Saint Jean de Matha

De Christ-Roi
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"Jean de Matha naquit à Faucon, bourgade de Provence, en 1160, le jour de la Saint-Jean-Baptiste.

[..] Après avoir fait des études à Marseille, à Aix et à Paris, il fut ordonné prêtre par l'évêque Maurice de Sully. Comme il (Saint Jean de Matha) offrait pour la première fois le saint sacrifice, il fut ravi en extase et vit un ange brillant de lumière, qui lui montrait des captifs gémissant dans les fers. Il comprit que Dieu l'appelait au rachat des chrétiens réduits en esclavage par les mahométans. Son projet d'un nouvel institut qu'il nomma l' Ordre de la très sainte Trinité pour la Rédemption des Captifs fut accueillit avec bonté et bénit par le Pape Innocent III (1197).

"[...] L'oeuvre prospéra rapidement en Italie, en France, en Espagne, où elle inspira plus tard à Saint Pierre Nolasque l'idée de fonder sur le même plan l'ordre de Notre-Dame de la Merci.

Jean de Matha fit lui-même deux voyages à Tunis, d'où il ramena plusieurs centaines de captifs, après avoir couru de grands dangers et essuyé de la part des infidèles de cruels traitements.

Au deuxième voyage, lorsque les mahométans virent le saint s'embarquer avec les cent vingt esclaves qu'il avait rachetés, ils se précipitèrent sur le vaisseau, enlevèrent le gouvernail, coupèrent les mâts, déchirèrent la voile, brisèrent les rames. Mais Jean plein de confiance en Dieu, exhorte les matelots et les passagers à manoeuvrer avec des tronçons de rames et des débris de planches; quant à lui, il quitte son manteau, l'étenden forme de voile, et, à genoux sur le tillac, le crucifix à la main, il invoque ardemment la sainte Vierge, l' étoile de la mer. Le vaisseau, après une heureuse traversée, aborda au port d'Ostie, aux acclamations d'une foule saisie d'admiration et de joie.

Précédemment, Jean de Matha avait été chargé par le Saint-Siège d'une mission d'un autre genre, mais non moins importante: il avait été envoyé comme légat a latere pour réorganiser les Eglises de Dalmatie et de Serbie. Il rétablit la discipline dans le clergé, réforma les moeurs de la nation, combattit l'esclavage, et mérita le titre glorieux d' apôtre de la Dalmatie.

[...] Ce grand saint mourut à Rome, le 17 décembre 1213. Innocent XI a fixé sa fête au 8 février.

(Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 83-84.)