Irénée

De Christ-Roi
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Saint Irénée (v. 130-208), en grec, «le pacifique», évêque de Lyon (177), Père de l'Église et théologien catholique anti-gnostique.

Lettre aux Églises d'Asie et de Phrygie, par les survivants de la persécution de Lyon (177)

Irénée est probablement l'auteur de ce document que nous connaissons par Eusèbe de Césarée qui le recopia in extenso dans son Histoire ecclésiastique.

"Texte fondateur de l'Eglise de France" (Anne Bernet)

Ce document est parfois regardée comme le plus beau texte de la Primitive Église. Il est surtout le "document fondateur de l'Église de France" (Anne Bernet, Les chrétiens dans l'empire romain, des persécutions à la conversion Ier – IVe s., Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 161, note 1).

Irénée contribua à la connaissance du gnosticisme (ce terme vient du grec gnosis, «connaissance révélée»), dont il reste peu de documents. Il défendit la vraie tradition de l'Église, transmise par les apôtres et fondée sur la «règle de vérité» qui est la foi en Dieu et en son Fils Jésus-Christ.

Adversus haereses, Contre les hérésies (v. 180)

décrit avec précision les doctrines gnostiques auxquelles s'oppose saint Irénée.

la Tradition apostolique

Père de la "Tradition catholique": Irénée défend la vraie Tradition (traditio ab apostolis) de l'Église, transmise par les apôtres et fondée sur la «règle de vérité» qui est la foi en Dieu et en son Fils Jésus-Christ.

Irénée réfuta les gnostiques en s'appuyant sur les Écritures et dégagea des critères d'interprétation pour une lecture ecclésiale de la Bible. L'Église était pour lui la gardienne de la vérité et de la foi des apôtres reçue dans l'Écriture.

Lorsque qu'il écrit sa Réfutation des systèmes gnostiques en 180, presque toutes les écoles gnostiques s'étaient déjà manifestées et développées. Antioche, Alexandrie et Rome sont les grands centres du mouvement. Irénée élabora alors toute une théologie de l'institution ecclésiale: il "définit la Tradition des Apôtres.

  • Saint Jean enseigne St Polycarpe qui enseigne St Irénée;

St Irénée est le premier à parler de la Tradition (Traité contre les Hérésies). Dès les années 130-160 de notre ère, face aux hérétiques qui voulaient l'Ecriture seule, il insiste sur l'Ecriture ET la Tradition: l'Eglise est une Tradition, la gardienne de la vérité et de la foi des apôtres reçue dans l'Écriture. Les sources d'Irénée de Lyon sont donc avant tout les Écritures ET la tradition catéchétique.

Cela reste vrai aujourd'hui: les sources de la vérité sont la Sainte Bible (les Ecritures) et la Tradition ou Magistère de la Sainte Eglise Catholique Apostolique et romaine.

"Au IIe s., à Lyon, saint Irénée dit encore la messe en grec, longtemps resté la langue liturgique" (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Paris 1996, p. 73).

Irénée devint évêque de Lyon après le martyre de Pothin et de Blandine. La tradition du martyre d'Irénée s'appuie sur des témoignages de saint Jérôme au Ve siècle et de saint Grégoire de Tours au VIe siècle.

Né en Asie Mineure. Là, encore enfant, Irénée entendit la prédication de saint Polycarpe, disciple de saint Jean l'Évangéliste.

Les gnostiques qui se disaient avoir la même autorité pour transmettre que les Apôtres pour enseigner furent contredits par Irénée, qui fonda la théologie de l'institution ecclésiale, c'est-à-dire que la transmission de l'enseignement des Apôtres n'est pas laissée à l'initiative des docteurs privés (laïcs), mais repose sur le roc de l'Eglise fondée par Jésus-Christ. Les Apôtres eux-mêmes ont ensuite constitué les organes par lesquels ils ont voulu que leur enseignement soit transmis. Seuls ces organes institués par les Apôtres ont donc l'autorité des Apôtres. Ce sont eux seuls qui sont critères des doctrines et qui garantissent leur conformité avec la révélation. De ceci Irénée voit une confirmation dans l'unité de l'enseignement des évêques. Autant les écoles gnostiques sont divisées et se contredisent, autant l'enseignement des évêques est un sur toute la surface de la terre" (Source: Jean Daniélou, L'Église des premiers temps, des origines à la fin du IIIe s., Points Histoire, Tours 1999, p. 121)