Ebauche:Notre-Dame de l'osier : Différence entre versions

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(Les apparitions de Notre-Dame)
(13 Août 1917)
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Les enfants ont impressionnés leurs co-détenus par leur piété. Jacinthe accrocha une médaille de Notre-Dame au mur et ils dirent tous ensemble le chapelet.
 
Les enfants ont impressionnés leurs co-détenus par leur piété. Jacinthe accrocha une médaille de Notre-Dame au mur et ils dirent tous ensemble le chapelet.
 
Le sous-préfet essaya tout les moyens pour extirper leurs secrets par des cadeaux et des menaces. Il alla même jusqu'à les séparer et faire croire à chacun que l'autre bouillait dans une marmite. Mais les enfants tinrent bons, ils se consolaient en acceptant ces nouveaux sacrifices et en pensant au paradis.
 
  
 
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Le sous-préfet essaya tout les moyens pour extirper leurs secrets par des cadeaux et des menaces. Il alla même jusqu'à les séparer et faire croire à chacun que l'autre bouillait dans une marmite. Mais les enfants tinrent bons, ils se consolaient en acceptant ces nouveaux sacrifices et en pensant au paradis.
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Ils ne furent libérés que le 15 Août. Le 13, de nombreux pélerins étaient allés voir sans eux à la Cova da Iria, mais ils ne virent rien.
 
Ils ne furent libérés que le 15 Août. Le 13, de nombreux pélerins étaient allés voir sans eux à la Cova da Iria, mais ils ne virent rien.
  

Version du 14 décembre 2005 à 23:01

Dessin-NDame-Fatima-Apparition-01.jpg

http://pastorinhos.no.sapo.pt

L'enfance

François (Francisco) Marto est né le 11 Juin 1908 dans le village d'Aljustrel près de Fatima. Il a été baptisé le 20 Juin.
Jacinthe (Jacinta) Marto est née le 11 Mars 1910 et a été baptisée le 19, jour de la St Joseph.


François était gentil, simple, humble, patient, très calme et aimait vivre en paix avec chacun.
Jacinthe aimait porter les agneaux dans ses bras pour qu'ils ne se fatiguent pas.

François et Jacinthe étaient les derniers de neuf enfants. Ils vivaient heureux dans leur famile, en harmonie avec leurs frères et soeurs.


François et Jacinthe aimeaient marcher en compagnie de leur cousine Lucie qui habitait près de chez eux. Lucie était un peu plus agée, elle est née le 22 Mars 1907.


François aimait jeter des miettes de pain sur les rochers pour les oiseaux.
Dans l'air pur de la montagne, François aimait jouer de la flûte ou chanter, pendant que Lucie et Jacinthe dansaient joyeusement, ou courraient, sautaient dans les champs.

Les heures passaient très vite en amusements.


Un moyen rapide pour finir le chapelet
Jacinthe embrasse Notre-Seigneur

Leurs parents leurs avaient demandé de dire leur chapelet après manger. Mais les trois amis avaient trouvé un moyen rapide pour finir leur prière. Sur chaque grain du chapelet, ils ne disaient que la première phrase de la prière, "Notre Père", "Je vous salue Marie",...


Depuis tout petit, ils avaient appris à la maison et à l'église à aimer Dieu. Un jour qu'ils jouaient, Jacinthe se choisit comme gage, d'embrasser trois fois Notre-Seigneur.


Procession du Saint-Sacrement



Un jour de la procession du Saint-Sacrement, malgré que Lucie insiste pour que Jacinthe jette des fleurs sur le passage de Jésus, Jacinthe se retourne et regarde la procession en essayant de voir Jésus.


Pus tard elle dira: "Mais je ne l'ai pas vu". Lucie lui explique alors que Jésus est caché dans l'hostie. Depuis, Jacinthe l'appelera le "Jéus-Caché".


Les apparitions de l'Ange

Première apparition de l'Ange

Au printemps 1916, alors qu'ils paissaient leur troupeau au Cabeço, ils ont vu l'Ange pour la première fois.

