Fraternité

De Christ-Roi
Aller à : navigation, rechercher

Le mot fraternité a été volé par l'idéologie révolutionnaire qui lui a donné un sens républicain qui n'est plus chrétien, mais relevant d'un vague humanisme, mal défini, un humanisme fondé sur l'homme d'où Dieu a été chassé.

Or, « Il n'y a plus ni Juif ni Grec ; plus d'esclave ni de libre ; plus d'homme ni de femme ; car vous n'êtes tous qu'une seule chose dans le Christ Jésus » (Galates III, 28), la fraternité se trouve en Christ, pas ailleurs.


Au Moyen Âge

Au Moyen-Âge, la fraternité fut le sentiment qui présida à la formation des communautés des marchands et d'artisans constituées sous le règne de Saint Louis. Dans ce Moyen Âge qu'animait le souffle du christianisme; moeurs, coutumes, institutions, tout s'était coloré de la même teinte. Le style même des statuts se ressentait de l'influence dominante de l'esprit chrétien.

  • La compassion pour le pauvre
  • La sollicitude pour les déshérités de ce monde se font jour à travers les règlements de l'antique jurande.
  • Si l'on reconnaît dans les corporations l'empreinte du christianisme, ce n'est pas seulement parce qu'on les voit dans les cérémonies publiques promenant solennellement leurs religieuses bannières; ces pieuses cérémonies exprimaient les sentiments que fait naître l'unité des croyances. Une passion qui n'est PAS aujourd'hui dans les moeurs ni dans les choses publiques rapprochait alors les conditions et les hommes : LA CHARITE."

(Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 5-6.)

"Protéger les faibles avait été une des préoccupations du législateur chrétien" (Louis Blanc)

Les métiers formaient autant de groupes pressés dans la même rue ou sur les bords du fleuve, et ne reconnaissaient d'autre rivalité que celle d'une fraternelle concurrence.

  • "Protéger les faibles avait été une des préoccupations du législateur chrétien. Loin de se fuir, les artisans d'une même industrie se rapprochaient l'un l'autre pour se donner des encouragements réciproques et se rendre de mutuels services. Les métiers formaient autant de groupes pressés dans la même rue ou sur les bords du fleuve, et ne reconnaissaient d'autre rivalité que celle d'une fraternelle concurrence."

"Qui écrivit ces lignes, où respire le génie du christianisme dans ses rapports avec l'industrie? Ce n'est ni M. de Chateaubriand, ni M. De Maistre, c'est Louis Blanc!" (Louis Blanc cité par Martin-Doisy in Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 7-8.)

AUJOURD'HUI

La "fraternité" républicaine viole la loi fondamentale de la "charité libre et spontanée", tue la vraie fraternité chrétienne, partage le monde en deux catégories hostiles et crée donc de la ségrégation

"Né d'un crime social, le hideux colosse (de la "Réforme") n'a cessé de grandir et de menacer l'existence des sociétés coupables. Afin de n'être pas immédiatement broyé sous ses dents de fer, il a fallu établir dans tous les pays de "Réforme" la taxe des pauvres. Inutile remède! Pour les nations comme pour les individus engagés dans la voie de l'erreur, chaque pas en avant est une chute. Rendre l'aumône civilement obligatoire, c'est violer une des deux lois fondamentales des sociétés chrétiennes, la charité libre et spontanée; c'est tuer la fraternité en éteignant la tendre compassion au coeur du riche et la reconnaissance au coeur du pauvre; c'est partager le monde en deux catégories hostiles: celle des créanciers et celle des débiteurs; c'est constituer la guerre sociale en principe: la lutte n'est plus qu'une question de temps; c'est, pour tout dire en un mot, ramener le monde au paganisme en passant par l'anarchie. Tous les pays protestants en sont la preuve.

(Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 9.)