Rohrbacher:Tome09-Page634

Un article de Christ-Roi.

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HISTOIRE UNIVERSELLE DE LØGLISE CATHOLIQUE..

La tiare dont il confia l'exécution à Ghiberti, ne pesait pas moins de vingt livres ; les pierres qui l'ornaient représentaient une somme énorme 38,000 ducats d'or. A ces différents points de vue, on peut dire qu'Eugène IV prépara le règne des arts, et que Nicolas Veut en lui un digne pré - décesseur.

SARØTE FRANÇOISE ROMAINE (p. 279).

Parmi les plus grandes saintes du. xv' siècle, il

  • faut rànger .Françoise Romaine, fondatrice, des

Oblats de la Sainte Vierge, morte en 4440. Elle fut favorisée de son vivant comme après `sa mort de gràces extraordinaires eU notamment de la présence sensible de son ange gardien, exemple unique dans la vie des saints (I).


LES INSCRIPTIONS CHRÉTIENNES Aux XgVe ET XV° SIÈCLES (p. 280, col. 2 et 357, col. 2).

Parriii les pins in portantes entreprises littéraires des xiv5 et xv5 siècles, dont parle Rohrbacher, et auxquelleØ la papauté fut mêlée, il faut citer, à côté de la recherche des manuscrits et des grands tra- vaux d'imprimerie, la composition des recueils d'inscriptians, une des sources les'pius précieuses pour l'histoire de l'empire romain et de l'Eglise primitive. Dans uneprécédente note, nous avons fait remar- quer que, d'Alcuin au xiv0 siècle, il ne paraît pas. qu'on se soit occupé de recueillir les inscrip- tions chrétiennes. C'est durant le xlye et te xv5 siècle, qu'un grand nombre de recueils d'inscrip- tions anciennes ont été commencésen italie. Nicolas Signorilis de Rome, PogØe de'Florence, CyriaquØ d'Ancône,. `Dalniatius Bérardeuc de la région subal- j pine (2), Félix Félicien deVérone., Michel Ferrarini de Reggio., Jean Morcanova de `Pacl6ue, Laurent Pehem, allemand (3),. J'ucundus de Vérone, Marc Mérule de Spalatro (4), Hartmann Schedel de Nuremberg (5) et d'autres encore ont entrepris, â la fin du XIVC siècle et au commencement du xv', de décrire les anciennes inscriptions, ou de recueillir celles que d'autres avaient décrites. Au milieu d'un plus grand nombre d'inscriptions païennes, on remarque çà et là quelques inscriptions chrétiennes mêlées aux monuments païens. Mafleo Veflio dé. crivit dans le courant du xvc siècle les inscriptions remarquables de la basilique duVatican, notamment celles de Pi'obus et de PrØba (6). Pierre Sabinus (7),

(1) On psitt consulter sur sainte Française : Acta SS., 9 mars, t. li, p. 9Q-0l1Ø C. A. Biedhofer, Iie écU., Franc. Romano, Saleb. 1822; Louis Poozilconi, Vita di S. Francisco Rornana, Rame, 1829; M. T. Bussièro, Vie de ramie Française Romaine; Lady Georg. Fullerton, T/se life of S. Frasees offlome. Loud., 1855, 1 val, in-4; J.-A. Moehier, t. lU, p. 44. (21 Gazzera, 1er. criS. dcl Piern',nte,' p. 6. (3) M. do Rosai s trouvé la collection de ce savant dans le recueil de Municb, laI. 716, f' 80 et Suivants. (41 ilurniaun, .4 sihtsl. lai., t. il, p. 201. (5) Recueil do Munich, Iat.716. t0( Voir son livre sur la basilique du `Vatican dans Bolland., Aria SS. Jan., t. il, p. 62 et suiv., que M. de Rosai regarde comuaete,plus exact des recueils de la Vaticane. 8150, Vat. OU. 751 et 1863. i7) Mariai, fluais dci professari'dell' Ârchiyienasio.roosano dcii' auna 1514, p. 80.

le premier, après la renaissance des lettres, composa, outre une collection d'inscriptions païennes, un livre d'inscriptions chrétiennes qu'il dédia àCharles VIE!, roi de France, en l'année 4495, comme on le voit par sa lettre `à Coccius Sabellicus (1). L'exemple de Pierre Sabinusparaltavoir été imité par Jean Capotius.donL on sait peu de chose (2). Les antres contemporains de Sabinus et qui s'en sont fort rapprochés n'ont pas, à l'exemple de leurs prédécesseurs, séparé les inscriptions .chréttennes des païennes, et ne les ont admises qu'en petit nombre dans leur collection. Témoin : Je ltvre d'ins- criptions de la ville de Rome, que Mazoctuus y imprima, en 1521 ;`le livre d'inscriptions anciennes d'Apianus et d'Amantius, publié, à Ingolstadt, en `1534; Mariaiigelus Accursius, dont les précieux manuscrits sont dans la bibliothèque Ambrosienne;' Jean Bembo, auteur de la collection terminée en 1536 et conservée dans la bibliothèque de Mu- mcli; les recueils Borboniques de Naples, écrits, l'tïn par Thomas Scandianus, en 4505, l'autre par une maire. inconnue, en 1526. A Milan, à Dresde, à Paris; à flome, plusieurs collections épigraphiques différentes portent le nom d'Alciatus et de plusieurs autres amateurs de l'antiquité, qui florissaient à cette époque, et qui ont donné des inscriptions chré- tiennes en nombre restreint (3).

