le sang et à la mauvaise habitude de se&lt;br /&gt;
procurer, le jour comme la nuit, des sueurs excessives. Il assurait que l'ouverture du cadavre n'avait&lt;br /&gt;
rien montré qui ne pût provenir de causes naturelles. Une humeur âcre qui incommodait fréquemment le Pape (septuagénaire), et qui se trouva supprimée tout à coup, parait avoir été la cause de sa&lt;br /&gt;
mort (Picot, Mémoires, an 1774).&lt;br /&gt;
Un de ses contemporains, qui l'assista miraculeusement à la mort, nous donnera des renseignements encore plus intimes sur ces choses. Ce contemporain est un saint du premier ordre, un Père de l'Eglise, qui combattit sans relâche, et de vive&lt;br /&gt;
voix par écrit, contre les portes de l'enfer, lesquelles s'efforçaient de prévaloir contre elle : c'est&lt;br /&gt;
saint Alphonse de Liguori, alors évêque de Sainte-Agathe, dans le royaume de Naples.&lt;br /&gt;
Une chose le faisait surtout gémir; c'était cette&lt;br /&gt;
tempête, qui, par toute l'Europe, s'élevait contre&lt;br /&gt;
les Jésuites. « Je n'ai encore reçu, écrivit-il à l'un&lt;br /&gt;
d'eux, aucune nouvelle sur les affaires de votre&lt;br /&gt;
Compagnie; j'en éprouve une inquiétude presque&lt;br /&gt;
plus grande que s'il s'agissait de nôtre petite congrégation. On menace une société qui a pour ainsi&lt;br /&gt;
dire sanctifié le monde et qui continue incessamment à le sanctifier. » Les calomnies faisant toujours de plus tristes progrès, on ne douta plus que&lt;br /&gt;
la célèbre Compagnie ne dut être bientôt supprimée&lt;br /&gt;
le Saint évêque crut en mourir de douleur.. « L'Eglise, disait-il, est appelée la vigne de Jésus-Christ;&lt;br /&gt;
mais si on enlève les ouvriers qui doivent la cultiver&lt;br /&gt;
et la conserver, elle ne produira que des ronces et&lt;br /&gt;
des épines , sous lesquelles les serpents se cacheront pour miner la Religion et l'Etat. Si ces ouvriers ne sont plus, s'écriait-il dans l'amertume de&lt;br /&gt;
sa douleur, nous sommes perdus ! » - Il estimait&lt;br /&gt;
heureuse la ville qui possédait un collège de la Compagnie. « Indépendamment du bien considérable&lt;br /&gt;
qu'ils font dans l'exercice des missions, les Jésuites,&lt;br /&gt;
disait-il, savent encore jeter dans le cœur des jeunes&lt;br /&gt;
gens des semences de piété, et en faire des plantes&lt;br /&gt;
qui, transportées ensuite dans toutes les classes de&lt;br /&gt;
la société, sanctifient les villes et les campagnes.&lt;br /&gt;
Les jansénistes et tous les novateurs voudraient&lt;br /&gt;
anéantir cette Société, pour renverser comme le boulevard de l'Eglise de Dieu. Contre de tels ennemis,&lt;br /&gt;
où trouver des athlètes vigoureux comme ceux que&lt;br /&gt;
la Compagnie seule peut dresser. » - Il déplorait&lt;br /&gt;
donc l'aveuglement des souverains, qui, trompés&lt;br /&gt;
par les faux rapports de prétendus catholiques zélés,&lt;br /&gt;
se déclaraient aussi contre ces religieux. « La Religion et l'Etat, disait-il, se donnent mutuellement la&lt;br /&gt;
main; lorsque celle-là est ébranlée, l'autre chancelle et va à sa ruine. »&lt;br /&gt;
Le bon pape Clément XIII ayant de nouveau&lt;br /&gt;
confirmé l'institut et la Compagnie de Jésus, saint&lt;br /&gt;
Alphonse de Liguori lui écrivit, le 19 juin 1765, la&lt;br /&gt;
lettre suivante&lt;br /&gt;
« Très-Saint Père, la bulle que Votre Sainteté&lt;br /&gt;
vient de donner à la louange de la vénérable Compagnie de Jésus, et pour sa confirmation, a rempli&lt;br /&gt;
tous les gens de bien d'une joie à laquelle moi, misérable, je m'honore spécialement de participer. Je&lt;br /&gt;
suis pénétré de la plus grande estime pour la Compagnie à cause du grand bien que font ces saints&lt;br /&gt;
religieux, par leurs exemples et leurs travaux continuels, dans tous les lieux où ils se trouvent, dans&lt;br /&gt;
les écoles, dans les églises et dans les oratoires de&lt;br /&gt;
tant de congrégations qu'ils dirigent, soit par les&lt;br /&gt;
confessions et les prédications, soit par les exercices&lt;br /&gt;
spirituels qu'ils donnent, aussi bien que par les fatigues auxquelles ils se livrent pour sanctifier les&lt;br /&gt;
prisons et les galères : je puis rendre moi-même&lt;br /&gt;
témoignage de leur zèle, que j'ai été à même d'admirer lorsque j'habitais la ville de Naples. Le Seigneur, dans .ces derniers temps, a voulu qu'ils&lt;br /&gt;
fussent éprouvés par diverses contradictions et traverses; mais Votre Sainteté, qui est le chef de&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;345&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;344&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
344&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HISTOIRE UNIVERSELLE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
surprit dans, un moment de rupture déclarée entre&lt;br /&gt;
la cour de Rome et la république de Venise. La&lt;br /&gt;
réputation du nouveau Pape explique cette préférence : il en était digne par ses vertus. Les écrivains les moins amis des Pontifes romains lui rendent ce témoignage. Le janséniste Clément, que&lt;br /&gt;
son parti avait envoyé à Rome pour y influencer l'élection, et qui, se donna en effet beaucoup de mouvement pour y faire un choix utile à sa cause, l'abbé Clément, peu louangeur en général, loue cependant Clément XIII. « A Padoue, dit-il, Rezzonico n'était appelé que le saint. C'était un homme&lt;br /&gt;
exemplaire, qui, avec l'immense revenu de son&lt;br /&gt;
diocèse et de son patrimoine, était toujours réduit&lt;br /&gt;
par ses aumônes à se trouver sans argent, donnant&lt;br /&gt;
jusqu'à son linge... Lorsqu'on lui fit la proposition&lt;br /&gt;
de le nommer, il témoigna la plus grande opposition, refusa pendant quelque temps, et enfin se&lt;br /&gt;
rendit Il n'avait d'autre dépendance de la société des Jésuites que celle que lui inspirait l'estime&lt;br /&gt;
qu'il faisait de la régularité de leur conduite et de&lt;br /&gt;
leur zèle pour les fonctions du ministère. » Le&lt;br /&gt;
même écrivain dit encore : « Lorsqu'on lui fit la&lt;br /&gt;
première ouverture de son exaltation, la surprise&lt;br /&gt;
et le saisissement accablèrent aussitôt le bon cardinal, Refus, opposition, fièvre, cris capables de renverser le plan qu'on se proposait. On ne put le calmer&lt;br /&gt;
qu'en lui disant d'abord que ce n'était, après tout,&lt;br /&gt;
qu'une proposition dont on pouvait se désister; selon lui, l'Eglise était perdue si elle se trouvait confiée à des mains si peu capables de la gouverner.&lt;br /&gt;
Et que dirait tout l'univers d'un pareil choix ? Tout&lt;br /&gt;
ce bruit pensa faire échouer l'entreprise (Picot,&lt;br /&gt;
Mémoires, an 1758). » Le nouveau Pape reçut&lt;br /&gt;
ainsi, dès le commencement, des éloges unanimes.&lt;br /&gt;
Même le gazetier janséniste, en parlant de la circulaire que Clément XIII adressa aux évêques pour&lt;br /&gt;
leur faire part de son exaltation , disait que ce&lt;br /&gt;
bon Pape y parlait de l'abondance d'un cœur vraiment pénétré. » Le comte d'Albon dit, de son&lt;br /&gt;
côté, dans son Discours sur l'histoire : « Les bons&lt;br /&gt;
citoyens ne peuvent, sans une vive émotion, prononcer le nom de Clément XIII c'était vraiment le&lt;br /&gt;
père du peuple; il n'avait rien de plus à cœur que&lt;br /&gt;
de le rendre heureux, il y travaillait avec zèle. Le&lt;br /&gt;
chagrin qu'il ressentait le plus vivement, qui lui&lt;br /&gt;
arracha même souvent les larmes, était de voir des&lt;br /&gt;
infortunés dont il ne pouvait soulager les maux. »&lt;br /&gt;
Enfin, l'astronome Lalande lui-même, dans son&lt;br /&gt;
Voyage d'Italie, ajoute à ces éloges : « Clément&lt;br /&gt;
XIII, dit-il, a des mœurs irréprochables, une&lt;br /&gt;
piété édifiante, une douceur inaltérable. Les maux&lt;br /&gt;
de l'Eglise ne lui arrachent que des larmes. J'ai ad-&lt;br /&gt;
miré son zèle, sa, vigilance, sa modération en parlant de ceux mêmes qui méritent le moins ses ménagements. » Lalande rapporte en particulier un&lt;br /&gt;
trait qui prouve combien ce Pontife était éloigné de&lt;br /&gt;
faire entrer dans ses projets quelconques des motifs&lt;br /&gt;
de vanité ou le vain désir des applaudissements hummains. « Le Pape, dit-il en parlant du dessèchement des marais pontins, le désirait personnellement. Lorsque je rendis compte à Sa Sainteté de&lt;br /&gt;
cette partie de mon voyage, elle y prit un intérêt&lt;br /&gt;
marqué et me demanda avec empressement ce que&lt;br /&gt;
je pensais de la possibilité et des avantages de ce&lt;br /&gt;
projet : je les lui exposai en détail; mais ayant pris la liberté d'ajouter que ce serait une époque de&lt;br /&gt;
gloire pour son régne, le Pontife religieux interrompit ce discours profane, et, joignant les mains&lt;br /&gt;
vers le ciel , il me dit, presque les larmes aux&lt;br /&gt;
yeux : « Ce n'est pas la gloire qui nous touche, c'est&lt;br /&gt;
le bien de nos peuples que nous cherchons. » C'est&lt;br /&gt;
ainsi que des hommes qui n'étaient pas accusés de&lt;br /&gt;
flatter les Papes jugeaient Clément XIII. Il sera bon&lt;br /&gt;
de se rappeler ces jugements lorsque nous verrons&lt;br /&gt;
certains princes lui susciter toute sorte de contra-&lt;br /&gt;
dictions; lorsque nous verrons les rois de France,&lt;br /&gt;
d'Espagne, de Portugal, de Naples, bannir les Jésuites de leurs royaumes, traiter leur institut de&lt;br /&gt;
pernicieux et impie, ce même institut que le concile œcuménique de Trente a déclaré saint et pieux.&lt;br /&gt;
Parmi les lettres de son Bullaire, qui sont au&lt;br /&gt;
nombre de sept cents, il y en a beaucoup où il déplore le triste état de la religion en France, en Espagne, en Allemagne, en Pologne il déplore en&lt;br /&gt;
particulier l'expulsion dès Jésuites par une faction&lt;br /&gt;
révolutionnaire et impie, qui circonvenait et dominait les princes. A l'exemple du concile de Trente,&lt;br /&gt;
il justifia et confirma la Compagnie de Jésus : il encouragea, il consola même les bons évêques qui&lt;br /&gt;
partageaient ses alarmes et qui s'efforçaient d'opposer une digue au déluge des mauvais livres. Pour&lt;br /&gt;
procurer à l'Eglise affligée do nouveaux intercesseurs dans le ciel, Clément XIII canonisa sainte&lt;br /&gt;
Françoise de Chantal, saint Jérôme Emilien, saint&lt;br /&gt;
Jean de Kenti en Pologne, saint Séraphin de Monte-&lt;br /&gt;
Granariô, saint Joseph de Cupertin, saint Joseph de&lt;br /&gt;
Calasanze ; il béatifia le vénérable Grégoire Barbadigo, cardinal-évêque de Padoue; le vénérable Simon de Roxas, de l'ordre de la Trinité, pour la&lt;br /&gt;
rédemption des captifs; le vénérable Bernard de&lt;br /&gt;
Corléone, frère laïque dans l'ordre des Capucins;&lt;br /&gt;
enfin il approuva l'office, du bienheureux Marin&lt;br /&gt;
d'Aguire, Franciscain, de Vergara, en Espagne,&lt;br /&gt;
que nous avons vu martyriser au Japon, le 5 février&lt;br /&gt;
1597, avec vingt-cinq autres chrétiens mis au rang&lt;br /&gt;
des martyrs par Urbain VIII, en attendant une canonisation plus solennelle.&lt;br /&gt;
Le bon pape Clément XIII mourut le 2 février&lt;br /&gt;
1769, après dix ans de pontificat, à l'age de 76 ans.&lt;br /&gt;
Sa santé avait toujours été mauvaise. « Sa constitution est si sanguine, dit Lalande dans son Voyage&lt;br /&gt;
d'italie, et il a le sang si sujet à la raréfaction&lt;br /&gt;
qu'on désespère depuis longtemps de le conserver&lt;br /&gt;
Son médecin le fait saigner à tout moment, et il a&lt;br /&gt;
peine encore à éviter les accidents. Le 19 août XXXX,&lt;br /&gt;
il tomba presque mort et ne revint que quand on&lt;br /&gt;
l'eut saigné.. » Ce fut apparemment un de ces accidents qui causa la mort inopinée de ce Pontife.&lt;br /&gt;
* Le 19 mai suivant, il eut pour successeur le cardinat Laurent Ganganelli; celui-ci prit le nom de&lt;br /&gt;
Clément XIV, en mémoire de Clément XIII, qui lui&lt;br /&gt;
avait donné la pourpre. Le nouveau Pape était né&lt;br /&gt;
le 31 octobre 1705, au bourg de Saint-Arcangelo,&lt;br /&gt;
d'une famille noble, dans le duché d'Urbin. Son&lt;br /&gt;
père était médecin pensionné de la ville. Le jeune&lt;br /&gt;
Ganganelli se livra dès ses premières années, avec&lt;br /&gt;
une ardeur extraordinaire, aux études les plus sérieuses. Il fit des progrès rapides sous la conduite&lt;br /&gt;
des professeurs de Rimini, où il était élevé, et, dès&lt;br /&gt;