Lucie raconte dans ses mémoires: « Nous étions en train de jouer depuis quelque temps, lorsqu'un vent violent secoua les arbres, et nous fit lever la tête pour voir ce qui arrivait, car le temps était serein. Nous aperçûmes alors, à une certaine distance, au-dessus des arbres qui s'étendaient du côté du levant, une lumière plus blanche que la neige, qui avait la forme d'un jeune homme de quatorze ou quinze ans. Elle était transparente, plus brillante qu'un cristal traversé par les rayons du soleil, et d'une grande beauté. En arrivant près de nous, il dit :

– Ne craignez pas ! Je suis l'Ange de la Paix. Priez avec moi !

« Il s'agenouilla à terre, et courba le front jusqu'au sol et nous fit répéter trois fois :

« Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne vous aiment pas !

« Puis il se releva et nous dit :

– Priez ainsi ! Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications.

« Et il disparut.

« Ses mots sont restés gravés dans nos mémoires. Nous sommes restés sur place, répétant sans cesse cette prière jusqu'à que nous tombions de fatigue.


Deuxième apparition de l'Ange

La deuxième apparition de l'Ange eut lieu un jour d'été, alors qu'ils jouaient près du puits de la maison de Lucie.

« Soudain, raconte Lucie, nous vîmes le même Ange près de nous.


– Que faites-vous ? nous dit-il. Priez, priez beaucoup ! Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez sans cesse au Très-Haut des prières et des sacrifices.


– Comment devons-nous nous sacrifier ? demandai-je.


– De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. De cette manière, vous attirerez la paix sur votre patrie. Je suis son Ange gardien, l'Ange du Portugal. Surtout, acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra. »


Comme précédemment, François avait vu l'Ange mais ne l'avait pas entendu l'Ange. Il demande àLucie et Jacinthe étaient de les lui répéter mais elles étaient trop marquées par les paroles de l'Ange pour le faire.


A partir de ce moment, les enfants ont commencé à offrir au Seigneur toutes leurs souffrances.



Troisième apparition de l'Ange

La troisième apparition de l'Ange eut lieu en automne 1916, au Cabeço.


« Dès que nous y arrivâmes, nous nous agenouillèrent, le visage contre terre, nous nous sommes mis à réciter la prière de l'Ange : " Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime ", etc.


« Je ne sais combien de fois nous avions répété cette prière lorsque nous vîmes briller au-dessus de nous une lumière inconnue. Nous nous sommes relevés pour voir ce qui se passait et nous avons revu l'Ange qui tenait dans sa main gauche un calice sur lequel était suspendue une Hostie de laquelle tombaient quelques gouttes de Sang dans le calice.


« Laissant le Calice et l'Hostie suspendus en l'air, il se prosterna près de nous jusqu'à terre et répéta trois fois cette prière :


« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément, et je vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs.


« Puis, se relevant, il prit de nouveau dans ses mains le Calice et l'Hostie. Il me donna la Sainte Hostie et partagea le Sang du calice entre François et Jacinthe en disant en même temps :


– Mangez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu.


« Il se prosterna de nouveau jusqu'à terre et répéta avec nous encore trois fois la même prière : " Très Sainte Trinité... ", etc., puis il disparut.


« Nous sommes restés prosterner comme lui, répétant toujours les mêmes paroles. Ce fut François qui se rendit compte que la nuit approchait. Ce fut lui qui nous en avertit et pensa à reconduire notre troupeau à la maison. »



François console Jésus-Caché
Jacinthe aide les pauvres

Les paroles de l'Ange demandant la consolation de Dieu qui est triste à cause de tant de péchés ont très impressionné les trois bergers.


Depuis ce moment, François devint le consolateur de Jésus at passait beaucoup de temps à tenir compagnie au Jésus-Caché du tabernacle.


Jacinthe voulait sauver beaucoup de pécheurs, elle priait et faisaient beaucoup de sacrifices pour la conversion des pécheurs.


