L'arrestation de Michel Fourniret : Différence entre versions

De Christ-Roi
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Fourniret prend la route, alors qu'elle se met à pleurer en priant à haute voix, en criant presque. « Monsieur, est-ce que vous croyez en Dieu ? ». Fourniret répond : « Mais pourquoi ? ». « Si vous croyiez en Dieu, vous ne feriez pas de moi ce que vous faites ». Il ne répond pas. La camionnette s'arrête sur un parking. Fourniret prend ses mains qui étaient déjà ligotées et les attachent avec ses pieds. Il la place à l'arrière et avec une autre corde, il l’attache par la ceinture à une barre de la camionnette. Elle crie, il commence à l'étrangler et lui dit : "si tu cries, je te tue", il avoue sa perversion sexuelle. Marie demande alors à son ravisseur s'il fait partie du groupe de Marc Dutroux. L'homme qu'on a appelé "l'ogre des Ardennes" répond: "Je suis pire que Marc Dutroux". Le véhicule repart.
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Fourniret prend la route, alors qu'elle se met à pleurer en priant à haute voix, en criant presque. « Monsieur, est-ce que vous croyez en Dieu ? ». Fourniret répond : « Mais pourquoi ? ». « Si vous croyiez en Dieu, vous ne feriez pas de moi ce que vous faites ». Il ne répond pas. La camionnette s'arrête sur un parking. Fourniret prend ses mains qui étaient déjà ligotées et les attachent avec ses pieds. Il la place à l'arrière et avec une autre corde, il l’attache par la ceinture à une barre de la camionnette. Elle crie, il commence à l'étrangler et lui dit : « si tu cries, je te tue », il avoue sa perversion sexuelle. Marie demande alors à son ravisseur s'il fait partie du groupe de Marc Dutroux. L'homme qu'on a appelé "l'ogre des Ardennes" répond: « Je suis pire que Marc Dutroux ». Le véhicule repart.
  
  
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Au commissariat, la police réagit rapidement et va directement au domicile de Fourniret qui n'est pas encore rentré. La police attend son retour. Mais Fourniret a déjà pris soin d'organiser un alibi: à Ciney, il a chargé une autre jeune fille d'origine indienne qu'il a sagement déposée devant chez elle. Et lorsque les policiers l'interrogent, il admet avoir pris en charge une « jeune d'origine étrangère » dont il donne l'adresse.
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Au commissariat, la police réagit rapidement et va directement au domicile de Fourniret qui n'est pas encore rentré. La police attend son retour. Mais Fourniret a déjà pris soin d'organiser un alibi: à Ciney, il a chargé une autre jeune fille d'origine indienne qu'il a sagement déposée devant chez elle. Et lorsque les policiers l'interrogent, il admet avoir pris en charge une "jeune d'origine étrangère" dont il donne l'adresse.
  
  

Version du 2 avril 2008 à 18:42

Introduction

Michel Fourniret est est un violeur et tueur en série français, ayant jusqu'à présent avoué neuf meurtres commis entre 1987 et 2001. Il a d'abord été incarcéré le 25 mars 1984 pour une dizaine d'agressions et viols sur mineurs en région parisienne. Il est libéré 3 ans plus tard en octobre 1987 pour être repris le 26 juin 2003, en Belgique, à Beauraing par l'intercession de la vierge Marie.


Histoire

Père de Marie-Ascension
Son enfant veut rester la plus anonyme possible

Le 26 juin 2003, à Ciney, non loin de Namur, en Belgique, Michel Fourniret enlève Marie-Ascension, 13 ans, d'origine burundaise. Il l'aborde dans la rue, feint de demander son son chemin, se présente comme un professeur de dessin, père de famille et s'indigne de la méfiance de Marie-Ascension: « Ce n'est pas bien de ne pas faire confiance aux gens ! ». Autour il n'y a personne, Fourniret la saisit par les épaules et l'enlève dans sa camionnette.


« Avant de monter, j'ai confié ma route à la vierge Marie. J'ai dit, "Marie, passe devant" pour qu'il ne m'arrive rien. J'ai commencé à prier dans mon coeur » témoigne la jeune fille.