l'age de dix-huit ans, il entra dans l'ordre de Saint-François. Après avoir professé la théologie en différents &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;344&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T18:11:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;343&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
LIVRE LXXXIX. - § I. SUCCESSION DE BONS PAPES : BENOIT XIV.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
343&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
il est obligé de commettre à sa place un de ses vicaires généraux, ou quelqu'un des principaux de&lt;br /&gt;
son clergé, ce juge délégué doit se faire assister d'un&lt;br /&gt;
docteur en théologie et d'un licencié en droit canon.&lt;br /&gt;
Celui qui reçoit les dépositions doit, à chaque article, les contre-signer avec, les témoins mêmes qui&lt;br /&gt;
les souscrivent. 4° On doit exiger de chaque déposant un rapport bien circonstancié Lies faits ; il ne&lt;br /&gt;
suffit pas de lire aux autres le témoignage du premier, et de le faire approuver par leur consentement ; il est ordonné de les entendre eux-mêmes, et de rédiger au long leurs réponses. 5° On prendra&lt;br /&gt;
serment du notaire, et de celui qui a la fonction de&lt;br /&gt;
promoteur aussi bien que des témoins ; ils jureront&lt;br /&gt;
tous de garder un profond silence sur le contenu&lt;br /&gt;
des interrogatoires. 6° On doit écrire au Pape pour&lt;br /&gt;
notifier à Sa Sainteté la procédure et le jugement.&lt;br /&gt;
7° On envoie, le plus tôt qu'il est possible, toutes&lt;br /&gt;
les écritures, copiées en bonne forme et bien cachetées, à la congrégation dés Rites. 8° Il faut conserver avec soin, dans les archives de l'église cathédrale, les originaux enfermés dans une cassette&lt;br /&gt;
bien scellée, sous plusieurs clés différentes que l'on&lt;br /&gt;
dépose chez des personnes notables. 9° Outre les&lt;br /&gt;
témoins présentés par les parties qui sollicitent l'information, l'évêque doit en interroger d'office plusieurs autres, autant qu'il pourra s'en trouver en&lt;br /&gt;
état de répondre. 10° Enfin, on ne peut insérer les&lt;br /&gt;
attestations ou autres actes extrajudiciaires dans les&lt;br /&gt;
écritures authentiques. Par l'exactitude de ces in-&lt;br /&gt;
formations préliminaires, on peut juger de ce qu'il&lt;br /&gt;
en sera du fond même de la procédure à Rome.&lt;br /&gt;
Le grand ouvrage de Benoît XIV se complète encore&lt;br /&gt;
en quelque sorte par son Traité des fêtes et du saint&lt;br /&gt;
sacrifice de la messe.&lt;br /&gt;
Pendant qu'il était évêque. d'Ancône, puis archevêque de Bologne, il eut lieu de s'apercevoir qu'on&lt;br /&gt;
ignorait généralement ou du moins que l'on ne connaissait point un assez grand nombre de constitutions apostoliques, où sont contenus des règlements&lt;br /&gt;
très-importants dé l'Eglise. On ignorait complètement, ou on entendait mal les réponses des congrégations. Les meilleurs statuts du diocèse étaient&lt;br /&gt;
mal observés ou entièrement négligés, parce qu'on&lt;br /&gt;
en ignorait la source. Larnbertini se convainquit de&lt;br /&gt;
tout cela, et dans des consultations théologiques, et&lt;br /&gt;
par l'examen des jeunes clercs, des confesseurs et&lt;br /&gt;
des curés. Quel remède à ce mal? On lui en conseilla de différentes espèces, en particulier l'êtablissement des académies ou conférences. Mais il&lt;br /&gt;
fit remarquer que d'ordinaire un seul des associés&lt;br /&gt;
travaille, tandis que les autres ne font rien, et ne&lt;br /&gt;
conservent qu'un souvenir confus du rapport qu'ils&lt;br /&gt;
écoutent. Le meilleur moyen lui parut de faire une&lt;br /&gt;
suite d'ordonnances épiscopales, bien motivées, afin&lt;br /&gt;
qu'on y apprit non-seulement ce qu'il y avait à faire,&lt;br /&gt;
mais encore les raisons pourquoi. Le recueil de ces&lt;br /&gt;
ordonnances fut reçu avec applaudissement, non-seulement dans le diocèse de Bologne, mais encore&lt;br /&gt;
ailleurs. Un second moyen, c'était de tenir un synode diocésain, où l'on discuterait certains chefs&lt;br /&gt;
fixés d'avance, au delà desquels il ne serait pas&lt;br /&gt;
permis de s'étendre. La plupart étaient tirés des&lt;br /&gt;
ordonnances épiscopales, mais il paraissait utile&lt;br /&gt;
que l'autorité synodale vint encore les confirmer.&lt;br /&gt;
Toutefois quand il voulut mettre son projet à. exécution, les opinions furent si divergentes, qu'il fallut&lt;br /&gt;
prendre un autre parti. Les uns voulaient qu'on discutât sans exception tous les points de discipline ;&lt;br /&gt;
les autres en proposaient beaucoup qui n'étaient pas&lt;br /&gt;
de la compétence du synode.&lt;br /&gt;
Pour guérir ces préjugés divers, Lambertini entreprit à Bologne un ouvrage qu'il acheva étant pape,&lt;br /&gt;
et qu'il publia, non comme pontife, mais comme&lt;br /&gt;
docteur particulier : son traité Du synode diocésain.&lt;br /&gt;
Il est en treize livres. 1° Notions et questions préliminaires; 2° qui peut assembler le synode diocésain; 3° qui doit y être appelé, en quel ordre doit-on y prendre séance; 4° des ministres du&lt;br /&gt;
synode; 5° ce que l'on doit y faire; 6° des constitutions à dresser dans le synode, et de la manière de&lt;br /&gt;
les rédiger; 7° de ce qu'il faut éviter dans les constitutions synodales : par exemple, sur les questions&lt;br /&gt;
non encore définies touchant les sacrements, en&lt;br /&gt;
particulier le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la pénitence; 8° questions non encore définies touchant l'extrême-onction, l'ordre et le mariage; 9° il faut éviter dans le synode ce qui peut&lt;br /&gt;
aller contre l'autorité et les droits du Siège apostolique, ne pas entreprendre de définir les controverses juridictionnelles entre la puissance ecclésiastique et la séculière, user sobrement des lois civiles&lt;br /&gt;
dans le synode, et ne pas léser les privilèges des&lt;br /&gt;
réguliers.; 10° précautions à garder dans ce qui regarde les censures, l'usure, les contrats et les&lt;br /&gt;
amendes pécuniaires; 11° de la nouveauté et de la&lt;br /&gt;
sévérité à éviter dans les constitutions synodales&lt;br /&gt;
plusieurs de ces constitutions ont été censurées mal&lt;br /&gt;
à propos sous ce rapport; 12° de l'inconsistance des&lt;br /&gt;
constitutions synodales, qui sont contraires au droit&lt;br /&gt;
commun et aux décrets apostoliques; en outre, s'il&lt;br /&gt;
est permis, et jusqu'où, de statuer quelque chose&lt;br /&gt;
dans le synode au delà du droit commun; 13° des&lt;br /&gt;
autres articles qui regardent le synode diocésain.&lt;br /&gt;
Benoît XIV traite chacun de ces points avec une&lt;br /&gt;
érudition immense, mais nette et bien digérée. Cet&lt;br /&gt;
ouvrage devrait être le manuel de tous les évêques,&lt;br /&gt;
vicaires généraux et curés. Car, si vers le milieu&lt;br /&gt;
du XVIII° siècle, il y avait beaucoup d'ignorance et&lt;br /&gt;
de préjugés sur ces matières en Italie, aujourd'hui,&lt;br /&gt;
après les révolutions qui ont tout bouleversé, il y&lt;br /&gt;
en a naturellement bien plus encore en France, en.&lt;br /&gt;
Allemagne, en Espagne, en Portugal et ailleurs.&lt;br /&gt;
Benoît XIV mourut le 3 mai 1758, après une maladie assez douloureuse, pendant laquelle il ne perdit pas un seul instant la sérénité de l'âme, ni la&lt;br /&gt;
vivacité de l'esprit. Ses derniers soins furent consacrés à consoler ceux qui pleuraient autour de&lt;br /&gt;
lui et à remplir avec ferveur les devoirs de la religion. Son éloge se trouve partout. Mais le plus flatteur de tous, peut-être, est le monument que le fils&lt;br /&gt;
du lord-ministre Walpole lui fit ériger en Angleterre, et où on lit, entre autres, ces mots déjà consacrés par les suffrages de la postérité : Aimé des&lt;br /&gt;
catholiques, estimé des protestants, humble, désintéressé ; monarque sans favori, `Pape sans népotisme, et, malgré son esprit et son savoir, docteur&lt;br /&gt;
sans orgueil, censeur sans sévérité, etc.&lt;br /&gt;
Benoît XIV eut pour successeur Clément XIII.&lt;br /&gt;
Charles Rezzonico, né à Venise en 1693, cardinal&lt;br /&gt;
en 1737, et évêque de Padoue en 1743, fut élu pape&lt;br /&gt;
le 5 juillet 1758. Ce choix d'un cardinal vénitien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;343&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T14:05:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;342&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
342&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HISTOIRE UNIVERSELLE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
glanait dans son champ, à la vue de Ruth, dire à&lt;br /&gt;
ses moissonneurs : Quand elle viendra ramasser&lt;br /&gt;
entre les gerbes, ne lui en faites point de confusion.&lt;br /&gt;
Et vous jetterez exprès des épis de vos javelles, et vous tes laisserez, afin qu'elle les ramasse, et que&lt;br /&gt;
personne de vous ne lui parle avec dureté (Ruth, 2).&lt;br /&gt;
Or, au mois de juin 1741, il arriva que le pape Benoît XIV, allant prendre l'air à Castel-Gandolfo,&lt;br /&gt;
beaucoup de pauvres vinrent à lui se plaindre avec&lt;br /&gt;
larmes, que des propriétaires les empêchaient de&lt;br /&gt;
glaner dans leurs champs après la moisson, afin de&lt;br /&gt;
laisser la glane à leur bétail. Le Pape prit vivement&lt;br /&gt;
à cœur la cause des pauvres, qui est celle de Dieu&lt;br /&gt;
il rendit deux encycliques, l'une du 22 mai 1742,&lt;br /&gt;
l'autre du 17 mai 1751. Dans la première, il rappelle ce que le Seigneur ordonne là-dessus dans la&lt;br /&gt;
loi de Moïse, et en recommande l'exécution aux&lt;br /&gt;
évêques et aux curés, et l'observation à tous les&lt;br /&gt;
propriétaires. Cette exhortation n'ayant pas été suivie partout, il ordonne dans la seconde qu'il soit&lt;br /&gt;
permis aux pauvres de glaner dans tous les champs&lt;br /&gt;
des Etats de l'Eglise, pendant dix jours, après que&lt;br /&gt;
les gerbes auront été enlevées. Chaque contravention est punie d'une amende de trente écus, à distribuer entre les pauvres des lieux.&lt;br /&gt;
Dans, son pontificat de dix-huit ans, Benoît XIV&lt;br /&gt;
mit au rang des bienheureux et des saints un grand&lt;br /&gt;
nombre de serviteurs de Dieu. Il béatifia Alexandre&lt;br /&gt;
Sauli, apôtre de la Corse; Camille de Lellis, fondateur d'une congrégation pour le service des malades; Jérôme Emiliani, fondateur d'une congrégation pour l'éducation de la jeunesse; Joseph de&lt;br /&gt;
Calasanze, fondateur d'une congrégation pour les&lt;br /&gt;
écoles chrétiennes; Jeanne-Françoise Frémiot de&lt;br /&gt;
Chantal, fondatrice des Visitandines; Joseph de Cupertin, religieux de Saint François. Il canonisa le&lt;br /&gt;
même Carnifie de Lellis, ainsi que sainte Elisabeth,&lt;br /&gt;
reine de Portugal; saint Fidèle de Sigmai-ing, Capucin, martyrisé par les protestants de Suisse;&lt;br /&gt;
saint Pierre Regalati, Franciscain; saint Joseph de&lt;br /&gt;
Léonissa, Capucin; sainte Catherine de Ricci, du&lt;br /&gt;
tiers-ordre de Saint-Dominique.&lt;br /&gt;
Benoit XIV, avait fait plus, étant encore promoteur de la foi dans la congrégation des Rites, fonction équivalente à celle de procureur général dans&lt;br /&gt;
une cour souveraine, il composa, en quatre livres,&lt;br /&gt;
un ouvrage complet sur la béatification et la canonisation des saints. Le premier livre contient des&lt;br /&gt;
principes généraux et des notions préliminaires; le&lt;br /&gt;
second, le détail des formalités judiciaires; le troisième traite des fondements de la sainteté, c'est-à-&lt;br /&gt;
dire des vertus héroïques et du martyre; le quatrième et dernier traite des preuves de la sainteté,&lt;br /&gt;
c'est à dire des miracles et des grâces extraordinaires. A la suite de chaque livre, se trouvent certaines&lt;br /&gt;
pièces dont il y est parlé, et qui peuvent servir de&lt;br /&gt;
modèles. Comme la béatification et la canonisation&lt;br /&gt;
des saints sont une affaire majeure qui intéresse&lt;br /&gt;
toute I'Eglise de Dieu, elle a été naturellement réservée au chef même de cette Eglise. La question&lt;br /&gt;
est de savoir si tel pieux personnage a pratiqué les&lt;br /&gt;
vertus chrétiennes dans un degré héroïque, et si&lt;br /&gt;
Dieu en a manifesté la sainteté par des miracles.&lt;br /&gt;