Elle fut la première à voir les pauvres et à leur donner son repas. Bientôt, nous fûmes tous les trois à ne rien manger de presque toute la journée.






Les apparitions de Notre-Dame

13 Mai 1917

L'année suivante, le 13 May 1917, dimanche, après la messe, nos trois bergers emmènent leur troupeau au plateau de Iria (Cova da Iria). Soudain, ils virent comme un éclair. Craignant l'orage, ils décidèrent de rentrer. Puis il virent un autre éclair.

Lucie raconte : « Après avoir fait encore quelques pas, nous vîmes, sur un petit chêne-vert, une Dame, toute vêtue de blanc, plus brillante que le soleil, irradiant une lumière plus claire et plus intense qu'un verre de cristal rempli d'eau cristalline traversé par les rayons du soleil le plus ardent.

Première apparition de Notre-Dame

– N'ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal.

– D'où vient Votre Grâce ? lui demandai-je.

– Je suis du Ciel.

– Et que veut de moi Votre Grâce ?

– Je suis venue vous demander de venir ici pendant six mois de suite, le 13, à cette même heure. Ensuite, je vous dirai qui je suis et ce je veux. Après, je reviendrai encore ici une septième fois.

– Et moi aussi, est-ce que j'irai au Ciel ?

– Oui, tu iras.

– Et Jacinthe ?

– Aussi.

– Et François ?

– Aussi, mais il devra réciter beaucoup de chapelets.

– Est-ce que Maria das Neves est déjà au Ciel ?

– Oui, elle y est.

– Et Amélia ?

– Elle sera au Purgatoire jusqu'à la fin du monde.

Les yeux de Lucie se remplirent de larmes. Alors Notre-Dame demanda :

- Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu'Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ?

– Oui, nous le voulons.

– Vous aurez alors beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.

Puis Notre-Dame ajouta :

– Récitez le chapelet tous les jours afin d'obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre.


Lucie recommande à ses cousins de ne rien dire
La mère de Lucie ne la croit pas


Lucie recommanda à ses cousins de ne rien dire de cette apparition, mais Jacinthe, si enthousiaste, raconta tout à la maison. Finalement tout le village fut au courant mais presque personne ne crut. Les bergers en souffrirent beaucoup, même de la part de leur famille.

La mère de Lucie la menaça : « Ou tu dis la vérité en avouant que tu as menti ou je t'enferme dans un cachot »






13 Juin 1917

Le 13 Juin 1917, les enfants furent présents au rendez-vous avec quelques curieux. Après le chapelet, il virent un éclair puis Notre-Dame leur apparut sur le petit chêne.

Deuxième apparition de Notre-Dame

Lucie demanda:

– Que veut de moi Votre Grâce ?

– Je veux que vous veniez ici le 13 du mois prochain, que vous disiez le chapelet tous les jours et que vous appreniez à lire. Ensuite, je vous dirai ce que je veux.

Lucie demanda la guérison d'un malade.

– S'il se convertit, il sera guéri durant l'année.

– Je voudrais vous demander de nous emmener au Ciel.

– Oui, Jacinthe et François, je les emmènerai bientôt mais toi, Lucie, tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par Moi pour orner son trône.

- Je vais rester ici toute seule ? demandai-je avec peine.

- Non, ma fille. Tu souffres beaucoup ? Ne te décourage pas, je ne t'abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu'à Dieu.


« Ce fut au moment où Elle prononça ces dernières paroles qu'Elle ouvrit les mains et nous communiqua, pour la deuxième fois, le reflet de cette lumière immense. En Elle, nous nous vîmes comme submergés en Dieu. Jacinthe et François paraissaient être dans la partie de cette lumière qui s'élevait vers le Ciel, et moi dans celle qui se répandait sur la terre.

« Devant la paume de la main droite de Notre-Dame se trouvait un Cœur, entouré d'épines qui semblaient s'y enfoncer. Nous avons compris que c'était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l'humanité, qui demandait réparation.


