Tacite

De Christ-Roi
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Tacite (v. 55- v. 120 ap. J.-C.), historien latin.

Il rejoignit l'administration romaine sous Vespasien, fut consul en 97 puis proconsul en Asie (110-113). Il acquit une grande réputation d'orateur avant de se consacrer à l'histoire (v. 98).

Il a écrit:

  • la Vie d'Agricola (98), éloge de son beau-père (général de Domitien et prêteur),
  • De la Germanie, traité sur les Germains (98)
  • Dialogues des orateurs, dont le sujet porte sur le déclin de l'éloquence; met en scène plusieurs personnages de l’époque de Vespasien, (écrit vers 105).
  • Histoires (publiées vers 108-109), ouvrage de douze ou quatorze livres racontant l'histoire romaine, de la mort de Néron à celle de Domitien (69-96). Il ne reste aujourd'hui que les quatre premiers livres et le début du cinquième.
  • Annales, composées de seize ou dix-huit livres (v. 115-117) constituent un récit de l'histoire de la Rome julio-claudienne de la mort d'Auguste à celle de Néron. Il ne nous est parvenu que les livres I à IV, un fragment des V et VI (règne de Tibère), XI à XVI (qui s’interrompt au chapitre XXXV, à la mort de Thrasea): cette dernière partie couvre la période de 47 (règne de Claude) à 66.

Son style: l'épopée de la décadence. Entre l’indignation de Juvénal et la dérision sèche de Suétone (ces deux écrivains le suivent de peu dans le temps), il choisit une voie médiane qui est celle de la noblesse tragique. La grandeur s’y joint toujours à l’ironie ou à l’amertume.

Au XVIe et XVIIe siècles le "tacitisme" servira la "raison d’État" et la construction de l'Etat "moderne"..., un Etat, dont les proportions devenant monstrueuses, écartera progressivement toute saine collaboration avec l'Eglise pour ne plus rechercher qu'en lui-même la source de sa légitimité (laïcisme).