Pour s'en assurer, le Pape a établi un tribunal sous&lt;br /&gt;
le nom de congrégation des Rites, qui dirige toutes&lt;br /&gt;
les procédures. Ce tribunal se compose d'un certain nombre de cardinaux, ordinairement sept, quelque fois neuf, et d'un certain nombre de consulteurs,&lt;br /&gt;
juges du second ordre : ses principaux officiers sont&lt;br /&gt;
le promoteur de la foi ou procureur général et le&lt;br /&gt;
secrétaire.&lt;br /&gt;
Les honneurs que I'Eglise fait rendre aux saints&lt;br /&gt;
canonisés se réduisent à sept articles : 1° Leurs&lt;br /&gt;
noms sont inscrits dans les calendriers ecclésiastiques, les martyrologes, les litanies. 2° On les invoque publiquement dans les prières et les offices solennels. 3° On dédie sous leur invocation des temples et des autels. 4° On offre en leur honneur le&lt;br /&gt;
sacrifice adorable du corps et du sang de Jésus-Christ. 5° On célèbre le jour de leur fête. 6° On&lt;br /&gt;
expose leurs images dans les églises , et ils y sont&lt;br /&gt;
représentés la tête environnée d'une couronne de&lt;br /&gt;
lumière, qu'on appelle auréole. 7° Enfin, leurs reliques sont offertes à là vénération du peuple et portées avec pompe dans les processions solennelles.&lt;br /&gt;
- C'est dans tout l'univers que ce culte est autorisé&lt;br /&gt;
par le décret de leur canonisation. Quand le souverain Pontife a déclaré leur sainteté, c'est un devoir&lt;br /&gt;
pour tous les fidèles de la reconnaître. - La béatification, au contraire, n'est regardée que comme le&lt;br /&gt;
préliminaire de la canonisation. C'est une espèce&lt;br /&gt;
de permission provisoire, restreinte par sa nature à&lt;br /&gt;
l'étendue des lieux ou à la qualité des personnes,&lt;br /&gt;
Les serviteurs de Dieu reçoivent, en conséquence de&lt;br /&gt;
ce jugement, le titre de bienheureux. Une ville, une&lt;br /&gt;
province, un ordre, un diocèse peuvent alors les&lt;br /&gt;
honorer sous ce nom. Quelquefois on approuve un&lt;br /&gt;
office particulier qui ne se récite qu'en secret, sans&lt;br /&gt;
préjudice à celui du jour. Mais il faut un induit du&lt;br /&gt;
Pape pour ériger des autels en leur nom, et même&lt;br /&gt;
pour exposer dans une église ou leurs portraits ou&lt;br /&gt;
leurs reliques. -Un décret du pape Alexandre VII, de l'année 1629, défend absolument d'étendre aux&lt;br /&gt;
béatifiés les honneurs qu'on rend légitimement aux&lt;br /&gt;
saints canonisés.&lt;br /&gt;
Pour constater les vertus et les miracles des&lt;br /&gt;
saints, la congrégation des Rites suit la même règle&lt;br /&gt;
que les tribunaux séculiers pour constater les crimes des accusés. Seulement, les procédures pour&lt;br /&gt;
la béatification et la canonisation sont bien plus&lt;br /&gt;
longues et plus rigoureuses. Les premières instructions sont dressées sur les lieux par l'évêque diocésain. Il commence le procès par deux instances différentes. La première est une information pour&lt;br /&gt;
constater la renommée publique des vertus et des&lt;br /&gt;
miracles. La seconde est une perquisition exacte&lt;br /&gt;
pour assurer qu'on a fidèlement exécuté les décrets&lt;br /&gt;
d'Urbain VIII, qui défendent de rendre aucun culte&lt;br /&gt;
public aux serviteurs de Dieu, quand ils ne sont&lt;br /&gt;
encore ni béatifiés ni canonisés. L'ordinaire est absolument le juge en ces deux causes; il les commence de son propre mouvement et doit porter sa&lt;br /&gt;
sentence. S'il négligeait de le faire, on lui renverrait de Rome ses procédures, pour qu'il décidât lui-&lt;br /&gt;
même.&lt;br /&gt;
Pour ces premières informations il y aune dizaine&lt;br /&gt;
de formalités à observer. 1° Pour éviter toute précipitation, il faudra que le bruit public atteste, pendant quelque temps, des vertus héroïques et des&lt;br /&gt;
miracles bien marqués, avant qu'on pense à commencer les procédures. 2° L'évêque lui-même présidera s'il est possible, à toutes les enquêtes. Quand&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;342&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T13:57:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;341&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
LIVRE LXXXIX. - § I. SUCCESSION DE BONS PAPES : BENOÎT XIV.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
341&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a plusieurs lettres de Benoît XIV aux évêques&lt;br /&gt;
de Pologne, pour leur recommander plus de précaution dans ce qui regarde les dispenses et les&lt;br /&gt;
nullités de mariage. Une question grave sur cette&lt;br /&gt;
matière s'était élevée entre les missionnaires de la&lt;br /&gt;
Hollande ou des Provinces-Unies. Les mariages&lt;br /&gt;
contractés entre hérétiques, ou entre hérétique et&lt;br /&gt;
catholique, sans observer la forme prescrite par le&lt;br /&gt;
concile de Trente, sont-ils valides ou non ? Les avis&lt;br /&gt;
des missionnaires étant partagés, on consulta Rome.&lt;br /&gt;
Clément XII fit examiner la question sous toutes les&lt;br /&gt;
faces par la congrégation des Cardinaux pour l'interprétation du concile de Trente. Benoît XIV, par&lt;br /&gt;
un rescrit du 4 novembre 1741, déclare que les&lt;br /&gt;
mariages contractés entre hérétiques dans les Provinces-Unies sont valides, ainsi que ceux contractés&lt;br /&gt;
entre hérétique et catholique, quoique ces derniers&lt;br /&gt;
mariages soient un objet d'horreur pour l'Eglise. La&lt;br /&gt;
raison pourquoi ces mariages sont valides, c'est&lt;br /&gt;
que le concile de Trente n'a pas eu intention d'y&lt;br /&gt;
étendre le nouvel empêchement de clandestinité.&lt;br /&gt;
Une autre question survint. Les catholiques de ces&lt;br /&gt;
mêmes pays étaient obligés par la loi séculière de&lt;br /&gt;
se présenter devant le magistrat civil ou le ministre&lt;br /&gt;
hérétique, pour exprimer leur consentement mutuel&lt;br /&gt;
à se marier : plusieurs s'en tenaient là, et ne renouvelaient pas leur consentement devant le curé&lt;br /&gt;
catholique, assisté de deux témoins, comme l'ordonne le concile de Trente. On demandait si un&lt;br /&gt;
pareil mariage était valide, du moins en tant que&lt;br /&gt;
contrat ? Le 17 septembre 1746, Benoît XIV pose&lt;br /&gt;
en principe que, partout où le concile de Trente a&lt;br /&gt;
été publié, de pareils mariages sont nuls, et comme&lt;br /&gt;
contrat, et comme sacrement. Or, personne ne&lt;br /&gt;
doute que le concile de Trente n'ait été publié dans&lt;br /&gt;
les Pays-Bas. « Donc, les catholiques y doivent savoir que, quand ils se présentent au magistrat civil ou au ministre hérétique, ils exercent un acte&lt;br /&gt;
purement civil, par où ils témoignent leur obéissance aux lois des princes ; mais qu'au reste ils ne&lt;br /&gt;
contractent alors aucun mariage. Ils doivent savoir&lt;br /&gt;
que, tant qu'ils n'auront pas célébré leur mariage&lt;br /&gt;
devant le ministre catholique et deux témoins, ils&lt;br /&gt;
ne seront jamais, ni devant Dieu ni devant l'Eglise,&lt;br /&gt;
vrais et légitimes époux. »&lt;br /&gt;
A Rome, à Venise, dans les missions étrangères,&lt;br /&gt;
parmi les Juifs, les Turcs , les païens, se présente&lt;br /&gt;
souvent la même difficulté que du temps de saint&lt;br /&gt;
Paul. Un mari se convertit, sa femme ne se convertit pas ou bien la femme se fait chrétienne, et son&lt;br /&gt;
mari reste juif, musulman ou païen. L'Apôtre décide, chapitre VII de sa seconde épître aux Corinthiens, que, si le conjoint infidèle consent à demeurer, la partie fidèle ne doit point s'en séparer;&lt;br /&gt;
que si l'époux se sépare lui-même, l'époux fidèle&lt;br /&gt;
n'est point obligé de le suivre, et rentre dans son&lt;br /&gt;
ancienne liberté. Sur ce fondement, l'Eglise romaine a toujours enseigné que, dans ce cas, l'époux&lt;br /&gt;
fidèle peut se marier légitimement avec une personne chrétienne. Benoît XIV, dans son Bullaire,&lt;br /&gt;
le suppose, le rappelle et l'applique une infinité de&lt;br /&gt;
fois, comme un point hors de toute controverse : il&lt;br /&gt;
cite même une dissertation expresse qu'il a faite à&lt;br /&gt;
cet égard (Voir, entre autres, sa lettre du 28 février&lt;br /&gt;
1747 sur le baptême des Juifs, n. 58). Dans ces cas, l'Eglise ordonne à l'époux fidèle de faire une interpellation au conjoint infidèle, s'il veut demeurer&lt;br /&gt;
avec lui sans outrager le Créateur. Sur quoi se présentait plus d'une difficulté à Venise. Depuis 1557,&lt;br /&gt;
il y avait dans cette ville un hospice pour les catéchumènes, où l'on instruisait les infidèles, les Juifs,&lt;br /&gt;
les Turcs, qui voulaient se convertir; on leur y&lt;br /&gt;
apprenait même un état, pour avoir de quoi vivre,&lt;br /&gt;
ou aider les femmes à se marier, ou à se faire religieuses. Or, plus d'une fois il arrivait que ces pauvres gens, pour sauver leur âme et recevoir le baptême, avaient quitté leur conjoint infidèle; ou bien&lt;br /&gt;
celui-ci avait été emmené captif, se trouvait dans&lt;br /&gt;
des pays lointains, inconnus, avec lesquels il n'y&lt;br /&gt;
avait point de communication. Comment lui faire&lt;br /&gt;
l'interpellation ordonnée par l'Eglise ? Benoît XIV,&lt;br /&gt;
par sa lettre du 16janvier 1745, autorise son nonce&lt;br /&gt;
à Venise d'en dispenser dans ces cas.&lt;br /&gt;
Parmi les lettres de Benoît XIV, concernant l'Amérique, la plus remarquable nous parait la suivante. - Les Pontifes romains, en travaillant à la&lt;br /&gt;
conversion Lies indigènes du Nouveau-Monde, veillaient en même temps à la conservation de leur liberté. Paul III rendit un décret à cet égard le 28 mai 1537, et Urbain VIII le 22 avril 1639. Cependant Benoit XIV apprit avec la plus profonde douleur que, dans les provinces du Paraguay, du Brésil&lt;br /&gt;
et de la Plata, des chrétiens catholiques, oubliant&lt;br /&gt;
toute charité chrétienne, se permettaient de réduire&lt;br /&gt;
en servitude, de vendre comme esclaves, de dépouiller de leurs biens, de traiter inhumainement, non-&lt;br /&gt;
seulement les Indiens idolâtres, mais même ceux&lt;br /&gt;
qui avaient été régénérés par les eaux saintes du baptême. Il s'en plaignit au roi de Portugal, qui&lt;br /&gt;
promit de donner aussitôt les ordres nécessaires à&lt;br /&gt;
ses officiers. Il s'en plaignit surtout aux évêques&lt;br /&gt;
des trois provinces par une lettre du 20 décembre&lt;br /&gt;
1741, dans laquelle il les exhorte puissamment à&lt;br /&gt;
seconder les intentions du roi. Il confirme et renouvelle les décrets de Paul III et d'Urbain VIII, ordonne de publier des édits en faveur des Indiens et&lt;br /&gt;
frappe d'excommunication et d'anathème tous ceux&lt;br /&gt;
qui attenteraient à leur liberté.&lt;br /&gt;
Mais de toutes les bulles, brefs ou lettres de Benoît XIV, il n'y en a peut-être pas de plus cordiales&lt;br /&gt;
que deux encycliques pour les Etats pontificaux.&lt;br /&gt;
La loi de Moïse, comparée à la loi de l'Evangile,&lt;br /&gt;
est une loi de sévérité et de crainte. Cependant,&lt;br /&gt;
dans cette loi de terreur, nous avons vu plus d'humanité envers les pauvres que dans aucune législation purement humaine. Nous y avons lu entre&lt;br /&gt;
autres : Lorsque tu feras la récolte dans ton champ &lt;br /&gt;
et que tu y auras oublié une gerbe, tu ne retourneras&lt;br /&gt;
point pour l'emporter; elle sera à l'étranger, à l'orphelin et à la veuve , afin que l'Eternel, ton Dieu,&lt;br /&gt;
te bénisse dans toutes les œuvres de tes mains.&lt;br /&gt;
Quand tu auras secoué ton olivier, tu n'y reviendras point après; ce sera pour l'étranger, l'orphelin&lt;br /&gt;
et la veuve. Quand tu auras vendangé ta vigne, tu.&lt;br /&gt;
n'y glaneras point après; ce sera pour l'étranger, l'orphelin et la veuve. Quand tu feras la moisson de&lt;br /&gt;
ta terre, tu ne couperas pas tout à fait les coins&lt;br /&gt;
et les bouts de ton champ, ni ne ramasseras les épis&lt;br /&gt;
isolés; mais tu laisseras tout cela pour le pauvre et&lt;br /&gt;
l'étranger : moi, l'Eternel, votre Dieu (Deuteron.,&lt;br /&gt;
24; Lévit., 19; 9; 23, 22). » Nous avons vu un ancêtre du Christ, Booz, à la vue d'une étrangère qui&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;341&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T13:49:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;340&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ø4O&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HISTOIRE UNIVERSELLE DE L'EGLISE CATHOLIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
