Fou

De Christ-Roi
Aller à : navigation, rechercher

"Le fou ne sait plus faire le discernement des choses. Il appelle vrai ce qui est faux et faux ce qui est vrai, bon ce qui est mauvais et mauvais ce qui est bon, nécessaire ce qui est inutile et inutile ce qui est nécessaire. Esclave d'une idée fixe, en elle il place son bonheur, pour elle il oublie tout ; nuit et jour il chasse à des rêves, à des fantômes, à des riens ; il s'épuise à les poursuivre et à les embrasser. En vain voudriez-vous l'éclairer, il ne comprend pas ; des hochets sont pour lui des trésors. Le menace-t-on de les lui ôter? il entre en fureur, il crie, il frappe, il brise, il pleure. Voilà le fou. (Vig., c. XII, p. 413.)

"Et voilà, trait pour trait, l'homme ou le peuple, possédé par l'Esprit de sagesse satanique. Mauvais appréciateur de lui-même, de ses destinées, de ses devoirs et de ses intérêts, il met en bas ce qui doit être en haut, en haut ce qui doit être en bas, le principal à la place de l'accessoire, l'accessoire à la place du principal, le fugitif à la place de l'immuable, le naturel à la place du surnaturel, le fini à la place de l'infini, le corps avant l'âme. Nul argument humain n'est capable de le détromper, il est fou et il veut l'être : Noluit intelligere ut bene ageret" (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 499-500).