Nous nous vîmes comme submergés en Dieu

Comme d'habitude François verra mais n'entendra pas Notre-Dame. Les autres témoins ne verront jamais et n'entendront jamais Notre-Dame. Ce 13 Juin, ils virent plus ou moins un nuage, un bruissement de l'arbre.

« Quand Notre-Dame s'éloigna de l'arbuste, rapporte Maria Carreira, il y eut comme le souffle d'une fusée d'artifice lorsqu'on l'entend monter au loin.

« Je remarquai un fait étonnant, rapporte un autre témoin. À la fin de l'apparition, lorsque Lucie annonça que Notre-Dame partait dans la direction de l'est, tous les rameaux de l'arbre se ramassèrent et s'infléchirent de ce côté, comme si Notre-Dame, en partant, avait laissé traîner sa robe sur la ramure. »

Les cinquante premiers pèlerins du 13 juin, rentrés chez eux pleins de joie et de ferveur, publièrent partout la bonne nouvelle : Oui, c'était vrai, Notre-Dame était apparue une deuxième fois à la Cova da Iria ! Malgré cela la mère de Lucie s'obstina à ne pas croire. Elle fut une des dernières à croire et Lucie souffrit docilement les persécutions de sa mère.





13 Juillet 1917

Troisième apparition de Notre-Dame

Le 13 Juillet une foule se presse à la Cova da Iria. Après le chapelet, Notre-Dame apparait.

- Que veut de moi Votre Grâce ?

– Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu'Elle seule pourra vous secourir. »

Lucie, pensant à sa mère qui ne voulait pas croire, aux gens qui se moquaient d'elle, à Monsieur le Curé qui prétendait que ce pourrait être une chose mauvaise, ajouta :

- Je voudrais vous demander de nous dire qui vous êtes, et de faire un miracle afin que tous croient que Votre Grâce nous apparaît.

– Continuez à venir ici tous les mois. En octobre, Je dirai qui Je suis, ce que Je veux, et Je ferai un miracle que tous verront pour croire.

Tout heureuse et sans perdre de temps, Lucie se mit à présenter à la Vierge Marie les requêtes qu'on lui avait confiées. Notre-Dame répondit qu'elle guérirait les uns, les autres non. Quant au fils estropié de Maria Carreira, elle ne le guérirait pas et il resterait pauvre. Mais il devrait réciter tous les jours le chapelet avec sa famille, et il pourrait gagner sa vie. Un de ceux qui avaient eu recours à Notre-Dame, un malade de Atouguia, avait supplié d'aller bientôt au Ciel.

- Qu'il ne soit pas trop pressé, répondit Notre-Dame. Je sais bien quand je dois venir le chercher.

Il s'agissait de Manuel da Silva Reis, que Notre-Dame ne vint en effet chercher que sept ans plus tard, le 18 février 1924.

On demandait aussi des conversions : une femme de Fatima et ses enfants ; une autre de Pedrogao, des buveurs à corriger de leur vice, d'autres guérisons... Tous devaient réciter le chapelet, telle était la condition générale pour obtenir dans l'année les grâces demandées.

Afin de ranimer la ferveur refroidie de Lucie, la Vierge Marie lui recommanda de nouveau la nécessité du sacrifice, et confia aux enfants des paroles dont il leur faudrait conserver le secret :

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice :

« Ô Jésus, c'est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »


La vision de l'enfer

Premier secret, la vision de l'enfer

« En disant ces dernières paroles, Elle ouvrit de nouveau les mains, comme les deux derniers mois. Le reflet (de la lumière) parut pénétrer la terre et nous vîmes comme un océan de feu. Plongés dans ce feu nous voyions les démons et les âmes (des damnés). Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes qui sortaient d'elles-mêmes, avec des nuages de fumée. Elles retombaient de tous côtés, comme les étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, au milieu des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. (C'est à la vue de ce spectacle que j'ai dû pousser ce cri : "Aïe ! " que l'on dit avoir entendu de moi.) Les démons se distinguaient (des âmes des damnés) par des formes horribles et répugnantes d'animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme de noirs charbons embrasés.