homme très-zélé pour la propagation de la foi catholique,mais qui, sans consulter le Saint-Siège,&lt;br /&gt;
se permit quelques innovations dans les rites. Le&lt;br /&gt;
patriarche Cyrille, ignorant que ces innovations&lt;br /&gt;
d'Euthyinius avaient été improuvées par le Siège&lt;br /&gt;
apostolique en 1716, crut pouvoir en faire d'autres ;&lt;br /&gt;
voici en quoi. Outre le jeûne de quarante jours avant&lt;br /&gt;
Pâques, les Grecs ont un second carême avant Noël,&lt;br /&gt;
un troisième de quinze jours avant l'Assomption,&lt;br /&gt;
un quatrième avant la fête de saint Pierre et de&lt;br /&gt;
saint Paul. Comme un grand nombre de Grecs melchites habitaient lès déserts d'Arabie, le patriarche&lt;br /&gt;
Cyrille crut pouvoir, à perpétuité, réduire les trois&lt;br /&gt;
derniers jeûnes à un seul jour. Benoît XIV, par une&lt;br /&gt;
lettre du 24 décembre 1743, annula cette innovation,&lt;br /&gt;
et confirma les abstinences traditionnelles des Grecs,&lt;br /&gt;
mais donna au patriarche d'accorder annuellement&lt;br /&gt;
les dispenses qu'il croirait nécessaires d'après l'état&lt;br /&gt;
des choses. Autre article. L'usage des Grecs est de&lt;br /&gt;
ne célébrer qu'une messe par jour sur le même autel. Le patriarche Cyrille demandait pour les Grecs&lt;br /&gt;
melchites la permission de célébrer plusieurs messes sur le même autel, afin de satisfaire la dévotion&lt;br /&gt;
des prêtres et des fidèles. Le Pape ne permet pas&lt;br /&gt;
qu'on change l'ancien usage, mais seulement qu'on&lt;br /&gt;
érige plusieurs autels dans la même église, et que,&lt;br /&gt;
dans les lieux où c'était la coutume, plusieurs prêtres célèbrent la messe en même temps sur le même&lt;br /&gt;
autel. Il pose en règle générale qu'il n'est permis à&lt;br /&gt;
personne, fût-il patriarche ou évêque, de rien in-&lt;br /&gt;
nover dans les rites et les usages de l'Eglise grecque.&lt;br /&gt;
Dans cette vue, il fit imprimer à la Propagande,&lt;br /&gt;
pour tous les Grecs unis, comme il avait fait pour&lt;br /&gt;
les Coptes, une édition correcte des Euchologes ou&lt;br /&gt;
livres d'Eglise, avec une instruction très-ample du&lt;br /&gt;
XX mars 1756, sur une foule de détails.&lt;br /&gt;
Dès le 26 juillet de l'année précédente, il avait&lt;br /&gt;
adressé une encyclique dans le même sens à tous&lt;br /&gt;
les missionnaires d'Orient. Un d'eux y donna ainsi&lt;br /&gt;
occasion. Dans la ville de Bassora, à quinze journées de Babylone, demeuraient un grand nombre&lt;br /&gt;
de catholiques du rite oriental, notamment des Arméniens et des Syriens. Comme ils n'avaient pas&lt;br /&gt;
d'église à eux, leurs prêtres célébraient la messe&lt;br /&gt;
suivant leur rite dans l'église des missionnaires latins. Le missionnaire demanda donc s'il fallait le&lt;br /&gt;
leur permettre, ou s'il ne valait pas mieux les attirer au rite latin, afin de rendre leur union plus intime. Benoît XIV répond d'abord en général qu'il&lt;br /&gt;
ne faut rien innover, et rappelle un décret de la&lt;br /&gt;
Propagande, 31janvier 1702, qui défend à tous les&lt;br /&gt;
missionnaires de dispenser les catholiques orientaux&lt;br /&gt;
des jeûnes, prières et cérémonies prescrits par leur&lt;br /&gt;
rite et approuvés par le Saint-Siège. Ces rites sont&lt;br /&gt;
de quatre sortes le grec, l'arménien, le syriaque,&lt;br /&gt;
le copte. Comme les missionnaires royaient bien&lt;br /&gt;
faire d'attirer les Orientaux au rite latin, le Pape&lt;br /&gt;
leur pose les règles suivantes. Les Pontifes romains&lt;br /&gt;
ont toujours eu grande sollicitude pour ramener les&lt;br /&gt;
Orientaux à l'unité ; dans ce but, ils se sont toujours attachés à corriger les erreurs, sans toucher&lt;br /&gt;
à rite. Il le prouve par l'exemple de saint Léon IX,&lt;br /&gt;
d'Innocent III, Honorius III, Innocent IV, Alexandre IV, des conciles de Lyon et de Florence, d'Eugène IV, Léon X, Clément VII, Pie IV, Grégoire XIII, Paul V, Clément VIII, Clément XII. A Rome, les Grecs, les Maronites, les Arméniens, les Coptes,&lt;br /&gt;
les Melchites célèbrent la messe selon leur rite&lt;br /&gt;
non-seulement dans leurs églises et leurs collèges,&lt;br /&gt;
mais encore dans les églises latines où ils ont la dévotion de la dire. Quand il s'y trouve des évêques&lt;br /&gt;
catholiques de leur rite, ils y confèrent les ordres à&lt;br /&gt;
ceux de, leur nation. IL y a même en Italie deux&lt;br /&gt;
évêques grecs pour conférer les ordres aux Italo-Grecs suivant le rite grec. Aussi la Propagande&lt;br /&gt;
a-t-elle fait imprimer correctement des missels copte,&lt;br /&gt;
maronite, grec, illyrien. Les efforts des missionnaires doivent donc tendre uniquement à ramener&lt;br /&gt;
les schismatiques à l'unité. Quant aux arguments&lt;br /&gt;
dont ils doivent se servir pour cela, comme les&lt;br /&gt;
Orientaux ont un eflrôme attachement à leurs propres pères, c'est une chose toute faite par les soins&lt;br /&gt;
du savant Allatius et d'autres théologiens célèbres,&lt;br /&gt;
qui démontrent très-clairement que les Pères grecs&lt;br /&gt;
les plus anciens et les plus considérables s'accordent&lt;br /&gt;
avec ceux de l'Occident dans tout ce qui tient au&lt;br /&gt;
dogme. Quant aux Grecs d'italie en particulier,&lt;br /&gt;
Benoît XIV, dès le 26 mai 1742, avait publié une&lt;br /&gt;
longue constitution en leur faveur, où il descend&lt;br /&gt;
jusque dans les moindres détails. Ces règlements&lt;br /&gt;
étaient applicables aux Gréco-Russes, parmi lesquels ce Pontife parvint à réunir tous les moines&lt;br /&gt;
basiliens en une seule congrégation, et auxquels il&lt;br /&gt;
recommande l'observation du rite grec, avec l'étude&lt;br /&gt;
approfondie de la langue grecque.&lt;br /&gt;
Les chrétiens d'Albanie, de Serbie et des provinces voisines suivaient le rite latin. Mais, depuis&lt;br /&gt;
qu'ils étaient tombés sous le joug des Turcs, bien&lt;br /&gt;
des abus se glissaient parmi eux. Sous le pape Clément XI, il y eut en Albanie et en Serbie un concile&lt;br /&gt;
pour y porter remède. Mais son autorité n'y suffisant pas, Benoît XIV adressa, l'an 1744, aux archevêques, évêques, clergé et peuples de ces pays,&lt;br /&gt;
un décret pour réformer les abus les plus graves.&lt;br /&gt;
Quelques années après, l'archevêque d'AntiXXri,&lt;br /&gt;
capitale de l'Albanie, ainsi nommée parce quelle&lt;br /&gt;
est vis-à-vis de Ban, dans la Pouille, consulta XXXX&lt;br /&gt;
sur cette question :&lt;br /&gt;
- Les Mahométans ont envahi&lt;br /&gt;
les biens des églises, ces biens tombent quelque fois en la possession des chrétiens doit-on obliger&lt;br /&gt;
ceux-ci à restituer, même quand il y a péril d'apostasie ou de persécution ? - Benoît XIV, en deux&lt;br /&gt;
lettres assez étendues, l'une du 19 mars 17X2,&lt;br /&gt;
l'autre du 24mai 1754, discute à fond cette difficulté, et par les exemples de ses prédécesseurs, et&lt;br /&gt;
par la doctrine des théologiens et canonistes il finit par autoriser les évêques de ces pays à transiger avec les possesseurs de ces biens, ou même à&lt;br /&gt;
les leur abandonner, vu le péril de la persécution&lt;br /&gt;
et de l'apostasie. La raison est que le Pape, s'il&lt;br /&gt;
n'est pas seigneur ou propriétaire des biens temporels de l'Eglise, en est au moins le suprême dispensateur. Les biens de l'Eglise, dit saint Thornis,&lt;br /&gt;
sont au Pape, comme dispensateur principal, non&lt;br /&gt;
comme propriétaire et possesseur (Summa, 2. 2.: q.&lt;br /&gt;
100, art. il , ad 7). D'où il suit qu'à la vérité il ne&lt;br /&gt;
peut pas dépouiller les églises de leurs biens, pour&lt;br /&gt;
enrichir ses parents ou pour des causes arbitraires ;&lt;br /&gt;
mais qu'il peut, quand il y a raison urgente, faire&lt;br /&gt;
taire les droits des églises, et commander à celles-ci&lt;br /&gt;
d'en faire le sacrifice, pour le salut de la religion,&lt;br /&gt;
comme de prévenir une apostasie (24 mai 1754)..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;340&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T13:38:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;339&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
LIVRE LXXXIX. - § .1. SUCCESSION DE BONS PAPES : BENOIT XIV.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
339&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Benoît XIV avait la taille médiocre, le corps replet, l'œil enjoué, le sourire fin et des yeux qui annonçaient toute la vivacité de sou esprit. Jusqu'à présent on n'a point sur ce Pontife une biographie convenable; car celle de Caraccioli n'offre ni exactitude&lt;br /&gt;
ni discernement.&lt;br /&gt;
La meilleure biographie de Benoît XIV sont ses&lt;br /&gt;
écrits et ses actes. Ses écrits ont été publiés à Venise eu seize volumes in folio. Ils se divisent en&lt;br /&gt;
trois classes principales. 1° Son Bullaire ou Colleclion de ses bulles et brefs; 2° son ouvrage De la béatification et de la canonisation ; 3° son Traite du&lt;br /&gt;
synode diocésain.&lt;br /&gt;
Ses bulles et ses brefs se rapportent aux diverses&lt;br /&gt;
églises de l'univers. Nous avons déjà vu de quelle&lt;br /&gt;
manière il termina la controverse sur les cérémonies&lt;br /&gt;
chinoises et les rites malabares. Par une constitution du 26 novembre 1744, il régla d'autres difficultés dans les missions du Tonquin et de la Cochinchine. L'évêque et vicaire apostolique du premier&lt;br /&gt;
de ces royaumes était Hilaire Costa, celui du second&lt;br /&gt;
Armand-François Lefèvre. II y avait des missionaires jésuites, des Franciscains, de la Propagande&lt;br /&gt;
et du séminaire de Paris. La difficulté était de savoir par qui devaient être administrées les différentes&lt;br /&gt;
églises. En 1740, l'évêque d'Halicarnasse, Elzéar-François des Achards, visiteur apostolique des missions de la Cochinchine, de Cambodge et de Ciampa,&lt;br /&gt;
avait fait un règlement à ce sujet. Les Franciscains,&lt;br /&gt;
se croyant lésés, en appelèrent deux fois à Benoît&lt;br /&gt;
XIV, qui enfin leur donna gain de cause. Le 26&lt;br /&gt;
janvier 1753 et le 8 août 1755, il ordonne à tous&lt;br /&gt;
les évêques, vicaires apostoliques de l'inde et d'ailleurs, qui n'avaient point d'évêque coadjuteur ni&lt;br /&gt;
de vicaire général, de se désigner un vicaire pour&lt;br /&gt;
gouverner la mission à leur mort en qualité de délégué apostolique : sauf le droit des chanoines et&lt;br /&gt;
des curés, qui, en certains pays, avaient l'usage&lt;br /&gt;
d'élire le vicaire capitulaire par exemple, en Irlande, en Albanie, en, Macédoine, en Serbie, en&lt;br /&gt;
Bulgarie, dans les îles de la mer Egée, en Perse&lt;br /&gt;
et en Mésopotamie. Le XX mai 1742, à la demande&lt;br /&gt;
des rois de Batgoa et de Bittia, dans le grand Thibet,&lt;br /&gt;
apportée par un missionnaire capucin, il fonde des&lt;br /&gt;
missions dans leurs deux royaumes, et les exhorte&lt;br /&gt;
paternellement à se rendre à la lumière de I'Evangile.&lt;br /&gt;
Il y a un grand nombre de lettres concernant les&lt;br /&gt;
Maronites du Mont-Liban. Ces fidèles chrétiens, désirant tenir un concile, prièrent Clément XII de&lt;br /&gt;
leur envoyer leur savant compatriote, Joseph-Simon Assémani, en qualité d'ablégat, pour être leur&lt;br /&gt;
guide ; ce qui leur fut accordé. Le concile se tint en&lt;br /&gt;
l'année 173X. Outre le patriarche maronite d'Antioche et l'ablégat, il y assista des archevêques et des&lt;br /&gt;
évêques, savoir douze Maronites, deux Syriens,&lt;br /&gt;
autant d'Arméniens, les abbés tant généraux que&lt;br /&gt;
particuliers, des diverses congrégations, des missionnaires de tous les ordres, Franciscains, Capucins, Jésuites, archiprêtres, curés, théologiens,&lt;br /&gt;
anciens élèves du séminaire de Rome, des clercs,&lt;br /&gt;
des moines, des princes. Les actes furent envoyés à la Propagande, pour qu'elle les examinât et donnât des solutions à certains doutes. Benoit XIV confirma les actes et les solutions le XX septembre&lt;br /&gt;
1741, Les évêques maronites qui assistèrent au concile furent, outre le patriarche Joseph-Pierre,&lt;br /&gt;
Gabriel, de Sarepta ; Siméon, de Damas; Abdalla,&lt;br /&gt;
de Béryte; Eh d'Arcas; Basi,le, de Tripoli; Phi-&lt;br /&gt;
