Courant réformateur

De Christ-Roi
Aller à : navigation, rechercher

Mgr Freppel explique qu'il y eut une saine volonté de réformer certains aspects de l'Ancien Régime, notamment quant à l'égalité des Français devant la loi: "Je ne conteste nullement le principe de l'égalité des citoyens devant la loi; et j'admets volontiers que c'était un des points principaux sur lesquels devaient porter les réformes de 1789; mais de là au nivellement absolu, i ly avait une distance que l'esprit révolutionnaire était seul capable de franchir. La véritable égalité civile demande qu'une loi soit également applicable à tous ceux qu'elle régit, sans distinction de personnes; mais cela ne veut pas dire qu'il ne puisse et qu'il ne doive y avoir des codes de lois spéciales pour les militaires, pour les ecclésiastiques, et pour d'autres catégories de citoyens, en raison de leur caractère et de leurs fonctions" (Mgr Freppel, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, Paris: A. Roger et F. Chernoviz, 1889, p. 54 [1]

Contrairement à ce qui se dit par-ci par -là, les ordres privilégiés, les nobles n'ont pas fait de difficulté au mouvement réformateur (voir par exemple un Joseph de Maistre initialement favorable à la réforme) & ce qu'en dit Mgr Freppel:

"bien auparavant (la Révolution) et en dehors de toute pression des évènements ultérieurs, les ordres jusqu'alors privilégiés avaient spontanément et solennellement renoncé à toute exemption en fait d'impôts et de contribution aux charges publiques (Source: Assemblée des notables, déclaration du roi au mois d'avril 1787. - Résumé des cahiers, par Prudhomme, t. Ier, clergé, p. 197 et suiv.; t. II, noblesse, p. 182 et suiv., cité in (Mgr Freppel, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, Paris: A. Roger et F. Chernoviz, 1889, p. 10) [2]