« Cette vision ne dura qu'un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel qui, à la première apparition, nous avait promis de nous emmener au Ciel. Sans quoi, je crois que nous serions morts d'épouvante et de peur.

« Effrayés, et comme pour demander secours, nous levâmes les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse :

– Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si l'on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d'âmes se sauveront et l'on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, en commencera une autre pire. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne qu'il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l'Église et le Saint-Père.


Deuxième secret, la Communion réparatrice et la consécration de la Russie

Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix. Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira et il sera donné au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi.


Cela ne le dites à personne. À François, oui, vous pouvez le dire. Quand vous récitez le chapelet, dites après chaque mystère :

« Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, sauvez-nous du feu de l'enfer, attirez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin. »


Troisième secret


Nos trois bergers refusent de boire pour faire un sacrifice
Une corde pour cilice




Nos trois bergers continuèrent d'obéir à Notre-Dame, en jeunant et refusant de boire même pendant les grosses chaleurs, pour réparer et pour la conversion des pécheurs.

De tout ils faisaient des sacrifices, ils se partagèrent une corde rêche en trois pour se la nouer durement autour de la taille, à même la peau.



13 Août 1917

Le sous-préfet emmène les enfants chez lui
Le chapelet avec les prisonniers



Le sous-préfet du village d'Ourem voulait en finir avec cette histoire. Le 13 Août il alla chercher chacun des enfants chez eux pour les ammener en voiture à la Cova da Iria. En fait, il emmena les enfants directement chez lui, puis en prison.

Les enfants ont impressionnés leurs co-détenus par leur piété. Jacinthe accrocha une médaille de Notre-Dame au mur et ils dirent tous ensemble le chapelet.


Le sous-préfet menace les enfants



Le sous-préfet essaya tout les moyens pour extirper leurs secrets par des cadeaux et des menaces. Il alla même jusqu'à les séparer et faire croire à chacun que l'autre bouillait dans une marmite. Mais les enfants tinrent bons, ils se consolaient en acceptant ces nouveaux sacrifices et en pensant au paradis.

Ils ne furent libérés que le 15 Août. Le 13, de nombreux pélerins étaient allés voir sans eux à la Cova da Iria, mais ils ne virent rien.

Pourtant Notre-Dame avait promis aux enfants.


4ªAparição de Nossa Senhora


Foi num Domingo 19 de Agosto num lugar chamado Valinhos.



“Andando com as ovelhas, na companhia de Francisco e seu irmão João, num lugar chamado Valinhos, e sentindo que alguma coisa de sobrenatural se aproximava e nos envolvia, suspeitando que Nossa Senhora nos viesse a aparecer e tendo pena que a Jacinta ficasse sem A ver, pedimos a seu irmão João que a fosse a chamar. Como ele não queria ir, ofereci‑lhe, para isso, dois vinténs e lá foi a correr.

Entretanto, vi, com o Francisco, o reflexo da luz a que cha­mávamos relâmpago; e chegada a Jacinta, um instante depois, vimos Nossa Senhora sobre uma carrasqueira.

– Que é que Vossemecê me quer?

– Quero que continueis a ir à Cova de Iria no dia 13, que continueis a rezar o terço todos os dias. No último mês, farei o milagre, para que todos acreditem.

– Que é que Vossemecê quer que se faça ao dinheiro que o povo deixa na Cova de Iria?

– Façam dois andores: um, leva‑o tu com a Jacinta e mais duas meninas vestidas de branco; o outro, que o leve o Fran­cisco com mais três meninos. O dinheiro dos andores é para a festa de Nossa Senhora do Rosário e o que sobrar é para a ajuda duma capela que hão‑de mandar fazer.

– Queria pedir‑Lhe a cura dalguns doentes.

– Sim; alguns curarei durante o ano.

E tomando um aspecto mais triste:

– Rezai, rezai muito e fazei sacrifícios por os pecadores, que vão muitas almas para o inferno por não haver quem se sacrifique e peça por elas.