lippe, de Lystre; Etienne, d&amp;amp;Botrus; Gabriel, d'Ac-&lt;br /&gt;
con, autrement Ptolémaïde; Jean, de Laodicée;&lt;br /&gt;
Ignace, de Tyr; Gabriel, d'Alep; Michel, de Pa-&lt;br /&gt;
néade; Tobie, de Chypre. Ils demandèrent que les&lt;br /&gt;
seize évêchés maronites fussent réduits à huit, sa-&lt;br /&gt;
voir : Alep ou Bérée, Tripoli, Biblos et Botrus,&lt;br /&gt;
Héliopolis ou Baalbec, Damas, Chypre, Béryte, Tyr et Sidon; mais que les évêques y eussent leur&lt;br /&gt;
résidence fixe, sans que le patriarche pût les déplacer, si ce n'est pour des raisons canoniques&lt;br /&gt;
ce que Benoît leur accorda le 14 février 1742. Les&lt;br /&gt;
Maronites s'étant divisés sur le choix d'un patriarche, Benoît XIV cassa les deux élections, et leur&lt;br /&gt;
donna lui-même pour patriarche, en 1743, Simon Evode, archevêque de Damas, qui réunit les deux&lt;br /&gt;
partis dans un concile tenu au mois d'octobre de la&lt;br /&gt;
même année, et reçut le pallium. Le nouveau patriarche étant mort en 1756, les archevêques et&lt;br /&gt;
évêques maronites, au nombre de quatorze, élurent&lt;br /&gt;
unanimement l'un d'eux, Tobie, archevêque de Chypre, que Benoît XIV confirma. Les autres évêques étaient Philipe, de Lyst.re; Etienne, de Bo-&lt;br /&gt;
trus; Gabriel, de Ptolémaïde; Jean, de Laodicée;&lt;br /&gt;
Germain, de Tripoli; Michel, de Damas; Antoine,&lt;br /&gt;
d'Arcas; Josaphat, de Tyr; Pierre, de Panéade;&lt;br /&gt;
Joseph, de Béryte; Joachim, d'Eden; Arsène, de&lt;br /&gt;
Tagris. Abdalla fut le successeur du patriarche&lt;br /&gt;
dans l'archevêché de Chypre.&lt;br /&gt;
Beaucoup de Coptes ou chrétiens d'Egypte étant revenus à l'Eglise romaine, Benoît XIV les soumit,&lt;br /&gt;
en 1741, à la juridiction d'Athanase, évêque copte&lt;br /&gt;
de Jérusalem. Les missionnaires franciscains, qui&lt;br /&gt;
faisaient beaucoup de progrès dans la Haute et&lt;br /&gt;
Basse-Egypte, particulièrement au Caire, consultèrent le Saint-Siège sur plusieurs difficultés, notamment celle-ci. Les Coptes sont dans l'usage de&lt;br /&gt;
conférer le diaconat à des enfants en bas age : cette&lt;br /&gt;
ordination est-elle valide ? impose-t-elle l'obligation&lt;br /&gt;
du célibat et de la récitation de l'office divin. Benoît&lt;br /&gt;
XIV répond, le 4 mai 1745, que cette ordination&lt;br /&gt;
est valide, mais illicite, et qu'elle n'oblige que&lt;br /&gt;
quand l'enfant l'a ratifiée à l'age de seize ans. Il&lt;br /&gt;
confirma sa réponse dans une lettre du 19juin 1750,&lt;br /&gt;
où il confère au préfet de la mission le pouvoir de&lt;br /&gt;
donner la confirmation.&lt;br /&gt;
Les Grecs melchites de Syrie consultaient égale-&lt;br /&gt;
ment le Saint-Siège, non sur la doctrine, où ils&lt;br /&gt;
étaient parfaitement d'accord avec I'Eglise romaine,&lt;br /&gt;
mais sur des rites, et aussi sur les difficultés de&lt;br /&gt;
juridiction qu'ils avaient quelquefois avec les Maronites et les missionnaires latins. Benoît XIV répond&lt;br /&gt;
à leurs doutes dans une lettre du 24 décembre 1743,&lt;br /&gt;
adressée à leur patriarche et à leurs évêques catholiques. Le patriarche melchite d'Antioche était Séraphin Tanas, qui, suivant l'usage des Grecs, avait&lt;br /&gt;
pris le nom de Cyrille lors de son élection, en 1724,&lt;br /&gt;
élection confirmée par Benoît XIII. Il avait été élevé&lt;br /&gt;
à Rome dans le collège de la Propagande, et succédait à Athanase, premier patriarche melchite d'Antioche, qui, vers la fin du XVIIe siècle, envoya sa profession de foi au Pape, et en obtint sa confirmation. Athanase avait été précédé en cela par Euthynius, archevêque melchite de Tyr et de Sidon,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;339&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : correction orthographique&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;338&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
338&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HISTOIRE UNIVERSELLE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pelait Prosper Lambertini, et sortait d'une illustre&lt;br /&gt;
famille de Bologne, de laquelle était la bienheureuse&lt;br /&gt;
Imelda, que nous avons vue mourir d'extase, après&lt;br /&gt;
avoir reçu pour la première fois, d'une manière&lt;br /&gt;
miraculeuse, la sainte communion. Prosper Lambertini était né à Bologne le 13 mars 1675. Son&lt;br /&gt;
éducation fut remarquable par ses rapides progrès&lt;br /&gt;
dans toutes les sciences, qui le firent bientôt distinguer parmi les élèves de son âge. Les études&lt;br /&gt;
les plus sérieuses suffisaient à peine à son ardeur&lt;br /&gt;
pour le travail, et n'ôtaient rien à la prodigieuse&lt;br /&gt;
vivacité de son esprit. Saint Thomas fut son auteur&lt;br /&gt;
de prédilection pour la théologie. Il s'appliqua également au droit canonique et civil, devint clerc du&lt;br /&gt;
fameux jurisconsulte Justiniani, et ne tarda pas à&lt;br /&gt;
être fait lui-même avocat consistorial. On le fit ensuite promoteur de la foi, ce qui lui donna lieu de&lt;br /&gt;
s'appliquer aux procédures usitées pour la béatification, et de faire, par la suite, un excellent ouvrage&lt;br /&gt;
sur cette matière. Passionné pour les sciences, pour&lt;br /&gt;
les recherches historiques, pour les monuments des&lt;br /&gt;
arts, Lambertini se lia avec tous les hommes célèbres de son temps. Il avait la plus haute estime pour&lt;br /&gt;
le Père Montfaucon qu'il connut à Rome. Ce savant&lt;br /&gt;
Bénédictin disait de Lambertini : « Tout jeune qu'il&lt;br /&gt;
est, il a deux âmes : l'une pour les sciences, l'autre&lt;br /&gt;
pour la société. » Ses occupations sérieuses ne l'empêchaient pas d'orner sa mémoire de tout ce qu'il y&lt;br /&gt;
avait de plus recherché dans la littérature. « On me&lt;br /&gt;
gronde quelquefois, disait-il, de ce qu'il m'arrive d'avoir quelque léger entretien avec le Tasse, le&lt;br /&gt;
Dante et l'Arioste ; mais j'ai souvent besoin de me&lt;br /&gt;
les rappeler, pour avoir l'expressiôn plus vive et la&lt;br /&gt;
pensée plus énergique. » Clément XII le nomma chanoine de Saint-Pierre, et ensuite prélat. On le vit&lt;br /&gt;
bientôt consulteur du Saint-Office, associé à la congrégation des Rites, et enfin Innocent XIII ajouta à&lt;br /&gt;
ces charges la place de canoniste de la Pénitencerie. « On me suppose un homme à trois tètes, écrivait-il à un de ses amis, à raison des charges dont&lt;br /&gt;
on m'accable; il me faudrait une âme pour chaque&lt;br /&gt;
place, et la mienne peut à peine me gouverner. »&lt;br /&gt;
Bientôt il fut appelé aux emplois du premier ordre.&lt;br /&gt;
Benoît XIII lui donna l'évêché d'Ancône en 1727.&lt;br /&gt;
Ce fut là qu'il développa des talents supérieurs et&lt;br /&gt;
de grandes vertus. Visites, synodes, prières , instructions, il ne négligea rien dans l'accomplissement de ses devoirs. Il fut l'ami de ses curés, et ne&lt;br /&gt;
leur donna pour successeurs que leurs meilleurs vicaires. Sa conduite fut la même à l'archevêché de&lt;br /&gt;
Bologne, dont il fut revêtu en 1732, et où ses compatriotes le virent arriver avec transport. Obligé&lt;br /&gt;
de destituer un curé pour des motifs assez graves,&lt;br /&gt;
il alla lui annoncer lui-même cette affligeante nouvelle, et lui donna un bénéfice simple, meilleur que&lt;br /&gt;
sa cure. Il ne souffrait point les actes d'un zèle outré et cruel, et s'y opposait même au risque de sa&lt;br /&gt;
propre sûreté. Un étranger ayant été arrêté pour&lt;br /&gt;
avoir tourné en ridicule quelques pratiques religieuses, il le prit sous sa protection et le fit évader&lt;br /&gt;
secrètement. Il protégeait la faiblesse opprimée&lt;br /&gt;
avec toute la fermeté de la puissance. Une jeune&lt;br /&gt;
postulante éprouvait de la part des religieuses du&lt;br /&gt;
couvent une résistance fondée sur des imputations&lt;br /&gt;
injurieuses à ses mœurs. Elle s'adressa à Lambertini, qui accueillit ses plaintes, et écrivit du ton le&lt;br /&gt;
plus sévère à la communauté pour ramener les religieuses à des sentiments d'indulgence et de charité plus dignes de leur état. Lambertini ne mettait&lt;br /&gt;
pas moins de chaleur et de courage à défendre la&lt;br /&gt;
vertu persécutée, surtout quand il était pénétré lui-&lt;br /&gt;
même du sentiment de l'injustice. Un de ses grands-&lt;br /&gt;
vicaires fut accusé auprès de Clément XII. Lambertini écrivit au Pape que Sa Sainteté était trompée,&lt;br /&gt;
et que cet honnête ecclésiastique était victime d'une&lt;br /&gt;
insigne calomnie. Il terminait ainsi sa lettre « Je&lt;br /&gt;
prie tous les jours notre divin Sauveur, pour qu'il&lt;br /&gt;
soit aussi content de son vicaire que je le suis du&lt;br /&gt;
mien. » Ce trait un peu malin ne déplut point à&lt;br /&gt;
Clément XII, qui lui sut gré de sa franchise.&lt;br /&gt;
Les plus hautes destinées attendaient Lambertini&lt;br /&gt;
après la mort de ce Pontife. Il les avait prévues,&lt;br /&gt;
dit-on, et ne faisait pas difficulté d'en convenir&lt;br /&gt;
plaisamment, lorsque l'occasion s'en présentait.&lt;br /&gt;
Etant jeune avocat, il fit un voyage d'agrément à Gênes avec quelques-uns de ses confrères, qui voulurent retourner à Rome par mer. « Prenez cette route, vous autres, leur dit-il, qui n'avez rien à risquer; mais moi, qui dois être Pape, il ne me con-&lt;br /&gt;
vient pas de mettre à la merci des flots César et sa fortune. » Le chapeau de cardinal que Lambertini&lt;br /&gt;
avait reçu de Benoît XIII, en 1728, lui donnait entrée au conclave de 1740, où les intrigues du cardinal de Tencin surtout retardaient l'élection au delà&lt;br /&gt;
du terme accoutumé. Les cardinaux, excédés de fatigue, divisés par des fractions à peu près égales,&lt;br /&gt;
ne savaient à quel choix s'arrêter, lorsque Lambertini s'avisa de leur dire avec son enjouement accoutumé « Si vous voulez un saint, nommez Goui,&lt;br /&gt;
un politique, Aidrovandi, un bon-homme, prenez-&lt;br /&gt;
moi. » Ces mots, comme jetés au hasard, furent&lt;br /&gt;
une illumination soudaine pour tout le conclave; les&lt;br /&gt;
projets de Tencin furent abandonnés, et Lambertini&lt;br /&gt;
fut élu. Il prit le, nom de Benoît XIV, par reconnaissance envers Benoît XIII, son bienfaiteur.&lt;br /&gt;
Le nouveau Pape aimait trop les sciences et les&lt;br /&gt;
lettres, pour ne pas en faire l'objet particulier de&lt;br /&gt;
ses soins. Il fonda des académies à Rome ; il envoya&lt;br /&gt;
des gratifications à celle de Bologne ; il fit mesurer&lt;br /&gt;
un degré du méridien, relever l'obélisque du&lt;br /&gt;
Champ-de-Mars, bâtir l'église de Saint-Marcellin,&lt;br /&gt;
dont il traça lui-même le plan ; exécuter en mosaïque les beaux tableaux de Saint-Pierre ; traduire&lt;br /&gt;
en italien les bons livres anglais et français ; enlia&lt;br /&gt;
on avait commencé à imprimer, par son ordre, une&lt;br /&gt;
notice des manuscrits presque innombrables qui enrichissaient la bibliothèque du Vatican, et dont il&lt;br /&gt;
avait lui même augmenté le nombre jusqu'à trois&lt;br /&gt;
mille trois cents. Benoît XIV protégeait les savants et les récompensait. L'abbé Galiani, savant naturaliste, dit, en lui présentant une collection de&lt;br /&gt;
laves Die ut lapides isti panes fiant (commandez&lt;br /&gt;
que ces pierres deviennent du pain). Le Pape entendit fort bien le sens de ces paroles, et les expliqua au gré de l'écrivain, en lui accordant une pension. Son administration intérieure ne fait pas&lt;br /&gt;
moins d'honneur à sa sagesse ; il sévit contre les&lt;br /&gt;
usuriers et les faux nobles ; il favorisa la liberté du&lt;br /&gt;
commerce. Sa conversation était brillante; ses reparties étaient vives et remplies de finesse, de sel&lt;br /&gt;
et de gaîté. Son expression était originale et souvent&lt;br /&gt;
animée par des images neuves, hardies et piquantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;338&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T13:16:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : correction orthographique&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;337&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
`LIVRE LXXXIX. - § L SUCCESSION DE BONS PAPÈS : CLÉMENT XII.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
331&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tous les privilèges des Oratoriens et des élèves de la&lt;br /&gt;