Fourniret prend la route, alors qu'elle se met à pleurer en priant à haute voix, en criant presque. « Monsieur, est-ce que vous croyez en Dieu ? ». Fourniret répond : « Mais pourquoi ? ». « Si vous croyiez en Dieu, vous ne feriez pas de moi ce que vous faites ». Il ne répond pas. La camionnette s'arrête sur un parking. Fourniret prend ses mains qui étaient déjà ligotées et les attachent avec ses pieds. Il la place à l'arrière et avec une autre corde, il l’attache par la ceinture à une barre de la camionnette. Elle crie, il commence à l'étrangler et lui dit : « si tu cries, je te tue », il avoue sa perversion sexuelle. Marie demande alors à son ravisseur s'il fait partie du groupe de Marc Dutroux. L'homme qu'on a appelé "l'ogre des Ardennes" répond: « Je suis pire que Marc Dutroux ». Le véhicule repart.


A l'arrière, entravée, Marie prie à haute voix, de plus en plus fort, "à pleine gorge". Soudainement, les liens des jambes se détendent, elle se libère puis, avec les dents parvient à dégager ses mains. Plus tard Fourniret déclarera: « j'ai fait mon service militaire en Algérie dans les commandos français de l'Air, et les nœuds, je connais… ».


En regardant autour d’elle, elle voit un bouton qui l’intrigue. Elle pousse sur le bouton et là, la portière latérale s’ouvre.


A Beauraing, alors que le véhicule marque un stop à un carrefour, à une dizaine de kilomètres du lieu de l'enlèvement, Marie-Ascencion réussit à ouvrir la porte arrière et à s'échapper. Et curieusement, Fourniret ne voit rien, ne sent rien puisque aussitôt après, il s’engage sur la route principale et il part.


Marie-Ascencion commence à demander de l’aide. Une dame l'écoute, la croit et l'emmène au commissariat de Beauraing. Sur la route, l’enfant aperçoit de loin la camionnette qui revient. L'enfant identifie le conducteur et la dame relève le numéro de la plaque.


Au commissariat, la police réagit rapidement et va directement au domicile de Fourniret qui n'est pas encore rentré. La police attend son retour. Mais Fourniret a déjà pris soin d'organiser un alibi: à Ciney, il a chargé une autre jeune fille d'origine indienne qu'il a sagement déposée devant chez elle. Et lorsque les policiers l'interrogent, il admet avoir pris en charge une "jeune d'origine étrangère" dont il donne l'adresse.


Ce subterfuge ne tient pas longtemps. Car dans la camionnette, les policiers découvrent une carte postale abandonnée par Marie-Ascension, des liens, pareils à ceux décrits par la fillette et deux taches de sang…


Confondu par ces preuves, il s'attache à minimiser le rapt manqué. Il parle d'un énervement. Il prétend sans vergogne que s'il avait voulu réellement entraver Marie-Ascension, il aurait réussi: « car j'ai fait mon service militaire en Algérie dans les commandos français de l'Air, et les nœuds, je connais… ».


La police de Beauraing remet Fourniret aux autorités de Dinant. Son procès s'ouvre le 27 mars 2008 à Charleville-Mézières, dans les Ardennes françaises à 15 km de la frontière belge. Marie dit n'avoir pas besoin de psychologue pour gérer le souvenir de son enlèvement : "c'est là que se trouve la grâce, je n'en ai pas besoin".


L'avocat général Francis Nachbar a félicité et remercié la jeune fille à l'audience: "Vous avez sauvé votre vie et celle de beaucoup d'autres jeunes filles". L'accusé Fourniret reste immobile, yeux clos. Son fils lui avait demandé dans une lettre en 2005 le sort qu'il réservait à Marie. La réponse de l'accusé a été lue à l'audience, dans un silence pétrifié: « Il est évident que je lui aurais arraché les yeux et les membres vivante avec une infinie jouissance. Marie incarne une pureté sobre, je m'en empare (...) ».




Références