E, como de costume, começou a elevar‑se em direcção ao nascente.”



5ªAparição de Nossa Senhora

No dia 13 de Setembro já uma multidão estava presente na Cova da Iria.



“Dia 13 de Setembro de 1917 – Ao aproximar‑se a hora, lá fui, com a Jacinta e o Francisco, entre numerosas pessoas que a custo nos deixavam andar. As estradas estavam apinhadas de gente. Todos nos queriam ver e falar. Ali não havia respeito humano. Numerosas pessoas, e até senhoras e cavalheiros, conseguindo romper por entre a multidão que à nossa volta se apinhava vinham prostrar‑se, de joelhos, diante de nós, pedindo que apresentássemos a Nossa Senhora as suas necessidades. Outros, não conseguindo chegar junto de nós, chamavam de longe:

– Pelo amor de Deus! peçam a Nossa Senhora que me cure meu filho, que é aleijadinho!

Outro:

– Que me cure o meu, que é cego!

Outro:

– O meu, que é surdo!

– Que me traga meu marido...

– ... meu filho, que anda na guerra!

– Que me converta um pecador!

– Que me dê saúde, que estou tuberculoso

Ali apareciam todas as misérias da pobre humanidade. E alguns gritavam até do cimo das árvores e paredes, para onde su­biam, com o fim de nos ver passar. Dizendo a uns que sim, dando a mão a outros para os ajudar a levantar do pó da terra, lá fomos andando.

Chegámos, por fim, à Cova de Iria, junto da carrasqueira e começamos a rezar o terço com o povo. Pouco depois, vimos o reflexo da luz e a seguir Nossa Senhora sobre a azinheira.

– Continuem a rezar o terço, para alcançarem o fim da guerra. Em Outubro virá também Nosso Senhor, Nossa Senhora das Dores e do Carmo, S. José com o Menino Jesus para aben­çoarem o Mundo. Deus está contente com os vossos sacrifícios, mas não quer que durmais com a corda; trazei‑a só durante o dia.

– Têm‑me pedido para Lhe pedir muitas coisas: a cura de alguns doentes, dum surdo‑mudo.

– Sim, alguns curarei; outros não. Em Outubro farei o mila­gre, para que todos acreditem.

E começando a elevar‑se, desa­pareceu como de costume.”



6ªAparição de Nossa Senhora

A 13 de Outubro chovia torrencialmente, mas Lúcia pediu ao povo para fechar os guarda chuvas para rezarem o Terço



“Dia 13 de Outubro de 1917 – Saímos de casa bastante cedo, contando com as demoras do caminho. O povo era em massa. A chuva, torrencial. Minha Mãe, temendo que fosse aquele o último dia da minha vida, com o coração retalhado pela incerteza do que iria acontecer, quis acompanhar‑me. Pelo caminho, as cenas do mês passado, mais numerosas e comovedoras. Nem a lamaceira dos caminhos impedia essa gente de se ajoelhar na atitude mais humilde e suplicante. Chegados à Cova de Iria, junto da carrasqueira, levada por um movimento interior, pedi ao povo que fechasse os guarda‑chuvas para re­zarmos o terço. Pouco depois, vimos o reflexo da luz e, em seguida, Nossa Senhora sobre a carrasqueira.

– Que é que Vossemecê me quer?

– Quero dizer‑te que façam aqui uma capela em Minha honra, que sou a Senhora do Rosário, que continuem sempre a rezar o terço todos os dias. A guerra vai acabar e os militares voltarão em breve para suas casas.

– Eu tinha muitas coisas para Lhe pedir: se curava uns doentes e se convertia uns pecadores, etc.

– Uns, sim; outros, não. É preciso que se emendem, que peçam perdão dos seus pecados.

E tomando um aspecto mais triste:

– Não ofendam mais a Deus Nosso Senhor que já está muito ofendido.

E abrindo as mãos, fê‑las reflectir no sol. E enquanto que se elevava, continuava o reflexo da Sua própria luz a projectar-se no sol”.