Propagande (Butiar. magn.). Le même Pape fonda&lt;br /&gt;
en Sicile un séminaire spécial pour les catholiques&lt;br /&gt;
du rite grec. En 1732, il accorda un jubilé particulier à l'Irlande l'année suivante, il érigea les Capucins de ce royaume, et plus tard les Carmes, en&lt;br /&gt;
province nouvelle. En 1738, il autorisa les missionaires franciscains du Maroc à avoir un procureur&lt;br /&gt;
à Madrid, pour solliciter les aumônes et les protections nécessaires dans les fréquentés persécutions&lt;br /&gt;
que leur suscitaient les barbaresques d'Afrique.&lt;br /&gt;
* Dans le Mont-Liban, antique retraite du prophète Elie et de ses disciples, il y avait un grand nombre&lt;br /&gt;
de monastères, les uns de Maronites ou Syriens indigènes, les autres de Grecs melchites. Les uns et&lt;br /&gt;
les autres avaient un monastère à Rome, où ils en-&lt;br /&gt;
voyaient leurs meilleurs sujets, pour s'y perfectionner dans la piété et les études, et revenir dans leur&lt;br /&gt;
patrie en qualité de missionnaires apostoliques. Outre quelques monastères indépendants les uns des&lt;br /&gt;
autres, les religieux maronites formaient deux congrégations : l'une, plus ancienne, de Saint-Elisée&lt;br /&gt;
ou du Mont-Liban ; l'autre, de Saint-Isaïe : toutes&lt;br /&gt;
deux sous la règle de saint Antoine, patriarche de&lt;br /&gt;
la vie monastique en Egypte. Tous ces religieux&lt;br /&gt;
étaient cordialement unis et soumis à l'Eglise romaine. Michel d'Eden, abbé général de la congrégation du Mont-Liban ou de Saint-Elisée, supplia&lt;br /&gt;
le Pape d'en confirmer les règles et constitutions. Clément XII le fit par une bulle du 31 mars 1732.&lt;br /&gt;
Les règles de ces religieux maronites sont assez détaillées et seront lues avec fruit par tous ceux qui,&lt;br /&gt;
sous un titre ou sous un autre, sont intéressés au&lt;br /&gt;
gouvernement des monastères. La congrégation de&lt;br /&gt;
Saint-Elisée est gouvernée par un abbé général,&lt;br /&gt;
quatre hégumènes ou assistants, les abbés de provinces et les abbés de monastères. L'abbé général&lt;br /&gt;
et les quatre hégumènes sont élus par le chapitre&lt;br /&gt;
général qui s'assemble tous les trois ans et se compose du général, des hégumènes, des abbés de provinces et de monastères, des religieux qui ont rempli quelqu'une de ces charges, et enfin des officiers&lt;br /&gt;
majeurs. L'abbé général et les hégumènes, ainsi&lt;br /&gt;
élus, élisent à leur tour, pour trois ans, les abbés&lt;br /&gt;
des provinces et des monastères. Après leur profession, les religieux deviennent prêtres ou demeurent&lt;br /&gt;
laïques, suivant leurs dispositions et leurs talents,&lt;br /&gt;
dont l'abbé est juge. Dans chaque monastère, il y&lt;br /&gt;
a un maître pour enseigner les lettres ; dans chaque&lt;br /&gt;
province, un monastère où l'on enseignera, outre&lt;br /&gt;
la grammaire, la dialectique, la philosophie et la&lt;br /&gt;
théologie. Tous les mois, il y a une dispute publique, et un examen deux fois par an ; chaque dimanche, une conférence sur l'Ecriture sainte, les cas&lt;br /&gt;
de conscience ou les points de controverse contre les&lt;br /&gt;
schismatiques, les hérétiques ou les infidèles. Quant&lt;br /&gt;
aux langues, outre le syriaque et l'arabe, que les&lt;br /&gt;
prêtres doivent nécessairement savoir, ils auront encore soin d'apprendre l'hébreu, le grec et le latin,&lt;br /&gt;
afin de pouvoir lire et interpréter les saintes Ecritures, les Pères et les Docteurs.&lt;br /&gt;
Voici comme la règle s'exprime sur l'obéissance&lt;br /&gt;
envers les prélats : « Comme notre ordre se trouve&lt;br /&gt;
au milieu de nations hérétiques et infidèles,qu'il&lt;br /&gt;
est éloigné du chef de l'Eglise universelle par de&lt;br /&gt;
grands espaces de terres et de mers, le général, les hégumènes, les abbés des monastères et des provinces, ainsi que leurs vicaires, veilleront avec grand&lt;br /&gt;
soin à ce que, ni par la distance des lieux ni par le&lt;br /&gt;
commerce avec les nations voisines, la charité et la&lt;br /&gt;
dévotion des moines envers la Chaire sacrée du&lt;br /&gt;
prince des apôtres et envers les Pontifes romains,&lt;br /&gt;
ne viennent à se refroidir d'une manière quelconque ;&lt;br /&gt;
ils s'attacheront au contraire à ce que tous les moines&lt;br /&gt;
comprennent que l'obéissance et la soumission envers le Siège apostolique romain est comme le fondement et le caractère de notre religion, par où les&lt;br /&gt;
Syriens maronites ont voulu se distinguer des autres&lt;br /&gt;
nations de l'Orient. Ils s'appliqueront donc avec une&lt;br /&gt;
attention extrême à garder ce précieux dépôt, de nos&lt;br /&gt;
ancêtres, et feront tout au monde pour se montrer,&lt;br /&gt;
et de parole et de fait, tels que doivent être des&lt;br /&gt;
hommes qui n'oublient pas leur devoir ni les bien-&lt;br /&gt;
faits reçus de l'Eglise romaine. Et parce que Dieu&lt;br /&gt;
nous ordonne de procurer le salut du prochain, ils&lt;br /&gt;
s'étudieront avec une grande sollicitude, en marchant sur les traces des moines de Saint-Maron,&lt;br /&gt;
qui ont combattu si vaillamment pour la foi catholique, à saisir les occasions de propager la foi orthodoxe et de ramener les nations dissidentes. Après&lt;br /&gt;
les Pontifes romains, ils honoreront aussi leur&lt;br /&gt;
mère l'Eglise d'Antioche et le révérendissime seigneur patriarche, préposé par la `même Eglise romaine à toute, notre nation et notre ordre (Constitution du 3l mars 1732).»&lt;br /&gt;
La congrégation de Saint-Isale suivait au fond la&lt;br /&gt;
même règle. Cependant, un concile national ayant&lt;br /&gt;
ordonné à tous les religieux maronites de faire approuver leurs constitutions par le Siège apostolique,&lt;br /&gt;
elle en demanda la confirmation expresse à Clément XII, qui l'accorda par une lettre du 17 janvier&lt;br /&gt;
1740. Par une autre du 14 septembre 1739, il confirma les règles des moines melchites de la congrégation de Saint-Jean-Baptiste au Mont-Liban, spécialement pour leur monastère de Rome.&lt;br /&gt;
Nous avons vu le soin que prit ce même Pontife d'enrichir la&lt;br /&gt;
bibliothèque Vaticane, et comment il envoya en&lt;br /&gt;
Orient le savant maronite Joseph Assémani, qui,&lt;br /&gt;
après un voyage de près de trois ans, en rapporta&lt;br /&gt;
une foule de manuscrits et de médailles pour ladite&lt;br /&gt;
bibliothèque. Il fonda aussi dans le palais du Vatican une imprimerie orientale, d'où sortirent bien des&lt;br /&gt;
ouvrages importants.&lt;br /&gt;
Ce bon Pape, en veillant au salut des fidèles sur&lt;br /&gt;
la terre, n'oublia point ceux du purgatoire. Par un&lt;br /&gt;
bref du 14 août 1736, il accorde à tous les fidèles&lt;br /&gt;
cent jours d'indulgence, chaque fois que, la nuit, au&lt;br /&gt;
son de la cloche, ils réciteront dévotement à genoux,&lt;br /&gt;
pour les fidèles trépassés, un De profundis ou bien&lt;br /&gt;
un Pater et un Ave, avec le verset Requiem aeternam&lt;br /&gt;
dona eis, Domine, etc. ; et, de plus, une indulgence&lt;br /&gt;
plénière à ceux qui suivront cette pratique pendant&lt;br /&gt;
un an. D'un autre côté, il béatifia ou canonisa plusieurs saints personnages, notamment saint Vincent&lt;br /&gt;
de Paul, dont il relève en particulier le zèle contre&lt;br /&gt;
l'hérésie janséniste. Ce bon Pape mourut le 6 février 1740, agè de près de quatre-vingt-huit ans.&lt;br /&gt;
Quoiqu'il ne fut pas natif de Rome, cependant le&lt;br /&gt;
peuple romain lui érigea une statue de bronze, qui&lt;br /&gt;
fut placée dans une des salles du Capitole.&lt;br /&gt;
Clément XII, pontife illustre, eut pour successeur&lt;br /&gt;
un pontife plus illustre encore, Benoît XIV. Il' Ø`ap.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tome XT. - 22&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;337&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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330&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HISTOIRE UNIVERSELLE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
fut menée à bout. Le jugement rendu en 1732 contenait ce qui suit Le cardinal devait résigner l'archevêché de Bénévent, payer quarante mille ducats&lt;br /&gt;
pour œuvres pies , être détenu dix ans au château&lt;br /&gt;
Saint-Ange et payer cent mille ducats d'amende ;&lt;br /&gt;
eu outre, on lui ôta toute voix active et passive en&lt;br /&gt;
l'élection d'un Pape, durant sa détention. Cependant, peu après, le Pape lui rendit la voix active,&lt;br /&gt;
de plus, de temps en temps, à cause de son état&lt;br /&gt;
valétudinaire, on lui permit de sortir du château&lt;br /&gt;
Saint- Ange. Le pape suivant, Benoît XIV, par&lt;br /&gt;
reconnaissance envers son bienfaiteur, Benoît XIII,&lt;br /&gt;
lui lit une remise des années restantes de sa détention. Coscia se rendit à Naples et y mourut en 1755&lt;br /&gt;
(Guarnacci, 1. 100).&lt;br /&gt;
Clément XII eut la gloire de calmer une révolution politique excitée par le cardinal Albéroni. Ce&lt;br /&gt;
fameux cardinal , qui, ministre d'Espagne, remuait toute l'Europe, fut nommé légat de Ravenne&lt;br /&gt;
en 1738. Aussitôt il entreprit d'incorporer aux Etats&lt;br /&gt;
du Pape la république de Saint-Marin, qui y est&lt;br /&gt;
enclavée. Cette république , qui reconnaît le Saint-&lt;br /&gt;
Siège pour suzerain et protecteur, est un des plus&lt;br /&gt;
anciens Etats de l'Europe , mais un des plus petits.&lt;br /&gt;
Sa population est de quatre à cinq mille âmes, son&lt;br /&gt;
armée de quarante à cinquante hommes. Or, une&lt;br /&gt;
dissension avait éclaté entre le conseil municipal&lt;br /&gt;
et les bourgeois. Plusieurs de ceux-ci accusèrent&lt;br /&gt;
leurs magistrats de gouverner arbitrairement et de&lt;br /&gt;
violer l'ancienne constitution : ils implorèrent l'intervention du Pape, leur protecteur. Albéroni, leur&lt;br /&gt;
fit entendre qu'il, était facile d'assujettir Saint-Marin&lt;br /&gt;
avec fort-peu de troupes. Clément fut plus équitable et plus modéré. Il donna seulement commission au&lt;br /&gt;
cardinal de faire prêter serment de fidélité à la&lt;br /&gt;
ville, supposé que la majorité de Saint-Marin fût&lt;br /&gt;
disposée à reconnaître sa ,souveraineté. L'impétueux Albéroni outrepassa ces ordres de beaucoup.&lt;br /&gt;
Il entra dans la ville de Saint-Marin avec deux cents&lt;br /&gt;
cavaliers, contraignit presque. chacun à jurer fidélité au Pape, nomma un gouverneur et constitua&lt;br /&gt;
tout le gouvernement selon son bon plaisir. Cependant beaucoup d'habitants refusèrent de jurer, d'autres s'enfuirent ; leurs biens furent pillés en partie.&lt;br /&gt;
Très-mécontent de ces violences, le Pape en fit de vifs reproches à son légat et envoya un commissaire&lt;br /&gt;
pour entendre la libre déclaration des habitants,&lt;br /&gt;
révoquer tout ce qui avait été fait contre les intentions du Pape et garantir les citoyens contre l'oppression du conseil municipal. Le commissaire ayant&lt;br /&gt;
trouvé que peu d'habitants souhaitaient devenir su-&lt;br /&gt;
jets du Pape, les rétablit tous dans la jouissance de&lt;br /&gt;
leur ancienne liberté, et le Pape confirma cette ordonnance (Guarnacci, 1. 100).&lt;br /&gt;
Durant son pontificat de dix ans, Clément XII&lt;br /&gt;
donna un grand nombre de bulles et de brefs qui&lt;br /&gt;
regardent toute sorte d'affaires et de pays, en Europe, en Afrique, en Amérique, en Asie. Dans le&lt;br /&gt;
nombre, il y en a de bien remarquables, entre autres une bulle du 9 juillet 1732 et un bref du 13&lt;br /&gt;
juillet 1735. Nous avons vu le luthéranisme prévaloir en Saxe, et le calvinisme dans le Palatinat, par&lt;br /&gt;
la connivence des deux électeurs respectifs. Au&lt;br /&gt;
commencement du XVIIe siècle nous avons vu et&lt;br /&gt;
l'électeur de Saxe et l'électeur palatin quitter la moderne hérésie des deux apostats, pour revenir à la foi perpétuelle de tous les siècles, à la foi de leurs&lt;br /&gt;
ancêtres, Charlemagne, Witikind, les saints l{eiirØ&lt;br /&gt;
et les Othon; à la foi prêchée par saint Boniface,&lt;br /&gt;
saint Kilien, saint Corbinien , saint Burcai'd , saint&lt;br /&gt;
Sturme, saint LuI, saint `Willehade, saint Suit-&lt;br /&gt;
bei-t , saint Ludger » saint Anscaire, saint Rembert.&lt;br /&gt;
Le pape Clément XII pouvait croire que les peuples&lt;br /&gt;