(11 Cocc.ii Sabeliici, tilt. IX, I, (édit, de Bile. 1560), 1. U p. 434. Pour comprendre le grand intérêt qu'il y avait pour ta science retrouver ce livre, il suffira de rappeler qua les asnicnnes églises do Rame et des environs, dans lesquelles Pierre Sabiuns avait recueilli tant' dØinscriptions,' ont été renouvelées (le fond en comble presque ooes ses yeux; les bibliothèques, après la pilou ile la ville par l'armée bourbsnsienue, avaient été livrées a nu affreux pillage et détruite parie fer et le feu. Cependant, au Valican, dans te volume Ottebosien 2015, dans lequel on croyait communément que Is travail épigraphique de Pierre Sabinus nous avait été conservé (\Tat, Script. cd., t. V, prêt., p. vils), n'apparaissait aucune trace du livre tant désiréØ cesi dans un recueil fart différent, que M. doRons) a trouvé `li la biblisthèque Chigi (Recueil, t. 1V. p- 1681, et qu'il u reconnu pour avsir du rapport avec cc même ouvrage, qu'il b pu décou- vrir quclqueifragmentsde.re tiare de Sablons. Des, recherches entre- prises dans le mêmn but h la bibliothèque impériale de Paris et dans quelques autres villes n'ont pas donné derésultat Harlmaon Scbedei de Nsremberg, en fait meutiondans son grand ouvrage:sur l'antiquité grecque et romaine, qui se trouve h la bibliothèque `sic Munieli. Les efforts de .M. de Rosai ont été cOuronnés de succès; il u fini par trouver n Veuise, dans la bibliothèque de Saint-Mare, te recueil des inscriptions chrétiennes de Pierre Sabinus (Due monum. inéd. di duo conciiii `Roniané. Rom,, 1604). Les inocripli005 dont ne compose cette collection sont en grande partie très claires, et beaucoup n'ont été décrites que par Sablons ; mais ii est regrettable qu'un grand nombre'appartienscnt k.uii lige inférieur, et paraissent tirées des bibliothèques `d'Aracli, de Saint.Auguatio et du monastère dans te Champ de Mars. (2) Le litre de Son Ouvrage est mentionné en ces termes par Frsn- çois Cancelterius dans te recueil du \Tatican, .9200, p. 839 Livre d'antiques liscriptions des églises de la ville de Rome, décrites par Jean Casotius, citoyen romain, l'an de l'incornaliori de Notre-Seigneur McCCCØcC viii. Ø ce volume était, suivant l'opinion de M. de Rosai, dans la bibliothèque d'Albani et renfermait les inscriptions d'un siècle moins `riche. (3) bi. de Rassi ne croit pas qu'il faille beaucoup se préoccuper du recueil de Jean-Baptiste Bruueltcschi, dont il a vainement cherché le livre d'inscriptions'ancieunes, écrit dans' tes `années tIti-1513, et con- servé autrefois k Naples par les frères Tbiatins, parce que dans la recueil contemporain de Marucelti, qui se trouve h FloreucØ, il s'a également rien vu"de chrétien; et dans celui du Vaticaii 8341, qui est iittitutØ c Epitaphes modernes de la Ville trouvées par niai, `Dom Baptiste `Pctri de Rrunelleschi, ile Florence ; dicihise jour de septem- bre 1514, columenceiseut du livre, n la plupart sonl d'une époque relativement récente; quelques-unes antiques, mais très cossscs et provenant des collections de'Signsrilis et lii Pogge. C'est aussi Ides siècles isfémieurs qn'apparlionnent les inseriptious tirées des ascieunes églises de la vitie, qui avaieiit k peu près disparu, en partie par suite de réformes dans ta constcuction des `émiillces sacrés, en partie par l'injure des lemps. et que le souverain Pontife Clément Xi, pour sau- ver la mémoire des hommes illustres, des famnilies et des belles actions, lit extraire du recueil manuscrit do Farnèse et dont ii lit présent k la bibliothèque du vatican. C'est dans le volsme Alexandrin 770, que se lisent aujourd'hui les ilmScriptious'parmi leaituetløs M. de Rosai n'en a pas recoonu qui tilt `postérieure u l'année 1550, iiI bien



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