“A chuva parou de repente, a multidão olhou para o Céu e viu o Sol a girar sobre si mesmo e num bailado violento parecia que ia precipitar-se sobre a terra, lançando par todos os lados feixes de luz de muitas cores.

Desaparecida Nossa Senhora, na imensa distância do fir­mamento, vimos, ao lado do sol, S. José com o Menino e Nossa Senhora vestida de branco, com um manto azul. S. José com o Menino pareciam abençoar o Mundo com uns gestos que faziam com a mão em forma de cruz. Pouco depois, desvanecida esta aparição, vi Nosso Senhor e Nossa Senhora que me dava a ideia de ser Nossa Senhora das Dores. Nosso Senhor parecia abençoar o Mundo da mesma forma que S. José. Desvaneceu­‑se esta aparição e pareceu‑me ver ainda Nossa Senhora em forma semelhante a Nossa Senhora do Carmo”.



O Anjo e Nossa Senhora pediram aos Pastorinhos

orações e sacrifícios em acto de reparação pelos pecados com que Deus é ofendido e de súplica pela conversão dos pecadores.

Eles responderam com generosidade heróica a estes apelos.

Francisco procurava estar sozinho para pensar e consolar Nosso Senhor.



Francisco adoeceu. Vinham-no visitar tanto as crianças como os adultos. Diziam: ”Não sei o que tem o Francisco, a gente sente-se aqui bem”.

As visitas mais apreciadas eram as da irmã e da prima com as quais podia abrir o coração.

Já não podia ir à Igreja, mas mandava pela Lúcia saudades ao Jesus Escondido.



Na antevéspera da sua morte pediu à Lúcia para chamar o Senhor Padre, porque queria confessar-se e receber Jesus na Comunhão, pois não tinha ainda comungado a não ser das mãos do Anjo.



Em 4 de Abril de 1919 com 11 anos incompletos morreu a sorrir. No céu iria consolar muito a Jesus e Nossa Senhora como ele dizia.



Jacinta também adoeceu gravemente. Como não melhorava foi internada no Hospital de Vila Nova de Ourem, depois regressou a casa e em seguida foi para Lisboa para o Hospital de D. Estefânia. Aí encontrava-se sozinha e sofreu muito pelos pecadores.

Nossa Senhora voltou a aparecer-lhe e veio buscá-la para o Céu a 20 de Fevereiro de 1920.



A santidade dos dois, já conhecida nos últimos meses das suas vidas, espalhou-se rapidamente por todo o mundo depois das suas mortes.

O Processo para a Beatificação de Francisco e Jacinta foi iniciado oficialmente a 21 de Dezembro de 1949 e entregue em Roma em 1979.

Em 13 de Maio de 1989 o Papa João Paulo II reconheceu solenemente a heroicidade das suas virtudes, apresentando-os com modelos de santidade e poderosos intercessores para todos, em especial para as crianças.



Em 13 de Maio de 2000 o Papa João Paulo II presidiu no Santuário de Fátima à Beatificação de Francisco e Jacinta.

A partir desse dia são chamados Beatos e a sua Festa celebra-se a 20 de Fevereiro.



Cantemos alegres a uma só voz:

Francisco e Jacinta rogai por nós!


Jacinta e Francisco, Pastorinhos de Fátima, queremos aprender convosco o caminho que nos leva a uma vida de verdadeira união com Jesus.


Ensina-nos Jacinta, a amar os outros com todo o nosso coração, a reconhecer neles o Amor de Deus e a dar a vida para que nenhum se perca. Ensina-nos a desejar tão intensamente como tu a conversão dos pecadores, a começar por cada um de nós.


Ensina-nos Francisco, o teu amor, fiel e silencioso, por Jesus. Faz-nos desejar cada vez mais a Sua companhia na oração e na Eucaristia e identificar-nos com a dor do seu coração ferido pela ingratidão dos homens.


Pastorinhos de Fátima, pela vossa mão queremos entra cada vez mais no Coração de Maria, nosso refúgio, que nos há-de conduzir até Deus.