de la Saxe et du Palatinat, qui avaient suivi leurs&lt;br /&gt;
prince dans l'égarement, les suivraient aussi dans&lt;br /&gt;
le retour. Pour aplanir un des plus grands obstacles, le Pape annonce à ceux qui s'étaient déjà&lt;br /&gt;
convertis et à ceux qui se convertiraient, encore, que l'Eglise catholique, comme une tendre mère, leur&lt;br /&gt;
faisait remise et don de tous les biens ecclésiastiques qu'ils avaient acquis par suite de la révolution religieuse. Dans sa constitution du 9 juillet&lt;br /&gt;
1732, Clément XII déclare qu'en ceci il marche&lt;br /&gt;
sur les traces de plusieurs de ses prédécesseurs et&lt;br /&gt;
remplit les intentions de Clément XI, à lui bien con-&lt;br /&gt;
nues (Bullar. ron-Ø).&lt;br /&gt;
En 1736, Léopold, archevêque de Salzbourg, de&lt;br /&gt;
concert avec son chapitre, fonda dans son diocèse&lt;br /&gt;
plusieurs missions, desservies par les Augustins&lt;br /&gt;
les Capucins, les Bénédictins et les Récollets. Il leur&lt;br /&gt;
donna des règlements qui furent approuvés par la&lt;br /&gt;
Propagande et par Clément XII, en janvier 1739.&lt;br /&gt;
Dès l'an 1733, le même Pape autorisa les religieux&lt;br /&gt;
des Ecoles pies, établis à Wilna en Lithuanie, à enseigner aux enfants, non-seulement les connaissances élémentaires, mais encore les sciences plus relevées. Nous avons vu dans le volume précédent, la&lt;br /&gt;
part que prit Clément XII à la solution de la controverse sur les cérémonies chinoises. Un bon prêtre&lt;br /&gt;
de Naples, Matthieu Ripa, imagina une solution plus&lt;br /&gt;
radicale encore : ce fut de former pour la Chine un&lt;br /&gt;
clergé indigène. Voici comme il raisonnait. Pour&lt;br /&gt;
évangéliser l'immense population de la Chine, ce ne&lt;br /&gt;
serait pas assez de tout le clergé d'Italie. Cependant,&lt;br /&gt;
depuis que la Chine est ouverte à l'Evangile, à peine&lt;br /&gt;
peut-on compter cinq cents missionnaires qui y&lt;br /&gt;
soient entrés successivement. Puis, dans un moment de persécution, ce qui n'est pas rare, les Européens&lt;br /&gt;
sont trop faciles à reconnaître à leur accent et à&lt;br /&gt;
leur figure. Ainsi, dans la récente persécution do&lt;br /&gt;
Young-Tching, tous les missionnaires européens furent relégués à Canton. Un seul évêque, monseigneur,Lopèz, de l'ordre de Saint-Dominique, put&lt;br /&gt;
échapper à l'édit, parce qu'il était Chinois de naissance. N'étant pas connu comme prêtre, il resta&lt;br /&gt;
libre et parcourut librement les diverses missions&lt;br /&gt;
privées de toute autre assistance. Le bon prêtre coinclut que le meilleur remède serait la formation d'un&lt;br /&gt;
clergé indigène, et il s'occupa de fonder une congrégation dont le but principal fût de former des&lt;br /&gt;
missionnaires nationaux pour la Chine et pour&lt;br /&gt;
l'Inde. Le pape Clément XI ayant eu connaissance de ce projet, écrivit à la Propagande que c'était l'unique moyen pour bien établir la religion dans le&lt;br /&gt;
vaste empire de la Chine, et pour, d'étrangère, l'y&lt;br /&gt;
rendre nationale. Matthieu Ripa établit sa congrégation à Naples, sous le nom de Sainte Famille de&lt;br /&gt;
Jésus-Christ, et, d'après l'avis du Saint-Siége, lui&lt;br /&gt;
donna pour règles celles des Oratoriens de saint&lt;br /&gt;
Philippe de Néri. Clément XII, par ses lettres des&lt;br /&gt;
7 avril 1732, 22 mars 1736, 14 mars 1738, confirma la nouvelle congrégation et lui communiqua&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;336&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T12:59:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : corrections orthographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;335&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
.3a5&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE QUATRE-VINGT-NEUVIÈME.&lt;br /&gt;
L'Eglise et le monde pendant le XVIII' siècle. - Les portes de l'enfer&lt;br /&gt;
s'efforcent de prévaloir contre l'Eglise du. Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(De l'an 1730, mort du pape Benoît XIII, à l'an 1788, mort de sains Alphonse de Liguori et de Louise de France,religieuse carmélite.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 1er.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Italie, succession de bons Papes : saints et savants personnages, littérateurs et artistes distingués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DURANT les deux derniers tiers du XVIIIe siècle,&lt;br /&gt;
nous voyons passer sur le Siège de saint Pierre, Clément XII, de 1730 à 1740 ; Benoît XIV, de 1740 à&lt;br /&gt;
1758; Clément XIII, de 1758 à 1769 ; Clément XIV,&lt;br /&gt;
de 1769 à 1774 ; Pie VI, de 1775 à 1799 : sur le&lt;br /&gt;
trône de France, Louis XV et Louis XVI ; sur le&lt;br /&gt;
trône d'Espagne, Philippe V, Louis Ier, Ferdinand&lt;br /&gt;
VI, Charles III ; de Portugal, Jean V, Joseph,&lt;br /&gt;
Marie et don Pédro ; d'Angleterre, les Hanovriens&lt;br /&gt;
Georges 1er, Georges II et Georges III ; de Suède.,&lt;br /&gt;
Ulrique-Eléonore, Adoiphe-Frédéric, Gustave III ;&lt;br /&gt;
de Prusse, Frédéric-Guillaume 1er, Frédéric II, Frédéric-Guillaume II ; sur le trône impérial d'Allemagne, Charles VI, Charles VII, François Ier et Ma-&lt;br /&gt;
rie-Thérèse, Joseph II, Léopold II, François II;&lt;br /&gt;
sur le trône impérialde Russie, Pierre 1er, Cathe-&lt;br /&gt;
rifle Ire, Pierre II, Anne; Iwan. ou Jean VI, Elisar&lt;br /&gt;
beth, Pierre III, Catherine II, Paul 1er; sur le trône&lt;br /&gt;
impérial de Turquie, Achmet III, Mahomet V, Os-&lt;br /&gt;
mari II, Mustapha III, Achmet IV; sur le trône im-&lt;br /&gt;
périal de Chine, Kang-Hi, Yuong-Tching et Kien-&lt;br /&gt;
Long. Nous voyons, dans la même période de temps,&lt;br /&gt;
le royaume de Pologne disparaître du nombre des&lt;br /&gt;
Rations indépendantes, et une nouvelle nation indépendante se former en Amérique, sous le nom d'Etats-Unis. Nous voyons surtout la plupart des souverains, des politiques et des littérateurs, former&lt;br /&gt;
une espèce de coalition, afin de prévaloir contre&lt;br /&gt;
l'Eglise de Jésus-Christ.&lt;br /&gt;
Cependant, en toute cette période, cette Eglise&lt;br /&gt;
n'a eu que de bons Papes et n'a cessé de produire&lt;br /&gt;
des saints.&lt;br /&gt;
Le pape Benoît XIII mourut le 22 février 1730,&lt;br /&gt;
à l'âge de 81 ans, après un pontificat de 5 ans 8&lt;br /&gt;
mois 23 jours. Telles étaient ses vernis, suivant leØ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tienne. Cet espoir dura peu. Enhardis par les concessions que les&lt;br /&gt;
cours européennes avaient faites à ses ambassadeurs, le gouvernement de Yédo parut se rattacher avec plus de ténacité à sa politique d'exclusion.&lt;br /&gt;
Itien ne permettait d'espérer encore une complète tolérance ra-&lt;br /&gt;
ligieuse; mais, confiants en Celui qui est le maltre des événements,&lt;br /&gt;
les lilissionnaires préparaient les voies aux éventualités d'un ave-&lt;br /&gt;
nirsi désiré. L'oratairede Nangazaqui était insuffisant; ils songè-&lt;br /&gt;
reris à le remplacer par une église. Grâce à une offrande de 11m-&lt;br /&gt;
peratrice des Français, et à une souscription faite parmi les&lt;br /&gt;
résiØients étrangers, on put commencer les travaux en 1863 Cf.&lt;br /&gt;
Annales de te Propagation de ta foi, mars 1868).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
témoignage de son savant contemporain Muratori,&lt;br /&gt;
qu'il était regardé comme un saint. D'une humilité&lt;br /&gt;
incomparable, il estimait plus d'être un pauvre religieux que toute la gloire et la majesté du pontificat&lt;br /&gt;
romain. Très-détaché de la chair et du sang, il ne&lt;br /&gt;
chercha rien pour ceux de sa famille. A un merveilleux désintéressement, il joignait une grande&lt;br /&gt;
libéralité, mais pour les pauvres. Il avait pour ceux-&lt;br /&gt;
ci une singulière tendresse, et on le vit plus d'une&lt;br /&gt;
fois les embrasser, considérant en eux celui dont il&lt;br /&gt;
était le vicaire ici-bas. Ses pénitences, ses jeûnes&lt;br /&gt;
étaient extraordinaires. Aussi rapporte-t-on plusieurs&lt;br /&gt;
grâces obtenues de Dieu par son intercession, et pendant sa vie et après sa mort (Muratori, Annali&lt;br /&gt;
d'Italia, an 1130). Il ne lui manquait que la sagacité ordinaire pour choisir de bons ministres et les&lt;br /&gt;
contenir dans les limites de leur devoir. Archevêque&lt;br /&gt;
de Bénévent, lorsqu'il fut élu Pape,il avait pris en&lt;br /&gt;
grande affection tous les Bénéventins,en particulier&lt;br /&gt;
le cardinal Coscia, qu'il fit son successeur dans cet archevêché et son principal ministre. Cc cardinal&lt;br /&gt;
et les autres Bénéventins abusèrent de la confiance&lt;br /&gt;
du Pontife et commirent plusieurs actes blâmables&lt;br /&gt;
qui leur attirèrent la haine du peuple romain,&lt;br /&gt;
Le 12 juillet 1730, Benoit XIII eut pour successeur dans la Chaire apostolique le cardinal Laurent Corsini, âgé de soixante-dix-huit ans, qui prit le&lt;br /&gt;
nom de Clément XII. Il était d'une des familles les plus considérables de Florence la même qui a produit saint André Corsini, évêque de Fièsole. Il étudia le droit à Florence, à Rome ; et particulièrement&lt;br /&gt;
à Pise, où il fut reçu docteur.A Rome, il se donna&lt;br /&gt;
tout entier à l'état ecclésiastique, devint clerc de la&lt;br /&gt;
Chambre apostolique, dont Innocent XII le nomma trésorier en 1696 dans cet emploi, il se montra&lt;br /&gt;
généreux et désintéressé. Dix ans après, il fut nommé&lt;br /&gt;
cardinal, prit part à beaucoup de congrégations et&lt;br /&gt;
d'affaires : il était reconnu pour un ami des sciences.&lt;br /&gt;
Devenu Pape,,.il voulut, malgré son grand âge, être&lt;br /&gt;
informé de tout et exécuter tout par lui-même.&lt;br /&gt;
Un de ses premiers actes fut le jugement du cardinal Coscia, dont le peuple romain avait assailli la&lt;br /&gt;
maison à la mort de Benoît XIII, et qui avait été&lt;br /&gt;
contraint de s'enfuir à Naples. On lui avait accordé&lt;br /&gt;
l'entrée du conclave en pleine sécurité ; mais quand&lt;br /&gt;
il connut les dispositions du nouveau Pape, il se&lt;br /&gt;
mit sous la protection de la cour impériale et parut&lt;br /&gt;
en assurance. Cependant il la perdit bientôt, et&lt;br /&gt;
l'enquête des congrégations que Clément avait établies pour examiner 1'administration précédente,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;11&amp;quot; page=&amp;quot;335&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2010-03-09T12:47:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : correction orthographique de la premiére moitié&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;10&amp;quot; page=&amp;quot;331&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
331&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE QUATRE-VINGT-SIXIEME.&lt;br /&gt;
Heureux effets du concile de Trente par toute l'Eglise. - Grand nombre de saints&lt;br /&gt;
en Italie et en Espagne. - Funestes suites de l'apostasie protestante en Angle-&lt;br /&gt;
terre, en France et en Allemague. .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(De l'an 1504, fin du concile de Trente à l'an 1605 ,mort du pape Clément VIII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Église catholique, dans tout son ensemble, avons-nous dit au commencement de cette histoire, est la société de Dieu avec les anges et les hommes fidèles : De toute éternité elle subsistait en Dieu, ou&lt;br /&gt;
plutôt était Dieu lui-même : société ineffable de trois&lt;br /&gt;
personnes dans une même essence. Maintenant elle&lt;br /&gt;
traverse les, siècles, passe sur la terre, pour nous&lt;br /&gt;
associer à cette unité sainte, universelle et perpétuelle, et s'en retourner avec nous dans l'éternité&lt;br /&gt;
d'où elle est sortie. En attendant de l'y voir et de l'y&lt;br /&gt;
admirer un jour, nous redisons ce que nous avons&lt;br /&gt;
appris de son voyage dans le temps.&lt;br /&gt;
Les premiers qui furent, appelés à cette union divine sont les anges. Créés bons, mais libres, Dieu&lt;br /&gt;
les mit à l'épreuve comme nous. Dès lors il y eut&lt;br /&gt;
schisme et hérésie. Au lieu de prendre pour règle&lt;br /&gt;
unique le Verbe divin, plusieurs se prirent pour&lt;br /&gt;
