Charité : Différence entre versions

De Christ-Roi
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(Le zèle missionnaire ne doit jamais conduire à accepter la règle du jeu révolutionnaire)
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Un dicton dit que "la plus grande charité est l'annonce de l'Evangile". Le tout est de savoir comment annoncer cet Evangile.
 
Un dicton dit que "la plus grande charité est l'annonce de l'Evangile". Le tout est de savoir comment annoncer cet Evangile.
 
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=="Maintenant ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande des trois, c'est la charité" ([[Saint Paul|Saint Paul]])==
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=="Quand j'aurais même toute la foi, jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien" ([[Saint Paul|Saint Paul]], ''Cor.'', I, 13)===
"Mes frères:  
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"Mes frères:
  
 
* quand je parlerais les langues des hommes et des Anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymblale qui retentit.  
 
* quand je parlerais les langues des hommes et des Anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymblale qui retentit.  
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([[Saint Paul|Saint Paul]], ''Epître aux Corinthiens'', I, 13.)
 
([[Saint Paul|Saint Paul]], ''Epître aux Corinthiens'', I, 13.)
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=="Lors même que vous distribueriez tous vos biens aux pauvres, que vous livreriez votre corps aux pénitences les plus rigouereuses, que vous connaîtriez tous les mystères, que vous étonneriez le monde par vos miracles, si votre coeur n'est pas semblable au mien, vous n'êtes rien, vous n'avez rien fait pour votre salut" (Imitation du Sacré-Coeur de Jésus)==
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(''[[Imitation du Sacré-Coeur de Jésus (R.P. Arnold)|Imitation du Sacré-Coeur de Jésus]]'', 1865, Librairie H. Mignard, Paris, réédité aux [http://editions.saint-remi.chez.tiscali.fr/  ESR], Cadillac 2000, p. 18.)
  
  
 
==Le zèle missionnaire ne doit jamais conduire à accepter la règle du jeu révolutionnaire==
 
==Le zèle missionnaire ne doit jamais conduire à accepter la règle du jeu révolutionnaire==
On ne peut discuter avec l'authentique révolutionnaire car il n'admet le "dialogue" que dans une dialectique hégelienne de thèse et d'anti-thèse. Son anti-thèse se nourrit de la thèse: si on rompt "le dialogue", il s'en trouve frustré et désarmé. Il n'existe plus.
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On ne peut discuter avec l'authentique révolutionnaire car il n'admet le "[[dialogue|dialogue]]" que dans une dialectique hégelienne de thèse et d'anti-thèse. Son anti-thèse se nourrit de la thèse: si on rompt "le dialogue", il s'en trouve frustré et désarmé. Il n'existe plus.
  
 
"Il en va différemment avec ceux qui sont seulement prisonniers du système et qu'une discussion peut éclairer - mais cette discussion doit toujours être menée en dehors des structures subversives (exemple : il est louable de s'employer à convertir un protestant, mais cela ne peut pas se faire au sein d'un groupe oecuménique...)
 
"Il en va différemment avec ceux qui sont seulement prisonniers du système et qu'une discussion peut éclairer - mais cette discussion doit toujours être menée en dehors des structures subversives (exemple : il est louable de s'employer à convertir un protestant, mais cela ne peut pas se faire au sein d'un groupe oecuménique...)

Version du 2 mars 2006 à 12:13

Un dicton dit que "la plus grande charité est l'annonce de l'Evangile". Le tout est de savoir comment annoncer cet Evangile.

"Quand j'aurais même toute la foi, jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien" (Saint Paul, Cor., I, 13)=

"Mes frères:

  • quand je parlerais les langues des hommes et des Anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymblale qui retentit.
  • Quand j'aurais le don de prophétie, que je connaîtrais tous les mystères, et que je posséderais toute science;
  • quand j'aurais même toute la foi, jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.
  • Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres,
  • quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien."

(Saint Paul, Epître aux Corinthiens, I, 13.)


"Lors même que vous distribueriez tous vos biens aux pauvres, que vous livreriez votre corps aux pénitences les plus rigouereuses, que vous connaîtriez tous les mystères, que vous étonneriez le monde par vos miracles, si votre coeur n'est pas semblable au mien, vous n'êtes rien, vous n'avez rien fait pour votre salut" (Imitation du Sacré-Coeur de Jésus)

(Imitation du Sacré-Coeur de Jésus, 1865, Librairie H. Mignard, Paris, réédité aux ESR, Cadillac 2000, p. 18.)


Le zèle missionnaire ne doit jamais conduire à accepter la règle du jeu révolutionnaire

On ne peut discuter avec l'authentique révolutionnaire car il n'admet le "dialogue" que dans une dialectique hégelienne de thèse et d'anti-thèse. Son anti-thèse se nourrit de la thèse: si on rompt "le dialogue", il s'en trouve frustré et désarmé. Il n'existe plus.

"Il en va différemment avec ceux qui sont seulement prisonniers du système et qu'une discussion peut éclairer - mais cette discussion doit toujours être menée en dehors des structures subversives (exemple : il est louable de s'employer à convertir un protestant, mais cela ne peut pas se faire au sein d'un groupe oecuménique...)

"On voit qu'il ne s'agit pas de nier la nécessité de l'apostolat (que Luce Quenette rappelle à de multiples reprises dans ses écrits et dont elle donnait continuellement l'exemple), mais de rappeler que le zèle missionnaire ne doit jamais conduire à accepter la règle du jeu révolutionnaire (ce que Luce Quenette appele l'engrenage révolutionnaire).

[ Mgr Freppel disait: "Le plus grand malheur pour un peuple ou pour un pays, c'est l'abandon ou l'amoindrissement de la vérité. On peut se relever de tout le reste. On ne se relève jamais du sacrifice des principes."]

"Ce principe (le zèle missionnaire ne doit jamais conduire à accepter la règle du jeu révolutionnaire) est susceptible de multiples applications aujourd'hui, aussi bien dans le domaine religieux que dans le domaine politique. -- Le Sel de la terre)" [1]

Le signe distinctif de la charité

"Le signe distinctif de la charité, c'est l'oubli de soi, pour Dieu et pour les autres ; l'oubli du corps au profit de l'âme, l'oubli porté jusqu'au sacrifice" (Mgr Gaume, Le Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, Paris 1890, p. 257).