règle eux-mêmes. Ils furent exclus de la communion de Dieu, mais non de sa providence.&lt;br /&gt;
Divisés en neuf chœurs, subordonnés l'un à l'autre, les anges demeurés fidèles forment une armée&lt;br /&gt;
invincible. Leur nombre est incalculable. Quand le&lt;br /&gt;
Très-Haut est assis sur son trône, mille fois mille le servent, et dix mille fois cent mille forment sa&lt;br /&gt;
cour (Daniel, 7). Lui-même s'appelle le Dieu des&lt;br /&gt;
dieux. Il en est qui sont préposés au gouvernement&lt;br /&gt;
des astres, des éléments, des royaumes, des provinces ; d'autres à la conduite des individus.&lt;br /&gt;
Les anges apostats, éternisant leur crime, continuent la guerre contre Dieu. Dieu se sert de leur&lt;br /&gt;
malice pour éprouver les hommes en ce monde et punir lés méchants dans l'autre. De ces esprits malins, les uns habitent le lieu des supplices éternels,&lt;br /&gt;
les autres sont répandus sur la terre et dans les&lt;br /&gt;
airs; Autant les bons anges sont à honorer et à invoquer, autant les mauvais sont à craindre. La&lt;br /&gt;
croyance aux bons et aux mauvais anges se retrouve, sous un nom ou sous un autre, chez tous&lt;br /&gt;
les peuples. . ..&lt;br /&gt;
Pour remplir dans son Eglise la place des anges&lt;br /&gt;
déchus, Dieu créa l'homme. Il le fit à son image et&lt;br /&gt;
à sa ressemblance. Il n'en créa d'abord qu'un, pour&lt;br /&gt;
marquer l'unité. A ce premier homme, il mit une&lt;br /&gt;
compagne formée de sa chair même et de ses os.&lt;br /&gt;
« Il leur donna le conseil, une langue, des yeux,&lt;br /&gt;
des oreilles et un cœur pour entendre; les remplit&lt;br /&gt;
de la science de l'intelligence, leur montra les&lt;br /&gt;
biens et les maux, fixa son regard sur leurs cœurs&lt;br /&gt;
pour leur manifester la grandeur de ses œuvres,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
afin qu'ils célébrassent la sainteté de son nom, le&lt;br /&gt;
glorifiant dans ses merveilles et racontant la magnificence de ses œuvres. Il leur donna encore des préceptes et les fit héritiers d'une loi de vie ; il établit&lt;br /&gt;
avec eux une alliance éternelle et leur apprit ses jugements. Leurs yeux virent les merveilles de sa gloire,&lt;br /&gt;
leurs oreilles entendirent sa voix : il leur dit : Gardez-vous de tout ce qui est inique, et il leur ordonna&lt;br /&gt;
à chacun de. s'intéresser à son prochain (Eccli., 17).»&lt;br /&gt;
A ces deux ancêtres du genre humain, Dieu révéla ce qu'il leur était bon de savoir de l'origine du&lt;br /&gt;
* monde. Un de leurs descendants aù vingt-cinquième&lt;br /&gt;
degré, Ømais qui n'ètait.séparé d'eux que par six&lt;br /&gt;
personnes intermédiaires, dont chacune avait vécu&lt;br /&gt;
un grand nombre d'années avec la précédente, nous&lt;br /&gt;
en a conservé l'histoire écrite. Les antiques tradi-&lt;br /&gt;
tions des peuples -s'y accordent et y trouvent leur&lt;br /&gt;
ensemble. Cet homme, à qui la race humaine doit&lt;br /&gt;
de connaltre avec certitude sa véritable histoire, qui&lt;br /&gt;
a constitué, pour en être le dépositaire, un peuple -&lt;br /&gt;
tel qu'après trente-quatre siècles il est toujours là,&lt;br /&gt;
survivant à tous ses vainqueurs, survivant à lui-&lt;br /&gt;
méme; qui a prédit et figuré dans sa personne le&lt;br /&gt;
Christ pie nous adorons, et dans le peuple hébreu&lt;br /&gt;
la société ou Eglise catholique dont nous- faisons&lt;br /&gt;
partie, cet homme est Moïse. - -&lt;br /&gt;
- Nous avons écouté ce qu'il nous dit de la part de&lt;br /&gt;
Dieu et de nos premiers ancètres. Nous avons vu&lt;br /&gt;
notre chute commune dans'notre ancètre commun;&lt;br /&gt;
tous les hommes condamnés à mort dans leur pre-&lt;br /&gt;
mier père et leur première mère : en sorte que la&lt;br /&gt;
peine-de mort qu'inflige la justice humaine ne con-&lt;br /&gt;
siste qu'à devancer de quelques jours l'exécutionØ&lt;br /&gt;
naturelle de la sentence prononcée dès le commen-&lt;br /&gt;
cement par la justice divine. Nous avons vu la mi-&lt;br /&gt;
séricorde du Seigneur plus grande que sa justice&lt;br /&gt;
nous avons vii le Seigneur s'annonçant lui-mème&lt;br /&gt;
pour Rédempteur à l'homme coupable, s'annonçant&lt;br /&gt;
lui-mème comme devant naltre de la femme,-pour&lt;br /&gt;
écraser la tète au serpent, à l'auteur du mal, qui&lt;br /&gt;
est maudit et frappé d'un éternel anathème. Nous&lt;br /&gt;
avons vu le sacrifice et la mort d'Abel, le premier&lt;br /&gt;
juste, tué par son frère Caïn, qui pour çe crime est&lt;br /&gt;
excommunié de Dieu et des hommes. Un autre juste,&lt;br /&gt;
Seth, est siiscité de Dieu avec sa race, à la place&lt;br /&gt;
d'Abel. Le juste Hénoch, ancêtre encore vivant de&lt;br /&gt;
tous les, hommes, est enlevé de Dieu par le mérite&lt;br /&gt;
de sa foi, pour venir à la fin du monde chrétien, -&lt;br /&gt;
comme reprêsentant du monde primitif, avec ElieØ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;10&amp;quot; page=&amp;quot;331&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Spécial:Badtitle/NS500:Tome10-Page331</title>
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		<updated>2010-03-09T12:41:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;92.145.132.74 : correction des premires lignes pour voir.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Entete&amp;quot; tome=&amp;quot;10&amp;quot; page=&amp;quot;331&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;br /&gt;
331&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVRE QUATRE-VINGT-SIXIEME.&lt;br /&gt;
Heureux effets du concile de Trente par toute l'Eglise. - Grand nombre de saints&lt;br /&gt;
en Italie et en Espagne. - Funestes suites de l'apostasie protestante en Angle-&lt;br /&gt;
terre, en France et en Allemague. .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(De l'an 1504, fin du concile de Trente à l'an 1605 ,mort du pape Clément VIII).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ÉGLISE catholique, dans tout son ensemble, avons-nous dit au commencement de cette histoire,&lt;br /&gt;
est la société de Dieu avec les anges et les hommes&lt;br /&gt;
fidèles: De toute éternité elle subsistait en Dieu, ou&lt;br /&gt;
plutôt était Dieu lui-môme : société ineffable de trois&lt;br /&gt;
personnes dans une mème essence. Maintenant elle&lt;br /&gt;
traverse les, siècles, passe sur la terre, pour nous&lt;br /&gt;
associer à cette unité sainte, universelle et perpé-&lt;br /&gt;
tuelle, et s'en retourner Øvec nous dans l'éternité&lt;br /&gt;
d'où elle est sortie. En attendant de l'y voir et de.l'y&lt;br /&gt;
admirer un jour, nous redisons ce que nous avons&lt;br /&gt;
appris de son.voyage dans le temps.&lt;br /&gt;
Les premiers qui furent, appelés à cette union di-&lt;br /&gt;
vine sont les anges. Créés bons, mais libres, Dieu&lt;br /&gt;
les mit à l'épreuve comme nous. Dès lors il y eut;&lt;br /&gt;
schisme et hérésie. Au lieu de prendre pour règle&lt;br /&gt;
unique le Verbe divin, plùsieurs se prirent pour&lt;br /&gt;
règle eux-mômes. Ils furent eiclus de la commu-&lt;br /&gt;
nion de Dieu, mais non de saØprovidence.&lt;br /&gt;
Divisés en neuf choeurs, subordonnés l'un à l'au-&lt;br /&gt;
tre, les anges demeurés fidèles forment une armée&lt;br /&gt;
invincible. Leur nombre est incalculable. Quand le&lt;br /&gt;
Très-Haut est assis sur son trône, mille fois mille&lt;br /&gt;
le servént, et dix mille fois cent mille forment sa&lt;br /&gt;
cour (Daniel, 7). .Lui-mème s'appelle le Dieu des&lt;br /&gt;
dieux. Il en est qui sont préposés au gouvernement&lt;br /&gt;
des astres, des éléments, des royaumes, des pro-&lt;br /&gt;
vinces; d'autres àla conduite des individus.&lt;br /&gt;
Les anges apostats, éternisant leur crime, conti-&lt;br /&gt;
nuent la guerre .contre Dieu. Dieu se sert de leur&lt;br /&gt;
malice pour éprouver les hommes en ce monde et&lt;br /&gt;
punir lés méchants dansØl'autre. De ces esprits ma-&lt;br /&gt;
lins, les uns habitent le lieu des supplices éternels,&lt;br /&gt;
les autres sont répandus sur la terre et dans les&lt;br /&gt;
airs; Autant les bons anges sont à honorer et à in-&lt;br /&gt;
voquer, autant les mauvais sont à craindre. La&lt;br /&gt;
croyance aux bons et aux mauvais anges se re-.&lt;br /&gt;
trouve, sous un nom ou sous un autre, chez tous&lt;br /&gt;
les peuples. . ..&lt;br /&gt;
Pour remplir dans son Eglise la place des anges&lt;br /&gt;
déchus, Dieu créa l'homme. Il le fit à son irnageet&lt;br /&gt;
àsa ressemblance. Il n'en créa d'abord qu'un, pour&lt;br /&gt;
marquer l'unité. A ce premier homme, il umt une&lt;br /&gt;
compagne formée de sa chair mème et de, Øes os.&lt;br /&gt;
« Il leur donna le conseil, une langue, des yeux,&lt;br /&gt;
des oreilles et un coeur pour entendre; les remplit&lt;br /&gt;
de la science de l'intelligence, leur montra les&lt;br /&gt;
bi,ens et les maux, fixa son regard sur leurs coeurs&lt;br /&gt;
pour leur manifester la grandeur de ses oeuvres,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
afin qu'ils célébrassent la sainteté de son nom, le&lt;br /&gt;
glorifiant dans ses merveilles et racontant la magni-&lt;br /&gt;
ficence de.ses oeuvres. Il leur donna encore des pré-&lt;br /&gt;
ceptes et les fit héritiers d'une loi de vie; il établit&lt;br /&gt;
avec eux une alliance éternelle et leur apprit ses juge-&lt;br /&gt;
ments. Leurs yeux virent les merveilles de sa gloire,&lt;br /&gt;
leurs oreilles entendirent sa voix:; il leur dit : Ga-r-&lt;br /&gt;
dez-vous de tout ce qui est inique, et ii leur ordonna&lt;br /&gt;
à chacun de. s'intresser à son prochain (Eccli., 17).»&lt;br /&gt;
A ces deux ØncêLres du genre humain, Dieu ré-&lt;br /&gt;
véla ce qu'il leur était bon de savoir de l'origine du&lt;br /&gt;
* monde. Un de leurs descendants aù vingt-cinquième&lt;br /&gt;
degré, Ømais qui n'ètait.séparé d'eux que par six&lt;br /&gt;
personnes intermédiaires, dont chacune avait vécu&lt;br /&gt;
un grand nombre d'années avec la précédente, nous&lt;br /&gt;
en a conservé l'histoire écrite. Les antiques tradi-&lt;br /&gt;
tions des peuples -s'y accordent et y trouvent leur&lt;br /&gt;
ensemble. Cet homme, à qui la race humaine doit&lt;br /&gt;
de connaltre avec certitude sa véritable histoire, qui&lt;br /&gt;
a constitué, pour en être le dépositaire, un peuple -&lt;br /&gt;
tel qu'après trente-quatre siècles il est toujours là,&lt;br /&gt;
survivant à tous ses vainqueurs, survivant à lui-&lt;br /&gt;
méme; qui a prédit et figuré dans sa personne le&lt;br /&gt;
Christ pie nous adorons, et dans le peuple hébreu&lt;br /&gt;
la société ou Eglise catholique dont nous- faisons&lt;br /&gt;
partie, cet homme est Moïse. - -&lt;br /&gt;
- Nous avons écouté ce qu'il nous dit de la part de&lt;br /&gt;
Dieu et de nos premiers ancètres. Nous avons vu&lt;br /&gt;
notre chute commune dans'notre ancètre commun;&lt;br /&gt;
tous les hommes condamnés à mort dans leur pre-&lt;br /&gt;
mier père et leur première mère : en sorte que la&lt;br /&gt;
peine-de mort qu'inflige la justice humaine ne con-&lt;br /&gt;
siste qu'à devancer de quelques jours l'exécutionØ&lt;br /&gt;
naturelle de la sentence prononcée dès le commen-&lt;br /&gt;
cement par la justice divine. Nous avons vu la mi-&lt;br /&gt;
séricorde du Seigneur plus grande que sa justice&lt;br /&gt;
nous avons vii le Seigneur s'annonçant lui-mème&lt;br /&gt;
pour Rédempteur à l'homme coupable, s'annonçant&lt;br /&gt;
lui-mème comme devant naltre de la femme,-pour&lt;br /&gt;
écraser la tète au serpent, à l'auteur du mal, qui&lt;br /&gt;
est maudit et frappé d'un éternel anathème. Nous&lt;br /&gt;
avons vu le sacrifice et la mort d'Abel, le premier&lt;br /&gt;
juste, tué par son frère Caïn, qui pour çe crime est&lt;br /&gt;
excommunié de Dieu et des hommes. Un autre juste,&lt;br /&gt;
Seth, est siiscité de Dieu avec sa race, à la place&lt;br /&gt;
d'Abel. Le juste Hénoch, ancêtre encore vivant de&lt;br /&gt;
tous les, hommes, est enlevé de Dieu par le mérite&lt;br /&gt;
de sa foi, pour venir à la fin du monde chrétien, -&lt;br /&gt;
comme reprêsentant du monde primitif, avec ElieØ&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;Rohrbacher lieu=&amp;quot;Pied&amp;quot; tome=&amp;quot;10&amp;quot; page=&amp;quot;331&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/Rohrbacher&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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